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29 juillet 2019 1 29 /07 /juillet /2019 06:29

 

 

 

 

J’attends


La tournure


Des événements

 

Y’a de quoi


Être interloqué


Pour l’instant


Pour l’instant j’attends

 

J’attends


Je regarde


Et ne comprends

 

Ça crie


Partout ça crie


Les enfants


Les grands sur les enfants  

 

© David Chomier

 

 

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 






 

 

 

 

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 07:01
Photo par rozenfelds

 

J’accueille avec beaucoup de joie la deuxième jeune proposée par Nicole Portay responsable nationale du concours de poésie jeunesse de la Société des Poètes Français.


 


La neige me recouvre et son manteau me glace
Je ressens dans mes os sa froide mordaison
Je m’engourdis toujours, plus les minutes passent,
Et la noire blancheur me fait une prison

 

Le petit animal qui gratte doucement
Trouvera porte close, il se consolera
La terre est toute à lui ; les choses dont le temps
M’a privée aujourd’hui, lui les retrouvera

 

Seconde, année ou mois, le temps n’en finit plus
Mon corps inerte et pâle est dur comme du bois
Le ciel déverse encor toute l’eau qu’il a bue
En milliers de cristaux qui volent dans l’air froid

 

Moi je m’endors ici, et pour l’éternité
Je rêve doucement, pour autant que Dieu veuille,
Car mon cœur est transi en ces mois de gelée,
Et je ressens la neige au fond de mon cercueil.

 

©Eléonore Le Hardy
Etudiante – 1er prix section Terminales, Etudiants et Non scolaires
         
 
 
 

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27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 06:16

 

J’accueille aujourd’hui et demain, deux jeunes avec beaucoup de joie. La poésie n’est pas une question d’âge, mais de cœur et un esprit prêt à tous les voyages ! Bienvenue à Lauralie et Eléonore, dont les poèmes m’ont été proposés par Nicole Portay, responsable nationale du concours de poésie jeunesse de la Société des Poètes Français.

 


Je rêve d’une vieille capitale
D’une perle d’Estrie au Mont Royal
Je noie mes songes dans un boulevard mouvant
Je m’attarde aux rives du Saint-Laurent

 

Je rêve du berceau de l’Amérique française
Qui offre une hivernale parenthèse
Là où le fleuve se rétrécit
Le songe d’une Nouvelle France me ravit

 

Je rêve des déserts blancs de l’Hiver
Un joyau sauvage aux aurores de lumière
Où Harfangs des neiges et fous de Bassan
Nous emmènent au nord du Mont Tremblant

 

Je rêve des forêts boréales
D’une baleine, d’un caribou, d’un orignal
D’un théâtre marin, d’un ballet souverain
Qui fait danser le pays de Champlain

 

Je rêve d’immuables archipels
Au nord du cinquante cinquième parallèle
D’une odyssée dans la baie Eternité
Où chaque regard est sérénité

 

Je rêve d’une lointaine langue de Molière
D’un fier combat au mât de la Ville-Lumière
Je rêve d’un Verlaine algonquien
Des mots surréels d’un Littré amérindien

 

©Lauralie ALFONSI
5ème – 1er prix Section 5ème à la 3ème          

 

 

 

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26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 06:13


 


-    Dis-moi, mon cher pigeon voyageur,
lorsque tu n’es plus sur la touche
et t’en vas coucher par écrit,
loin du nid douillet où le feu couve sous la cendre,
le récit un peu flou de ta nouvelle excursion
au fond d’un sommeil aussi profond
que réparateur,
combien de cordes as-tu encore à ton arc
et de flèches dans ton carquois ?

-    Oiseau je suis de par mes plumes.
Au moins deux que je manipule à ma guise :
la première, bien taillée, ouverte aux traits d’esprit,
y compris les plus excessifs ;
l’autre, en parfaite apesanteur, édulcorante à souhait,
quelle que soit la question évoquée.
C’est ainsi qu’entre poids plume et poil à gratter,
avoir de la patte ou marquer vos mémoires de ma griffe,
il m’est fréquemment arrivé d’hésiter
avant d’emprunter la seule voix de l’air
qui ne serait pas complètement dénuée d’intérêt.  
 

©Michel Duprez
 
 
 
 
 

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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 06:51
Albert BIERSTADT - Dans les montagnes de la Sierra Nevada

 

 


Le ciel s'aquarelle, le vent s'émerise, sa claque devient râpe, sa traque devient rage.

 

Les bêtes se claquemurent, les hommes s'entre murent dans les mailles d'un long sommeil de bois : ailes rognées, rabotées, limées. Mais la vie est toujours là : elle tremblote, clignote, s'enroue et s'enroule dans une spirale de feu qui couve.

 

Néanmoins, vaille que vaille, elle va, la vie, à petits pas de somnambule, dessinant des bulles dans l'espace-espoir, griffonnant des mots d'étincelles bleues, esquissant une fleur d'aurore saisissante et des être humains pleurant sous la lune, une planète malade appelant au secours.


Tableaux émouvants d'un monde en péril, d'un monde à réinventer, à réenchanter...  

 

©Michèle Freud

 





 

 

 

 

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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 07:16

 

 

 

Le bûcheron marque la première entaille

un frisson parcourt le corps crevassé mais altier

doucement je t’étreins

caresse tes cicatrices veinées de lierre

mes lèvres s’attardent sur ton écorce

tu veux vivre encore

dialoguer avec l’oiseau et la source

te taire avec la nuit et la pluie

mais déjà autour de toi se dresse la potence

tout ce que vent et feu t’ont conté

tu le sais dans ta chair

agressive la scie approche

dans le soleil levant

je t’ai vu pleurer des larmes d’or

je t’aimais.  
 


 

©Nicole Hardouin.
 

 


 
 


 

 

 

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 06:57
Photo Jean Dornac

 

 

 

L’hiver est là

L’hiver est froid

L’hiver est entré dans l’église

Tout semble pétrifié.

 

Soudain, flûte, luth et rebec

Se font entendre

Nous transportant

Dans le « roman de la rose »

Un voile translucide s’est posé

Sur le présent

Le couvrant d’une poussière de rêves.

 

La Dame au hennin

Va sans doute bientôt arriver 

Au bras du Damoiseau,

Un petit morceau du passé

Envahit l’espace.

 

Fini le froid et l’hiver,

Les notes s’égrènent, s’envolent,

Un rai de lumière irisée passe

A travers les vitraux

Déposant des perles colorées çà et là.

Les vibrations cristallines de la musique

Entourent nos rêves éphémères, si doux.  

 

©Eliane Hurtado

 

 

 

 

 

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22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 06:50

 

 

Partir vers l’ailleurs pour rencontrer un monde maintes fois fouillé par nos rêves
 
Cheminer pour, sans cesse, s’émerveiller dans le regard de nos rencontres
 
Marcher dans le vent sur la dune où le silence est une grande et belle expérience intérieure ; un instant fabuleux lorsque sa propre existence apparaît reliée aux arabesques du rivage, et, dans l’épaisseur de la lumière, écouter fleurir l’immortelle des sables
 
Le véritable défi d’une odyssée, c’est de faire perdurer la curiosité au-delà du retour
 
Que vogue votre ramure au vent de l’aventure, endettée de la générosité des autres.
 
                                               Bel été aux chatoyantes couleurs, une plume ailée en bandoulière

 

©Roland Souchon

 

 

 

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21 juillet 2019 7 21 /07 /juillet /2019 06:53
Arthur Rimbaud (1854-1891) par Ernest Pignon-Ernest.

 

 

 

 

De Picasso à Cocteau,

Nombreux sont ceux

Qui dessinèrent et s’inspirèrent

De l’énigme poétique de Rimbaud.

Fernand Léger, s’aventura inconscient

Dans les méandres « des illuminations »,

Valentine Hugo, maria son décor de rêve

Aux sillages des semelles de vent.

Ernest Pignon Ernest, par la magie du crayon

Le fit devenir résolument moderne

Et lui rendit ses lettres de noblesse

Par l’instinct de la liberté.

La sculpture de Moirignat,

Sublime de légèreté, éblouissante d’élévation,

Transpose l’alchimique fusion du sang.

Le poète n’est plus qu’un funambule

Entre terre et ciel

Pierre angulaire des signes de l’amour.

Ladislas Kijno saisit la main de Rimbaud

Pour danser avec lui dans une folle

Arabesque d’encre et d’éternité

Rejoignant les voleurs de feu.

Avec lui Sonia Delaunay  

Retrouva la musique de son Orphée.

Zao Wou Ki en transcenda l’éblouissement

Sur l’espace aux vides transparences.

Jacques Moretti esquissa passionnément

L’étrange errance des nuages,

Il partit vers l’infini d’une fresque

A jamais inachevée.

Germaine Richier, gravera dans le cuivre

Le parcours du juif errant,

L’ivresse du désert, la puissance des tempêtes

En d’étranges arcs en ciel.

Jeanne Esmein, imagina sa bohême

Sur les cris des corbeaux

Dans les espérances de l’aube.

Luc Simon, échafaudera « la parade sauvage, »

Le voyage des dernières caravanes.

Ipousteguy offrit au poète les ailes

Dont il avait rêvé toute sa vie,

Pour fuir l’humaine comédie

« Les semelles devant » (1)

Se résumant à une seule empreinte

Gravée sur un granit d’Ardenne.
 

©Michel Bénard.
 (1) Titre de la sculpture d’Ipousteguy

 
 
 

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 06:28

 

 

Liminaire Claude Luezior

   Éditions France Libris 2019

 

Quatre mains sur le clavier de l’amitié et accords : naissent des mouvements. Allegro, andante, scherzo se conjuguent, s’entrecroisent en parfaite harmonie. Ils s’encerclent, chassent les échos des cicatrices hivernales, cheminent dans les litanies du crépusculeet les oraisons solaires, ils sont possédés par le feu ses tenailles, ses images, ses espoirs : songe à tous ceux qui t’aiment.

De leur alliance naît la beauté, beauté de l’instant qui,  très tôt, va te happer : lumière enfouie dans les strates du cœur, pliures où se calent l’encrier et la palette.

Les deux auteurs offrent, avec Convergence, un concert où les notes sont des buissons de mots, traits, couleurs. Écrire pour sentir fleurir l’air… / pour tenir son feu en vie.

Tournent les fuseaux, danse l’humour : j’ai toujours été fasciné par les miroirs / surtout celui du fleuve, un peu comme Ulysse. Se dentelle le silence qui est espoir du soir au fil du désir, pulse l’originalité lorsque un bon artiste inspiré / passe ses idées au chalumeau. Parfois un pleur d’étoile ponce le marbre de la nuit, la nostalgie s’enroule dans un galop de pluie et le vent ne chante plus que notre émoi.

Voyage intersidéral, intersidérant pour chasser nuages, orages, ombres, pour se désaltérer dans la luminosité des dessins et la richesse  des mots.

Les phrases, comme des oiseaux multicolores, chantent, s’égosillent, les heures s’affolent, vacillent laissant aux épines du temps…./ des baies de jais et de rubis.

À l’endroit, à l’envers, les mots vont, viennent, cœur et pensées sont à nus.

Les pages se tournent à s’en rendre fou, à s’en rendre sage, houles contre vagues, flux et reflux mêlés sur la grève du papier. Mots réverbères pour éclairer les souvenirs, mots calices pour offertoire débordant de vie où les algues font la prière, mots au goût de sel, nostalgie, mots de pluie pour trouver l’eau dans les déserts du cœur, communion du silence dans les mains du mystère. Mots de vie : quatre enfants pars seconde / et dire que parfois on se sent seul, mots du rire : Ah, je vous le dis : ça me maroufle  / les pantoufles. S’entrecroisent les premiers pleurs de l’enfance et la main de grand-père qui est une plage de chair, le souvenir des disparus, quand je ferme les yeux …/ j’entends ta voix.

Textes et dessins se répondent, lucioles au visage d’encre, la flamme est prêt à bondir dans l’éventail d’écorces bleues car les oiseaux chantent en bleu / ils ont gardé leurs ombres marines. Ce recueil est un glissement, un espoir, un apaisement, dans une bourrasque d’ambre, une arche aérienne pour tous les hommes / en quête de transcendance.

Sans être ni eau ni nuit, dans des flambées de sarments / serments, le lecteur s’insinue dans la fissure de l’entre-ciel pour retenir les arabesques du souffle des deux auteurs.

Avec eux plus besoin d’acheter compléments alimentaires, vitamines, finis les cachets et ampoules dynamisantes, Convergence est un nouveau médicament, à faire breveter, rude concurrence pour la pharmacopée.

Ce recueil, à lui seul, est vivifiant, revigorant, à  consommer sans modération, aucun effet secondaire, hors le bonheur de la lecture, l’écoute du regard.

Convergence se referme pour s’ouvrir sur une arche luminescente où la sève, issue d’invisibles racines, ruisselle et dessine le visage de la beauté. Alors  dans une explosion d’étincelles s’installe le rêve : Jeanne Champel Grenier et Louis Delorme nous en donnent les clés.                         

Nicole Hardouin                                    

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