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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 07:25

 

 

 

 

De la Bretagne

Noire et blanche

Elle a les couleurs

L’indépendant caractère

Hermine s’appelle

Racée mais point née

Sans pour autant

Être de gouttière

Chatte à part entière

Mine de rien

Un peu matou vu

Frôleuse altière

Elle entend tenace

Tenir toute sa place

Délicate jusqu’en sa litière

Pas toujours obéissante

Pour qu’elle comprenne

Je me demande parfois

Si je ne dois pas lui parler

En chuintant…

Comme chat 

 

©Gérard GAUTIER

 Saint-Brieuc 27 avril 2004

 

 

 

 

 

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17 août 2019 6 17 /08 /août /2019 07:06
© Radio France - MC Fournier

 

 

 

 

Quand chaque matin, j'ouvre les volets,


c'est toi qui me donnes les premières joies de la journée.


Tu te dresses devant moi dans ton habit de lumière


et tes branches semblent cueillir l'azur.


Je te regarde et ta force pénètre dans mon cœur.


Je te regarde et la terre se met alors à chanter.



 

Arbre mon ami,



 

Ressens-tu dans ta sève le sort tragique


de tous tes frères disparus en fumée par la folie des hommes ?


Hier encore, ils versaient quiétude et sérénité


sur les esprits angoissés,


ils offraient leur beauté, leur fraîcheur et leur mystère.


Aujourd'hui, ils ne sont plus que squelettes calcinés,


poignantes créatures d'un vaste cimetière.


Autour d'eux règne le silence,


non pas le silence qui apporte la paix


mais le silence glacé de la mort.


Où sont les tortues, les écureuils, les lézards, les insectes ?


Où sont les cistes, les fougères, les mousses, les bruyères ?


Où sont les parfums de résine et d'humus ?


Sur ce paysage de fin du monde,


la tristesse n'en finit pas de tomber.


Et pourtant, de toutes mes forces, je veux croire,


que sur ce tapis de cendres, des arbres renaîtront,


de beaux arbres de vie avec un tronc solide comme l'amitié, 


avec des branches qui se ramifient


comme des mains qui se cherchent.


A cette pensée, mon cœur se gonfle comme une voile


toute tissée d'espérance...  

 

©Michèle Freud

 





 

 

 

 

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16 août 2019 5 16 /08 /août /2019 06:27

 


 
A la plus haute branche du chêne
une ombre m’a pendue par le pied gauche
qui me dira son nom
qui m’expliquera ce que chevelure et branchages
chuchotent en regardant sourdre la source
jusqu’où mon regard descendra-t-il
pour rencontrer la fracture
d’où s’enracine l’échelle de Jacob
qui me donnera le bâton pour connaître si ce n’est l’arbre
auquel je suis liée
qui me fournira la lampe
si ce n’est l’eau où je me reflète
qui me donnera la Parole
si ce n’est le silence
dont je me nourris ? 
 
©Nicole Hardouin.
 
 
 

 
 

 
 
 
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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 06:47
Tableau peint par Eliane Hurtado ©
 
 
 
Du cœur de la terre sort un magma brûlant,
Poussière de rêves aux couleurs irisées
Errance illusoire, insondable passé
Aux nuages violets caressés par le vent.
 
Automne lumineux pailleté d’orangé
Le ciel bleu s’est posé sur le miroitement
D’une parcelle d’eau caressée par le vent
Silence pénétrant d’un regard animé.  
 
©Eliane Hurtado
 
 
 
 
 
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14 août 2019 3 14 /08 /août /2019 07:20
Tableau de Roland Souchon©

 

Jamais bonheur plus intense n’éclot si près lorsque se dévoile le corsage d’une rose sauvage.

            

              

 

Lorsque naît la fraîche aurore frémissante, le paon du jour fait escale à la source des parfums

Plus loin, la révérence d’une digitale suscite l’ondoiement de l’âme

Haussé par le vent, l’astre blanc, proue de lumière, réveille la toison ambrée des collines

Pâturins et vulpins, aériennes graminées, vous savez fort bien que javelles, gerbes et meules ne reviendront pas

Mais, sur l’ourlet herbacé, le roncier reste le témoin d’une indomptable vigueur lorsque s’endort la sève

Au chant du grillon, le pied nu d’Aphrodite s’est posé sur le velours d’un arc-en-ciel

Ce concert pastoral est pour l’irrésistible peau blanche des muses au théâtre de l’idylle

Sur les plis du vallon s’installent les premières broderies de l’automne

L’ombre encore tiède d’un sourire a rejoint la soie du crépuscule

 

                                  Voici la muse

 

                                         Nymphe couronnée d’azur aux sept couleurs du vent

                                         Lumineuse des paupières de l’aube au couchant

                                         Chapeau d’onde pure au vent d’autan

                                         Tu embaumes les vastes prairies de nos vies

 

                            Dis la muse, viendras-tu boire à la source où fleurit la clef des songes ?  

 

©Roland Souchon

 

 

 

 

 

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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 06:27
Collage de Michel Bénard©

 

 

 

Vers vous je m’avance
A pas de mousse,
Sur l’espérance des champs
Où refleurissent les terres en jachères.
L’astre solaire souligne
De ses rayons d’encre et de lumière,
Votre corps en offrande,
Donne la vie et révèle
Vos courbes de blanche pureté.
Le dôme céleste de vos seins
Réveille en moi ses formes
D’une ineffable transparence
Soulignant l’interrogation
Du mystère de l’amour,
Jusqu’au seuil de l’intime.
 
©Michel Bénard.
 

 
 
 

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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 06:53
Marc Chagall, Au-dessus de la ville

 

 

 

 

 

Écoutez chanter le violon vert
Amour, pendant que la fleur flétrit
Sous le givre gelé de l'hiver
Que ses pétales fondent sur le blanc lit

 

Écoutez chanter le violon vert
Amant, pendant que l'alcôve refroidit
Absence des amours à découvert
Vous rappelle de si loin à la vie

 

Écoutez chanter le violon vert
Ami, le temps de vos moissons
Les vainqueurs se sont offerts
Les vaincus consolés en leur saison

 

Écoutez chanter le violon vert
Amour, comme sa musique est nostalgie
Des amours mortes souvenirs d'hier
Le vent les emporte dans sa nuit

 

Écoutez chanter le violon vert
Amant, n'entendez-vous pas ce qu'il dit
« Vous êtes ma source, mes rivières
Et de vous, je m'ennuie »

 

Écoutez chanter le violon vert
Ami, comme un souffle de votre bouche
Sur mes bras tendrement ouverts
Qui vous rappellent à ma couche

 

Écoutez chanter le violon vert
Mon amour, mon amant, mon âme !


Ode©

1 août 2019
 

 

 

 

 

 

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11 août 2019 7 11 /08 /août /2019 07:02
 
 
 
 
Ô toi l’amour
Tu transformes nos vies.
D’un ruisseau
Tu fais des fleuves
D’un cœur
Tu fais un nouvel univers…

Par ta simplicité
Et par ta beauté
Tu montres que les puissants
Sont pauvres en âmes
Tu montres
Qu’ils n’ont rien compris !

Car vivre, c’est apprendre
A aimer sans jamais compter
C’est apprendre à servir
Et ne jamais se servir
C’est apprendre l’humilité
Et jamais ne chercher à dominer

Nulle autre que toi,
Nulle autre chose que toi,
Ne sait faire bondir nos cœurs
Hors des sentiers battus
Hors des stériles traditions
Hors de tous les nationalismes

Toi, tu nous enseignes
Qu’un humain
Vaut un autre humain
Que les frontières
Ne sont qu’illusions
Pour mettre les gens en prison

Toi, lorsqu’on te rejette
Tu montres le vrai visage
De ceux qui te refusent
Tu montres leurs visages de haines
De mépris et de morbide jalousie
Tu montres la vérité des êtres

Beaux ou laids
Gentils ou mauvais
Nul ne peut se cacher
Lorsque ta lumière paraît
Mais tu es encore capable
A l’ultime instant, de changer les cœurs…

©Jean Dornac
Lannion, 4 août 2019
 
 
 
 
 
 
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10 août 2019 6 10 /08 /août /2019 06:40

 

 

 

Éd. France Libris, 4e trim. 2018

________________________________________________

 

Un cadeau de Noël s'est envolé vers moi. Vers nous, les petits-enfants de ta chair et de ton cœur. Et tous ceux qui grimpent sur les genoux et qui se couchent tard.

Tout d'abord, je suis fier que tu parles de ma  couverture Pilou et de Bob le train. Les animaux du jardin, pie amoureuse, famille hiboux, Jojo l'escargot, Caroline la grenouille et son cousin crapaud qui joue un air de banjo y ont une bonne place. Et le chat aussi, qui s'approche / Et délicatement / De sa langue rose / Lape le ciel.

Bon, au gré des pages, tu révèles que j'aime les crêpes et le saucisson. Quel fripon ! Et l'omelette du renard me fait rire, avec ses épinards et ses œufs de canard (là, Mamie, je crois que tu t'es laissé emporter par la rime !).

L'étoile du berger me fait penser au Petit Prince. Monde magique où la mésange chante bleu, où l'on murmure à mon oreille petit loir, quand mon cœur bat la chamade.

Oui, nous irons au cirque, avec Coline, ton arrière petite-fille, voir la crevette Mimosa et son ami Baptiste ; nous irons regarder, le soir venu, l'œuf du soleil / Pour y tremper / Des mouettes. Encore et encore, tu me liras ton recueil et, comme toi, je dessinerai un arc-en-ciel toujours teinté de bienveillance et de bonne humeur.

Ensemble, nous irons glaner ces haricotons / fils d'un haricot vert et d'une haricotte et nous ferons la soupe aux petits pois / Qui chante dans la soupière. À jamais ton livre sera mon rêve du Bois Dormant et je serrerai tes pages sur ma joue comme un galet précieux. Pour mille ans et même davantage.

 

                                                     Ton Clément

                                  (dans les mots de Claude Luezior)

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9 août 2019 5 09 /08 /août /2019 07:10

 

 

 

 

Ce n’est pas un rocher

que l’homme d’aujourd’hui

hisse

au sommet des montagnes.

 

Il ne s’en est pas aperçu

mais c’est un œuf

d’une espèce nouvelle,

celle qui va le remplacer

sur l’échiquier

de l’univers

dont le hasard bouge les pièces

pas forcément

pour gagner la partie.

 

Mais simplement pour voir

ce que cela pourrait donner

de différent,

de nouveau,

de meilleur

ou de pire.  

 

©Louis Delorme  

 

Extrait du recueil « Alternances » aux éditions Thierry Sajat

 

 

 

 

 

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