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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 06:09

 

 

 

N'arrache pas le clou en cristal, les lèvres du silence s'ouvriraient sur nos étreintes.
Ne découds pas l'ourlet de l'étoile au pommeau d'acier
elle cache le secret de nos nuits fragiles
celles où le feu coule de tes mains d'oiseleur. 
 

©Nicole Hardouin.

 

 

 

 

 

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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 07:03
Calligraphie céleste - Tableau peint par Eliane Hurtado ©


 


Le soleil décline à l’horizon
Un cheveu d’ange vient de se fixer
Sur la branche d’olivier
Un simple souffle le fait vibrer.

Une femme regarde par la fenêtre
Le temps qui doucement s’égrène
A-t-elle vu ce miroitement fugace
Aux couleurs de corail ?

Perdu dans les ruelles mémorielles
Son regard est lointain et semble extirper les souvenirs
Hors de leur écrin d’oubli
Tandis que l’astre solaire
Réintègre doucement
Ses duvets de brume.  
 

©Eliane Hurtado
 
 
 
 
 

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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 06:29
Antonio CANOVA (1757 - 1822) - Psyché ranimée par le baiser de l’Amour
Marbre Paris, musée du Louvre - © 2010 Musée du Louvre / Raphaël Chipault
 
 
Un frisson de lumière éclaire boucharde, ébauchoir, spatule, rifloir et burin.
 
Derrière le rideau, le modèle dégrafe sa robe.
 
Qui est le modèle vivant aujourd’hui ?
 
Ariane, vrille de joie enivrante à l’échancrure d’une hanche
Pamela à la chevelure défaite et tons chauds de palissandre
Juliette au teint mat, raffinée telle la caudalie d’un Condrieu
Graziella au charme qui ondoie sur le chapeau fleuri du vent
Diane à la beauté altière d’une jeune louve
Nausicaa au nombril poudré d’un sable roux de Sirocco
Ophélie, fuseau de lumière emplie de mystère
 
Vertige !  Où suis-je ?
 
De grâce vêtue, le modèle a pris la pause.
L’atelier se pare de la couleur ambre des terres lointaines.
La chaleur monte, exhalant des parfums d’Orient à faire perdre la raison.
 
L’éclair fugitif d’une idée se fixe sur des esquisses préparatoires.
Arrive ensuite le modelé d’une ébauche en argile où l’artiste pétrit l’âme de sa sculpture.
 
Dans le frémissement de la chair naît le mystère.  
 
©Roland Souchon
 

Cliquez ici pour lire la nouvelle chronique Arc-en-ciel :

Le mystère d’une boucharde

 

Et cliquez ici pour découvrir la nouvelle rubrique "De-ci de-là"

consacrée à la poésie à deux mains           

 

 

 
 
 
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5 septembre 2019 4 05 /09 /septembre /2019 06:34
Adrien de Witte - Femme au corset rouge - (1880) - ©Ville de Liège

 

 

Le ciel s’habille de silence,

Sa lumière se dépose

Sur les frondaisons de votre corps

Soulignant les lignes

Gracieuses de votre cou,

Allant jusqu’à réveiller

De sa luminosité embrasée

L’arrondi furtif de votre épaule.

Le ciel s’habille de silence,

En son extase saisir l’invisible,

Côtoyer la secrète couleur rubis

Du sang de la femme.

Dans la ronde du monde

Le ciel s’habille de silence,

Sa lumière se dépose

Sur mon rêve qui doucement s’efface,

Perdu dans l’indifférence

De la solitude du monde.  

 

©Michel Bénard.
 

 
 
 

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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 06:43
Illustration de Ode

 

 

 




Embrasse ô ! mon ami
Observe très haut le ciel
C'est l'arrivée, la toute première neige
Aux mille ailes brisées

Sens cette fleur hivernale ami
Le parfum s'en épuise
Quand un à un tombant, se fondent les pétales
Aux tombées des flocons

Pose un regard ami
Au puits d'antan
T'y penches avant qu'au froid il ne s'étanche
Et bois son eau dernière

Écoute ô ! cher ami
La mélodie qui passe
Si la musique se tait, c'est que meurent aussi
Les étés bleus des chansons

Préserve ô ! mon ami
La chair tiède encore
De quelque embrassement et qui frissonne
Aux vents chauds d'ailleurs venus

Garde l'anneau d'or ami
Celui des jours éternels
Disque magique qui crée les grands espaces
Aux retours des recommencements

Ainsi la saison dénoue
Ce qu'avare elle prêta,
Mais sur ce jour blanc je pleure d'amour
Pour la simple joie d'aimer


Ode©

 

 15 novembre 2005
 

 Création Ode©
 

 

Sources : http://zodode.5.50megs.com/Mots_Bleus/anneau_neige.htm

 

 

 

 

 

 

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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 06:34
René Magritte, L’heureux donateur, 1966. Ixelles Musée des Beaux Arts. © Jean-Louis Mazières

 

 

 

Qui suis-je ? Quis sum?

 

Je voudrais être un homme important

Mais je sais depuis l’aube lumineuse

Que je ne suis rien qu’un hasard du temps

Porté jadis par le nuage d’une nébuleuse…

 

Et qu’apporte donc un nuage

Sinon un peu d’ombre

A mesure qu’il prend de l’âge

 Et que sa peau devient sombre…

 

Alors, au diable l’orgueil

Qu’importent les prétentions

Je ne suis guère qu’une feuille

Sur laquelle j’écris quelques citations !


 

 
Que fais-je ? Quod ego sum facis ?

 
Après les labeurs interminables de l’école
Je me voyais déjà maître du monde
Mais une impitoyable maîtresse m’imposa une colle
Qui me fit devenir un éclair qui gronde !

 
La maîtresse, du nom de Grande Faucheuse 
M’imposa un deuil brutal si douloureux
Que mon cerveau devint une coquille creuse !
Ne parvenant pas encore à me prendre, elle devint furieuse

 
Me jetant pour des décennies
Dans les bras graisseux d’un métier
Où la seule garantie, était l’ennui
Où chaque instant puait l’éternité !

 
Où vais-je ? Ubi sum ?

 
Je me suis tant posé de questions
Ne recevant jamais de réponses
J’aurais voulu vivre de passions...
Mes échecs furent mes ronces...

 
Je sais qu’elle me guette 
La garce en haillon portant faux
Tellement laide et replette !
Un jour, elle tirera mes rideaux...

 
Alors, oui, où vais-je ?
Dans les éternelles ténèbres ?
A vrai dire, qu’en sais-je
 Je serai juste la vedette du cortège funèbre... 

 
Qui sait ? Peut-être ce qui restera de moi
Sera inondé d’une incroyable lumière
Qu’on appelle l’amour, parfois
Et alors, je quitterai ma bière ! 

 
Et tout recommencera... 

 

©Jean Dornac

Lannion, le 31 août 2019
 

 

 

 

 

 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 06:47

 

 

 

 

Ils viennent le jour, ils viennent la nuit, c'est le moment

Au même endroit, c'est un abri, un campement

C'est le printemps, ils l'ont senti leur paradis

Terre des nids et des parades de l'amour

Et ils arrivent par la mer, entre les vagues

Ils grimpent tous sur les rochers... Ils escaladent !

Ils se regroupent en familles, sont-ils tous là ?

Se comptent encore et se saluent, c'était bien ça !

Ils ont vaincu les éléments, se serrent entre eux

Se reconnaissent, se réconfortent petits et grands...

Un peuple heureux ; on les appelle ''Fous de Bassan''

 

Ils viennent aussi chercher un nid, et plus nombreux

De vague en vague par tous les temps puisqu'il le faut

Ils se recomptent petits et grands et il en manque

Ils tremblent un peu devant le mur toujours plus haut

Leurs yeux sont secs, ils ont pleuré des océans

Ils sont en bancs toutes les nuits sur des rafiots

Et il en meurt toujours autant dans les brisants...

Ceux qui résistent, on les accueille dans les camps

Où ils attendent le bon vent, des mois durant

Ces courageux, on les appelle ''Flots de migrants''

 

Humanité ? Les Droits de l'homme et de l'enfant

C'était pour QUAND ?

Qui se souvient de la Shoa, c'était donc quand ?

On laissait faire sans rien voir, la mort, les camps...

Indélébile déshonneur de l'homme quand

En mer se noient hommes et femmes et tant d'enfants

Croyant qu'on était tous des frères du continent 

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

  

 

 

 

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 06:12
Dans plus de 98% des cas de féminicides, il s'agit d'un homicide volontaire et pas d'un accident.• Crédits : Denis Meyer / Hans Lucas – AFP

 

 

 

L’impensable est hélas ! trop souvent accepté.

 

Honte à celui qui touche un cheveu de la femme

Si ce n’est pas amour et pour la caresser !

Ces comportements criminels doivent cesser,

On ne peut tolérer ces pratiques infâmes.

 

Chaque année, des milliers souffrent l’horrible drame

Des insultes, des coups... le nombre a progressé ;

Des centaines mourront, quoi de plus insensé

qu’on ne puisse empêcher que ces meurtres se trament.

 

Le scénario s’installe progressivement :

Ce sont des pleurs, des cris et des gémissements !

Voisins, ne vous bouchez surtout pas les oreilles !

 

Ne faites pas semblant de ne pas le savoir !

Ces scènes d’horreur finissent toujours pareilles,

Alertez les autorités, c’est un devoir !  

 

©Louis Delorme   

 

 

 

 

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31 août 2019 6 31 /08 /août /2019 07:03

 

(Toutes les traductions ont été réalisées par Béatrice Gaudy)

 

 

 

Lorsque le Sage montre la démocratie menacée

le Fou regarde son nombril

 

Ou est-ce l’inverse :

Lorsque le Fou montre la démocratie menacée

le Sage regarde son nombril

                  ?       

 

A chaque citoyen de décider

si le nombrilisme est une sagesse

ou si la sagesse est de penser aussi aux autres

aux autres du temps présent

aux autres du temps devant soi

et puis aussi ou surtout

aux autres du temps à venir

à la société dans laquelle ils naîtront

et que nous leur léguerons

 

©Béatrice GAUDY

 

* * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Quouro lou Sage - Béatrice Gaudy (Occitan limousin)

 

 

quouro lou Sage moutro lo demoucracio menaçado

lou Fou regardo soun ambouni

 

O ei-co lou countrari :

Quouro lou Fou moutro lo democracio menaçado

lou Sage regardo soun ambouni

                

 

A chaque ciéutadin de decida

se l’ambounisme ei uno sagesso

o se lo sagesso ei de pensa oussi à loû autrei

à loû autrei dau tèms presènt

à loû autrei dau tèms d’avans nou

e puei tambè o subretout

à lou autrei dau tèms à veni

à lo soucieta din lo qualo  naisseran

e que nou lour legarem

 

©Béatrice GAUDY

 

* * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Quando il Saggio - Béatrice Gaudy (Italien)

 

 

Quando il Saggio mostra la democazia minacciata

il Pazzo si guard l’ombelico

 

Od è l’inverso :

Quando il Pazzo mostra la democrazia minacciata

il Saggio si guarda l’ombelico

                ?

 

Ad ogni cittadino di decidere

se il guardarsi l’imbelico è una saggezza

o se la saggezza è di pensare anche agli altri

agli altri del tempo presente

agli altri del tempo anteriore al nostro

e poi anche o soprattutto

agli altri del tempo da venire

alla società nella quale nasceranno

da noi lasciata in eredità

 

©Béatrice GAUDY

 

N.B. L’immagine dell’ombelico è presa al francese, lingua nella quale la parola

« nombrilisme », cioè il guardarsi l’ombelico, è un sinonimo familiare di « égocentrisme » (egocentirsmo)

 

 

 

 

 

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 07:19
Dessin de Levalet

 

 

 

 

seul, de mon beffroi

je hume les effluves nomades

qu’exhalent alentour

collines, gorges et béances

 

tels des embruns

les amours anciennes

montent à mon regard

pour d’ultimes dédicaces

 

là se distendent

en vains amalgames

amnésies partielles

larmes et falaises

 

connivences païennes

de trop courtois romans

qui s’égarent à mes prunelles

en déshérence

 

éteindre les promesses

de bigotes fumerolles

qui m’enlacent et m’étreignent

de leurs souvenirs en grisailles

 

seul face à la brise

qui noue ses entrelacs

et fomente l’orage

de toutes les délivrances

 

faire enfin table rase

au cœur de la tempête

déchirer l’éclair

et vivifier ma fibre
 

©Claude Luezior
 
 in : Jusqu'à la cendre, Ed. Librairie-Galerie Racine, Paris, 2018
https://editions-lgr.fr/claude-luezior/   

 
 
 
 

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