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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 06:23
Jérôme Bosch, détail du Jardin des Délices

 

 

 

 

Doucement la vie s’approche

sans même nous toucher

comme une illusion d’espace

ou un prodige qui dresse

son frémissement de jours

au regard hirsute et trompeur…

 

Pas une seule fois

la terre nous confie

ses enfants de matière…

la beauté contient

en ses flancs de clarté

le serpent des ténèbres

qui traverse le cœur !

 

La forme est un moment

que produit une force

mais chaque pas du monde

ensevelit le présent…

                       … les Signes n’appartiennent

                       qu’à la vision d’un souffle

                       et l’apparence n’étreint

                       que l’image d’elle-même…

… mais lorsque les yeux se ferment

l’âme se fortifie

dans la demeure secrète

des sentiments humains…  

 

© Victor Varjac

Le Vauban, avril 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

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17 septembre 2019 2 17 /09 /septembre /2019 06:49

 

 

 

 

Il y a une évidence


A ce que le soleil


Soit dans le ciel......


Pourtant, je l'ai vu dormir sur un lac...

 

Y-a-t-il une chance


Pour qu'"un plus un" ne fasse plus "deux"

Juste pour que nous soyons heureux ?

L'addition est paradisiaque...

 

Il y a une évidence


A croire qu'être soi-même et le vivre

C'est rester sauvage et libre...

L'instinct est toujours vrai...

 

Serait-ce une évidence


De croire en ce schème


En cette aura ou cette gemme ?


La vérité dans ton cœur est évidence...  

 

©Lydia Montigny

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

 

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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 06:43

 

 

 

Le non-dit remplit tous les vides

Entre les mots trouvés

Et les sons perdus.

 

Il se révèle à point nommé,

Quand nul ne cherche plus

A l’apprivoiser.

 

Face à lui, le non-advenu

Reste tapi dans l’ombre,

Sans appel possible,

 

Ses trésors à jamais enfouis,

Vérités condamnées

Au tréfonds du puits.  

 

© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier  

 


 

 

 

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15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 06:33

Proposé par Nicole Portay, Responsable Nationale de ce concours pour la Société des Poètes Français (SPF)

 

CONCOURS GRATUIT DE POÉSIE JEUNESSE


        Proposé par la


SOCIETE DES POETES FRANÇAIS

 

  Du 20 juin 2019 au 15 février 202O

 

 

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14 septembre 2019 6 14 /09 /septembre /2019 06:20
Photo Maxime Daviron

 

 

 

 

Aux marges vertes

Le ciel  coagule.

La lumière séparée

Quitte le jour.

Les herbes

Dansent lent,

Courbent la nuque

Au menuet du silence.

Et sur le mur,

Sa nudité,

La lumière

Couleuvre glissant

Et dans son ombre,

Pierres portées,

Le jour nu.

 

Dans l’effacement

Le soir se confond

À l’orvet caché

Dans la poussière des mortiers.

L’un et l’autre lovés,

Doigts laiteux du faux-semblant

Ni jour ni nuit encore moins serpent.

 

Écaille brisée, le soir tremble

D’un noir coulant

Tendre encore.

 

Soir : jour tombant de mes yeux.

 

©Béatrice Pailler

 

Revue Traversées N°88

https://revue-traversees.com/les-auteurs-de-traversees-2/  

 

 

 

 

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 06:32
Photo J.Dornac©

 

 

 

Ils peuplent les forêts, ils bordent les chemins,

Transmettent la mémoire où l'homme se recueille.

Ils parlent un langage étranger à l'humain,

Ourlé de chants d'oiseaux, de bruissements de feuilles.

 

Du chêne séculaire au séquoia géant,

Ils frémissent tremblants, telle une simple branche.

Un siècle, un millénaire est réduit à néant

Quand, en quelques instants, c'est leur tronc que l'on tranche.

 

Lorsqu’impuissants ils prient, implorent à genoux

D'arrêter le massacre et d'enterrer la hache,

On ne les entend pas qui s'adressent à nous,

Les arbres qu'aujourd'hui, sans vergogne, on arrache.

 

Si l'homme de tous temps pour combler ses désirs,

Par ignorance a fait de nombreuses bêtises,

Il doit pour, désormais, cultiver l'avenir,

Apprendre à écouter ce que les arbres disent.

 

©Gérard Cazé 







 

 

 

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12 septembre 2019 4 12 /09 /septembre /2019 06:23
Illustration de Louis Morin

 

 

 

Comme des voiliers cinglant

Vers les océans d’amertume

S’échappent les poèmes…

Pourtant à la terrasse d’un hôtel,

Nous restons caressés par le vent

Dans le vertige de l’espace

Pour un non-sens délicieux.

Car rien ne peut donner vie

A nos silhouettes en contre-amour.

Vers le grand large, nos visages…

Et nos mains posées sur nos genoux

Comme dans un tableau

De Paul Delvaux.

Nulle parole à fleur de lèvres,

Et des arbres étrangers

Se lèvent dans nos yeux,

Tandis que les embruns effacent

Nos gestes ébauchés.

Ainsi parfois demeurent

Devant la mer,

Où l’éternité respire

Sa démesure,

Des âmes oubliées

En attente d’aurore.  

 

©Denise Bernhardt


Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.


 

 




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11 septembre 2019 3 11 /09 /septembre /2019 06:20

 

 

 

 

Pour


Ne pas avoir à la regretter

Jamais je ne l’ai considérée

Comme beaucoup de chose...

Pour


Ne pas avoir à penser


Qu’a défaut d’avoir été


La plus belle et la plus nue

Des aventures humaines


Elle s’est comportée


Comme une vraie chienne

Comme la pire des garces

Comme la reine des garces

Toujours je l’ai considérée

Comme une simple chose...

Pour


Ne pas avoir à la pleurer


Il faut se dire et répéter :


« La jeunesse est une chose,

une chose et pas plus »  

 

© David Chomier

 

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 






 

 

 

 

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10 septembre 2019 2 10 /09 /septembre /2019 06:31
 
 
 
 
 
-           allô ? Allô, qui est à l’appareil ?
 
-           Bonjour, c’est moi.
 
-           Moi ? Salut, Moi. Euh… Attendez un peu, parce que, vu les circonstances, comment dissimuler mon embarras ? Avouez que c’est plutôt déconcertant, comme si, tout d’un coup, ma propre identité se trouvait en état de siège et que je cherchais en vain n’importe quel point de repère en vue de me rappeler qui je suis.
 
-           Êtes-vous quand même en mesure de m’indiquer votre position actuelle ?
 
-           Assise. Eh oui, forcément, en vous écoutant, j’ai eu les jambes sciées. Mettez-vous à ma place !
 
-           A6 ? Pas de chance aujourd’hui pour vous, mon pauvre ami : A6 égale « touché ».
 
-           Alors là, désolé de vous contredire, mais votre ami, aussi pauvre soit-il, est encore apte à percevoir la différence entre propos réalistes et effets présumés « téléphonés ».
 
-           Ne sois donc pas mauvais joueur et commençons d’abord par nous tutoyer. J’ai annoncé « Touché » et non « Coulé ». Ce numéro n’avait en réalité pour objectif que de te rendre la pareille après toutes les nuits blanches que tu viens à nouveau de m’infliger. Et puis zut, puisque le capitaine a préféré quitter son « Bateau ivre », on passe automatiquement au plan B sans problème et tu recevras bientôt la suite écrite à l’encre appelée sympathique en dépit du bon sens !
 
-           Comment ça où ça ? Ben, chez moi tout simplement. Aurais-tu déjà oublié que, depuis que tu fis corps avec ma première idée, nous fûmes contraints d’habiter sous le même toit ?
 
©Michel Duprez
 
 
 
 
 
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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 06:36

 

 

 


C'était un chat, un chat pacha, si gros, si gras, qu'il donnait envie de le pincer, pour sentir sous les doigts, cette énorme masse de poils doux qui vous faisait chavirer dans les délices d'une valse chaloupée. Mais attention, il ne fallait pas s'aventurer à proximité de ses dents acérées. Pourtant ce chat ne cherchait jamais la chamaille, encore moins la châtaigne. Il détestait même les chahuts et les charivaris. Il lui fallait de la douceur, de la langueur, de la lenteur. Pour sûr qu'il n'avait rien d'un chat-huant vociférant, ni d'un Charlot, ni d'un chat pitre. Non c'était un chat rêvant. Étalé de toute sa corpulence sur un tapis d'Orient, il rêvait de se prélasser, à longueur de journées, dans un grand lit, sous un volumineux et chaleureux édredon de plumes, refuge intime et douillet d'un saisissant moelleux. Ce serait pour lui, la vie de château.


 

Le temps passa. Une petite voix venant de son intérieur capitonné, se mit un
jour à lui souffler : " A force de rêver sur ta moquette, tu es devenu beaucoup plus gras qu'un chanoine. Secoue-toi mon gros chapon, remue ta vieille carcasse, quitte tes charentaises, chaparde un peu ici et là, joue à chat perché, cours rendre visite à ton voisin le chat qui pêche et puis va chatouiller les étoiles et ton regard chatoiera, mon chat-beauté " .


 

Mais le chat pacha n'écouta pas la petite voix.
Et le châtiment arriva sans crier gare. Le chat rêvassait, énorme, gonflé comme un ballon, si gonflé, que, tout à coup, il éclata et se désintégra...chat alors !  

 

©Michèle Freud

 





 

 

 

 

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