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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 09:26

 

Il.jpg

http://www.energies-eoliennes.eu/fr/eolien/



Il souffle une forte bise.
C’est tout juste
Si les rameaux du saule,
Cessant ainsi de pleurer,
Ne s’envolent vers Lausanne,
Puis au large d’Evian,
Ayant largué leurs amarres.

Il souffle une bise sans pitié.

Il ... Qui, Il ?

Pourquoi nous assène-t-Il
Son souffle de démiurge ?
Sommes-nous des pions dans son jeu ?
Il jette ses dés, s’amuse bien !
Il nous oppose les uns aux autres.

© Luce Péclard
16.6.2010



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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 08:38

 

Voyage-dans-l-espace-temps--existe-t-il-plus-de-3-dimension.jpg

http://www.inexplique-endebat.com/



Tu es là dans l’Espace,
des millions de lieux sur toi
ont laissé la trace.

Tu es là dans le Temps,
des millions d’heures sur toi
ont laissé les moments.

Tu es là,
ton temps, ton espace meurent,
picotant ta grande peur.

© Claire Prendki



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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 10:03

 

au-coeur.jpg

© http://club.doctissimo.fr/fl0re/blog/2005/11/



Au coeur de la ténèbre
l'encre dans la bouteille
jouait avec les mots…
Nul ne pouvait les voir
pourtant ils étaient là
dans le ventre du verre…
Une à une les lettres
ensorcelées sans doute
par la mauvaise lune
se prirent par la main…
Au seuil d'une tempête
cueillant les yeux fermés
le désir d'un mirage
le poème de chair
encore en devenir
cherchait un corps tout neuf
pour transformer l'attente
en un raz-de-marée !
Mon rêve transparent
ne se doutait de rien…
Sans heure ni boussole
il marchait lentement
vers cet ailleurs sans fin
qui drape l'invisible
d'une étoffe arc-en-ciel…
Le rêve est un souvenir
aventure passée
qui gravite en silence
autour de l’inconnu
au-delà du regard…
Sur le sentier la pierre
ayant connu l'étoile
au coeur de l'univers
marque le bord d'un monde
que je ne pouvais suivre…
Dans l'ombre mes mains
n’attrapent que le vide…
Le voyage nocturne
en mon corps périssable
doucement se retire…
La nuit tourne le dos
à l'horizon muet
qui retient les secondes
au-dessus de l'abîme…
Je souffle mon sommeil
à la vitre de l'aube
car les mots impatients
dans ma bouteille d'encre
vont contraindre ma plume
à séduire une page
en traçant sur sa peau
encore vierge d'images
le cri de la passion
et le destin secret
d’une histoire anonyme
qui pousse dans ma chair
quand j'aiguise mes yeux
pour retrouver l'amante
au bras d'une légende
dans une cour obscure
où chante le mystère !

© Victor Varjac

Extrait de la « La Rouille des Jours »
Antibes, le 4 avril 2009



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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 10:33

 

lesamoureux.jpg

LES AMOUREUX ( Fer forgé au jardin de Pierrot ) - Fetzer-Matt.



Dans mon jardin du coeur,
Il est un banc joyeux,
Balancelle du bonheur,
Le banc des amoureux.
Ils sont là en tous temps,
Sans âge ni lassitude;
L'amour est un printemps,
Jamais une habitude.
Le feu du forgeron
A maîtrisé les courbes
De ce beau médaillon.
La vie semble moins lourde.
Balance du pendule,
Celui du temps qui passe,
Nuages au crépuscule,
Avant l'ultime impasse !
Balance des hamacs,
Brise des souvenirs,
Nostalgie des grands lacs,
Grands projets d'avenir.
Ainsi les amoureux
Rêvent jour après jour.
Le temps perdu pour eux
Compt' moins que leur amour.
Chaque instant de ma vie
Où je me suis assis
Pour t'aimer ma jolie,
J'ai bien vécu ainsi !

Pierfetz - Eté 2005 ©


Source : http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/I-10Balancelledamour.htm



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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 08:32

 

diamant.jpg

http://maviemonargent.info/2012/turbulences-sur-le-marche-du-diamant/



Je n’étais pas né pour pleurer,
Ni même rire aux larmes.
J’avais déjà la joie au cœur
Avant d’ouvrir les yeux.

La joie est la clef d’or
Qui donne à ma vie tout son prix.
La joie, après avoir pris langue
Avec mon désir fou.

Je rêve que je suis heureux
Et le bonheur s’allume,
Je ne vis que pour mieux rêver
Et le malheur s’éteint.

L’amour pense à moi et je suis,
C’est là mon plus grand privilège :
Être ce qu’on espère,
Aimer de tout mon être.

Lumière, ombre, homme, enfant, poète,
Je suis toi, je suis moi,
Nous serons toujours deux
A gambader plus loin que nous.

© Michel DUPREZ



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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 09:48

 

Les-mots-pour-dire-l-amour_article_main.jpg

© Phil Moore/Flickr



ah ! j'ai le mal de toi ! mais me plaît que ne cesse
la morsure de feu dont toujours il me blesse,
cette langueur d'amour qui me ramène à rien,
cette sans-cesse-mort où je me sens si bien.

tu es mon seul pays, mes champs et mes collines,
mes brocards et mes ors, mes refrains, mes rapines,
tu es mon pain, son sel, mes eaux et leur soleil,
mon réel jusqu'à l'aube et mon rêve au réveil.

la nuit c'est en secret cette autre part de vie
que tu portes en toi, pour que l'âme ravie
je la cherche et la trouve en la quête d'amour,
façon de m'accomplir en attendant le jour.

il te plaît, je le sais, que je te fasse offense
en nos duels secrets. otages sans défense,
nous nous restituons l'un et l'autre sa part,
gages, dons ou dépôts, échanges nus, sans fard.

qu'es-tu soudainement ? s'il advient que le monde
plus tard, doive être lu par un oeil qui le sonde,
il verra quelque part la lumière d'un feu :
celui de notre ensemble inscrit dans cet aveu.

sois mon immensité. et laisse moi te boire
quand tu penches ton sein et je n'ose pas croire
que ta sente s'entrouvre en livrant ta cité...
je goûte de l'Amour ses goûts d'éternité.

t'enfuis que je te cherche et déjà je te trouve,
car tes ardeurs ont su sous ma cendre qui couve,
étonner de leurs jeux mon automne surpris,
avalanches d'été dont il se veut épris.

songerais-je à partir ? un souffle de ta bouche
me devient une chaîne et je reste à ta couche,
aussi longtemps qu'il plaît à ton désir vainqueur,
que j'aille lui conter les voeux clairs de mon coeur.

© Claude Gauthier



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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 08:04

 

semeur-van-gogh.jpg

© Le semeur au soleil couchant – Vincent Van Gogh



Dans les frémissements
De l’ondée du soir,
Le semeur met en terre
Les promesses de ses semences,
Et nos corps extasiés
Retombent dans l’espérance
Des labours d’automne,
Où nos visages se cristalliseront
Pour révéler nos transparences d’âme.

© Michel Bénard.



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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 08:22

 

chaos-des-origines.jpg

Extrait du "Pygmalion" de Paul Delvaux - © Fondation Paul Delvaux



Cosmogonie plausible


Dans le chaos des origines
La bête est née
Belle, séduisante et jambes fines
Pour en l’esprit s’y installer

Un dieu guerrier et vengeur
Très habile sculpteur à ses heures
Dans son laboratoire bien équipé
Fabriqua des hominidés

De manipulations génétiques
Il leur donna sa ressemblance
À son image de batailleur
Ainsi l’Homme naquit sur l’heure

De batailles, de saccages en victoires
Il revenait à son terrier, seul
Implorant son dieu, qu’en plus de la gloire
De lui donner un amusement pour le distraire, il veule

Le dieu satisfait des prouesses de guerres de sa créature
Entra dans son laboratoire, fit des plans
Forma dans la glaise de Mercure,
Un moule d’acier, une compagne pour son manant

Femme, il la nomma, à Homme la donna
Rustre il la renifla et brutalement la monta
Il fit ripailles pendant des jours et des nuits
Fit offrandes à son dieu d’avoir fait fuir son ennui

Femme rencontrant les siennes se mit à discuter
Du retour de la bête, elle en est effrayée
Brutal, grossier et malodorant
Elle voulait le chasser

Un complot fut dès lors ourdi
Elles décidèrent de choisir
Le plus beau, le plus tendre, le moins étourdi
Qu’elles allaient se partager

Mais où donc était-il celui-là
Les dieux n’y avaient pas pourvu
Elles firent donc sacrifice aux dieux
Pour qu’ils fabriquent l’Homme espéré

Du haut des cieux, ils entendirent les prières
Des malheureuses Femmes éplorées
Un concile et ils débarquèrent Pour aller Femmes aimer

Femmes n’en demandaient qu’un
Ils étaient millier
Qui paradaient faisant montre de leurs prouesses
De leur force, de leur beauté

Parmi eux, il y avait des poètes
Un chantant des odes, l’autre récitant ses rimes
Femme et les siennes furent éblouies
Étonnées que cela puisse exister

Homme parti en guerre
Elles étaient libres de leur temps
Se choisirent chacune un éphèbe
À la parole et aux gestes déliés

C’est ainsi que les hommes devinrent cocus
Car la grâce et la belle parole
Valent mieux aux yeux de Femmes
Que gloire ensanglantée

© Ode
19 août 2002



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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 08:21

 

conjugaisons_thumb1.jpg

http://www.memoirefacile.com/apprendre-la-conjugaison-comment-faire/



                                 Hé la vie…

Pourquoi m’as-tu volé mes jours
Il y a peu, je n’avais que vingt ans
Et, soudain, je me réveille à soixante
Sans que je n’aie compris l’ampleur
De cette course saturée de leurre

Hé la vie… Tu te conduis en garce
Toujours éclatante de promesse
À l’éveil de nos tendres jours
Toujours cruelle dès le crépuscule

Impudique, tu te montres sans pitié
Brisant à jamais toutes nos illusions
Susurrant à l’envie qu’il faut continuer
Que bien sûr demain sera meilleur

Hé la vie… L’avenir défile trop vite
À peine imaginé, il est déjà le passé
Mon esprit occupé à négliger les futurs
Pour des présents toujours imparfaits

Tu es plus douée pour conjuguer le malheur
Plutôt que d’accorder les temps du bonheur
Toujours tu uses du conditionnel
Laissant rêver jusqu’au plus que parfait

Mais attention au piège des durs réveils !
Tu aimes les passés composés
Ou encore le futur antérieur
Tout ce que l’on peut imaginer
Sauf des lendemains meilleurs

Connais-tu une autre conjugaison
Que celle des imparfaits futurs sans fin
Des peut-être qui n’annoncent rien de bon
Qui nous laissent sur notre cruelle faim

Et si pour une fois, tu nous livrais
Un plus que parfait qui soit enfin réel ?
Hé là vie… pourquoi pas un sourire
Un amour qui ne soit pas que souvenir ?

Oublie le temps des imparfaits
Des passés décomposés
Offre-nous enfin un vrai futur
Ne créant que des passés simples…

Hé la vie… oublie donc l’impératif
Qui te fait ressembler aux tyrans
Écarte tout de même le conditionnel
Qui laisse trop de points de suspension…
Pour qu’enfin nous puissions crier
Notre joie avec points d’exclamation !

© Jean Dornac
Lyon, le 2 décembre 2012



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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 09:25

 

soleil-et-mer.jpg

© Gustave Courbet



Regardez là
Aux portes du monde,
Là près du rosier en fleur
Doucement suivant la vague
En esquivant les épines
Et vous mirant dans le reflet du soleil
Qui se berce sur une feuille tendre,
Suivant la route des ancêtres
Qui naît de découverte en découverte
À chaque battement de votre coeur
Vous voilà
Soudainement au pied des monts...

Regardez
Là naissent les orients fabuleux
Les soleils hermaphrodites
Là qui dansent dans la nuit de ces vacarmes mélodieux
La mer avec ses reflets pourpres
Étale ses apparats merveilleux...
Ici le soleil se baigne sans ombre
Et les vagues qui le portent
S’embrasent à son jeu...

Ici défilent les Europe
Les conquistadors amoureux
La sève des Balkan de rêves
Et l'amour de Juliette
Pour un Roméo éperdu...

Ici naissent les Afrique
Continents ténébreux qui s'enfuient dans l'ombre verte
Des forets de ligneux...
Ici le ciel se perd
Quelques fois sur le sable il va sautillant
D’une dune à une autre essayant de fuir le jour...
Ici naît l'Afrique
Dans l'onde du fleuve
Qui va d'une mer à un autre plan du monde...

Regarde comme ces fleuves sont envoûtés par les mers d'Asie
Par l'océan Mongol
La grande dérive des Chine antiques
Et des Japon mystérieux...

Ici naît le monde
L'Histoire
Qui jamais ne s'écrit,
Mais qui coule comme le flot
D'un battement de coeur
Entre nous deux...

Là-bas regarde
Fuyant les artères caverneuses
Il découvrira l'Amérique
Rêve mirifique
Qui ne sera jamais la fin des cieux...

Attention !
Il faut suivre le rayon de soleil
Celui qui glisse sur la feuille tendre
Celui dont la rose se repaît
Sinon ton cœur te mène à la roseraie...
La vivent les abeilles
Mon amour
Et parfois mes regrets
Mais ici s'écourtent mes jours
Et la pluie qui vient m'éloigne à jamais...

Attention !
Il faut vraiment suivre le rayon de soleil
Et alors
Vous verrez cet au-delà des Amériques
Cet univers immense et chimérique
Qui vous reçoit les bras ouverts
Ici naissent les cieux
Là où le soleil aime la mer..

Yves Drolet©



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