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20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 06:25
Photo : « Un petit matin frais à Trois-Pistoles » fin août 2005

 

 

 

Suite du 15 juillet


21 juillet

Petit Poème

Petit matin plein horizon
Les bleus et les turquoises de la mer
Des odeurs de fleurs sauvages
Les oiseaux de mer qui piaillent
Ce que la vie sent bon
Lorsqu’elle se fait belle

Sens-tu ces parfums de fraîcheur
Ce vent doux dans tes cheveux
Vois-tu dans mes yeux le bonheur


~*~

22 juillet

Je te raconterai



Je te raconterai maman et la rencontre de la magie
Lorsqu’elle prit ma petite main
Sous la mine du crayon sont apparus des chats, des chiens
J’avais deux ans, je me souviens de ces pages par le temps jaunies

Je te raconterai ma rencontre avec l’imaginaire
Dessiner au fusain tout ce qui m’inspirait
Les odeurs de l’atelier et la lumière
Qui ont dessinés mon destin et ma sphère

O ! Je ne te parlerai pas de ma prime adolescence
Je ne me souviens, je n’en ai tiré que silences
Le chaos, un trou noir, une chenille 
À seize ans, je me suis réveillée papillon qui brille

Je te raconterai ma tendre enfance
Elle était belle et douce insouciance
J’en sens encore les parfums particuliers
Des bras aimants, du bonheur multiplié

Je te raconterai les succulents bleuets de Port-Joli
Je t’en ferai même des confitures
Je t’apporterai du miel de mes prairies
Promesses et gages d’un heureux futur

Je te raconterai mes rêves les plus fous
Ceux qui se sont réalisés, ceux à venir
Je n’ai nul regret, même pas celui de vieillir
Un jour prochain, de moi, tu sauras tout

Que de songes magnifiques enfouis 
Me reviennent dans mes nuits
Me tiennent en éveil jusqu’à l’aube
Généreuse est la vie, ils chassent l’ennui

Je te raconterai tous mes secrets
Ils y en a des beaux, il y en a des laids
Du temps – que je béni – j’ai beaucoup appris
Aucun leurre ne viendra plus troubler ma vie

Tu sauras de moi, plus que je n’en sais
Tu défileras le tissus de mes années
Tu découvriras de la trame et la chaîne, le lien
Tu y trouveras un fil solide pour retisser nos demains

Je t’écouterai me raconter ce qui te hante
Les morsures que la vie t’a apportées
Ton cœur ne saignera plus devant la méchante
Comme l’oiseau de nuit, tu deviendras léger 

Je te raconterai mes belles aventures
Nous filerons ensemble vers une nouvelle liberté
Quand l’heure viendra, je te dirai où, quand, c’est sûr
Nous irons à la rencontre de notre destinée


Je te dirai quand, je te dirai où
Ensemble, nous serons toujours et partout !


© Ode

 

(A suivre)

 

Sources : http://zodode.5.50megs.com/Mots_Bleus/carnet_05.htm 

 

 

Création Ode©



 

 

 

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 06:31
Photo venant du site lanouvellemamansolo.fr

 

 

 

Il aurait voulu y croire encore

Mais comment apaiser

Une tempête de vents contraires

De vents méchants

Qui chantaient aux oreilles

De celle qu’il aimait

Qu’il existait un merveilleux ailleurs

Un lieu où l’herbe serait toujours plus verte ?

 

Et elle écoutait

Avec délectation et jouissance

Ce murmure excitant

Affirmant que leur amour était bien mort

Mais que, là-bas, au coin d’une rue

A l’entrée d’un boulevard

Un autre bel amour l’attendait

Depuis toujours et à jamais !

 

Il aurait voulu y croire encore

Mais comment étouffer

Et faire taire ces chants de mort

Ces ouragans trop attirants ?

L’abîme, on le sait bien

Est aussi attirant que repoussant !

L’esprit qui s’aventure jusqu’à s’y plaire

Finit toujours par s’y jeter et s’y broyer !

 

Il aurait tant voulu y croire

Tout en sachant que la cause

A jamais était perdue

Et que seule la solitude

Désormais l’accompagnerait

Jour et nuit, qu’il fasse chaud ou froid !

C’était l’avant-goût de la mort

La harpie en guenille qui le harcellerait

 

Ailleurs, il ne savait pas

Mais pour lui, ici et maintenant

L’Enfer existait bel et bien

Il y avait déjà sa place

Brûlante tantôt, glaciale par moments

Il aurait voulu supprimer

Le temps des beaux souvenirs

Qui désormais n’étaient plus que morsures !

 

Morsures, ô cruelles morsures

Des temps heureux

Qui se moquent du temps présent

Et de son sinistre cortège

Fait de malheurs et de souffrances…

Et plus les souvenirs étaient doux

Plus leur présent étaient cruautés

Qu’il ne parvenait plus à effacer…

©Jean Dornac
Lannion, le 17août 2020
 
 
 
 

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18 août 2020 2 18 /08 /août /2020 06:29
©Dessin de Louis Delorme

 

 

 

Le fer blanc chante sa rengaine,

Accroché sous le filet d’eau

Comme s’il avalait la peine,

Comme s’il portait le fardeau ;

 

Comme si toutes les fatigues,

Tout ce qu’il y a de mauvais

De son air mi-raisin, mi-figue,

Jusqu’à plus soif, il les buvait !

 

La chaleur répand son bien-être,

La flamme raconte, en détail,

Aux yeux effarés des fenêtres

Qu’elle a fait seule le travail.

 

Le fagot geint, mon père ahane,

Tout semble meurtri par l’effort :

La vieille planche qui ricane

Et les « paillas » qui font le mort.

 

©Louis Delorme  

1974

 

Extrait du recueil « La Criée – Les Vagissements » de 1974. Recueil imprimé

Et gravé par l’Auteur sur sa presse artisanale.

 

 

 

 

 

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17 août 2020 1 17 /08 /août /2020 06:28
Photo de sortiraparis.com

 

Les traductions en occitan limousin et en italien sont de Béatrice Gaudy

 

 

Je t’écris de l’autre monde

d’un monde coupé du monde

Quand la présente t’arrivera

le monde aura changé

et mon monde et ton monde

ne seront plus séparés

par les invisibles parois du confinement

Les citoyens seront de nouveau autorisés

à sortir de chez eux

et à respirer à pleins poumons

         la pollution

 

 

et aussi le profond parfum

des violettes du temps

 

©Béatrice GAUDY

 

 

             * * *

                *

 

 

 

Ti scrivo – Béatrice Gaudy

 

 

Ti scrivo dall’altro mondo

da un mondo tagliato fuori dal mondo

Quando la presente ti guingerà

il mondo sarà cambiato

e il moi mondo e il tuo mondo

non saranno più separati

dalle invisibili pareti del confinamento

I cittadini saranno di nuovo autorizzati

ad uscire di casa

ed a respirare a pieni polmoni

             l’inquinamento

 

 

ed anche il profondo profumo

delle violette del tempo

 

©Béatrice GAUDY

 

 

                * * *

                   *

 

 

Io t’eicrive – Béatrice Gaudy

 

 

Io t’eicrive de l’autre mounde

d’un mounde coupa dau mounde

Quauro lo presènto te riberò

lou mounde aurò chanja

e moun mounde e toun mounde

ne siran plu separa

per la invesibla pareit dau counfinament

Loû cieutadin tournaran ètre autourisa

à surti de cha se

e  respira à plen poumoun

     lo pouluci

 

 

e oussi lou proufond perfum

de la viouleta dau tèms

 

©Béatrice GAUDY

 

 

 

 

 

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16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 06:38
Photo du site : arpenterlechemin.com

 

 

 

interstices

rugueux

des catacombes

 

ici s’étreignent

les ossuaires

d’atroces attentes

 

et s’érigent

en monolithes

les prières

de craie

 

ici-même

le refuge

avant l’arène

finale

avant l’ultime

solution

 

des couloirs

à perte de vie

et dans les niches

alcôves

et dédales

 

une danse

pour tibias disloqués

 

dans le creux

de ma rétine

deux-trois crânes

que fissurent

des espoirs

sans heure

 

violence

fracassée

que distillent

encore

les millénaires

 

violence clandestine

perdue

éperdue

enfouie dans le sol

 

le crissement

sans ombres

interroge

 

histoire

effrangée

 

par deux mille ans

 

mais terreau

de mille autres

holocaustes

 

©Claude Luezior

 

 in : Jusqu'à la cendre, Ed. Librairie-Galerie Racine, Paris, 2018

https://editions-lgr.fr/claude-luezior/  

 

 

 

 

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15 août 2020 6 15 /08 /août /2020 06:56
auxbellespensees.centerblog.net

 

 

 

 

Pourquoi ces amours-là

qui n’en sont pas ?

 

Gestes désespérés

cherchant le plaisir

 

illusion envolée au matin

telle un oiseau craintif

 

vide de l’âme

repoussant le souvenir

 

frissons du corps

contre cœur meurtri

 

vif désir à peine né

fragile comme un nourrisson

 

Pourquoi ces amours-là

qui n’en sont pas ?

 

©Kathleen HYDEN-DAVID

 

Extrait de « A cœur ouvert » Éditions France Libris 2019



 

 

 

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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 06:07
Maternité (1893), Elin Danielson-Gambogi

 

 

                                                                       A ma mère

 

 

Le long mûrissement

des jours

enfante la moisson

cachée depuis toujours

qui ressurgit chaque fois

lorsque nous croisons

notre pierre de naissance…

L’Automne par bonds successifs

invente un paysage

où flambent les couleurs

figures changeantes

en mirages de Signes…

… chants profonds des arbres

Montant des racines…

… parfums mélancoliques

d’une heure trop brève

où le peintre un peu fou

met toute sa Vie

dans l’arc en ciel

de son pinceau !...

Sur le chemin paisible

tu poursuis Maman

au bras de l’univers

cette marche admirable

vers l’invisible point

où s’accomplit le miracle…

Quatre-vingt-huit années

de tempêtes et de joies

entre la solitude

et le cri des blessures

avec toujours la foi

la force et le combat

pour un autre futur…

Ce jour anniversaire

révèle les sentiers

invisibles et secrets

qui comme les ruisseaux

murmurent à ton oreille

la berceuse du cœur

qui protège ta Vie !...

 

© Victor Varjac

Antibes, 29 septembre  2012

 

Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

 

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13 août 2020 4 13 /08 /août /2020 06:28
Photo J.Dornac©

 

 

 

 

Ici le ciel est tombé tout entier

dans le grand bassin bordé d'ajoncs

et ce n'est que surprise et battements d'ailes

Cols verts, pigeons, hérons ou tourterelles

se noient peu à peu dans le firmament

 

Glissement de silence perpétuel

Et pourtant l'eau d'en haut et l'eau d'en bas

continuent de converser

L'azur à mes pieds s'évanouit lentement

et puis revient comme l'âme de fond

On ne sait quelle était sa position originelle

 

Il se devine entre deux profondeurs

un bleu de Klein qui se décline

en douceurs et transparences divines,

si émouvantes que le vertige vous prend

et qu'il est bon de s'adosser à un tronc

sorte de mât aux cordages de lierre

 

Où est la terre ? Quelle est cette île ?

Où est la vraie position du monde ?

Canopée d'algues alanguies palpitantes

où se suspend la lumière en tremblant

ne permettant plus de différencier le haut du bas

Vertige de manège d'enfant...

 

Passe ondulant un rayon émeraude

qui ne dit pas son nom

suivi d' un tendre remous vaporeux

Poudroiement et silence d'or 

Ni souffle de vent

Ni clapotis

 

Les jacinthes d'eau à l'étiage

ont des renoncements d'Ophélie

dans les draps frissonnants des nuages

que l'ombre d'un grand saule bleuit

 

Reflets mêlés d'indigo, d'or et de turquoise

qui se noient dans le vert des feuillages

à peine teinté du bleu des lavandières

Blancheur des ibis tombés des prières

Douceur des pigeons à gorge d'ardoise

 

Ici, les constellations de saxifrages

ont un parfum de vanille et de miel

 

Vitrail vivant émergeant du rêve de Dieu

Tel est ce jardin d'eau illuminant les lieux

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

 

 

 

 

 

 

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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 06:42
"Just breathe" de Chrissy H.

 

 

 

 

 

Lorsque vos mains se referment sur une déchirure et que les anémones s’inclinent, pousse d’hiver en recherche de chaleur, suis-je feu de brousse dans le glissement des ombres ? Débris flammés enveloppés de bure, braise pour un nid cendré, onde mendiante venue des contrées lointaines, je ne sais plus.

 

Lorsque, indifférente à mon désarroi, la lune bâille tenaillée par le vent et que les étoiles tremblent contre la galaxie des rêves en ébauche, suis-je  frileuse dans les rets de l’enfer ?

 

Harmoniques sans partition, lèvres en gémir à la douane des chimères, je ne sais plus.

 

Lorsque les mots s’effilochent aux berges du vertige et qu’une plume, valse lente, calligraphie un ciel déchiré de regrets, je suis un oiseau sans ailes au bord d’une source de silence.

 

©Nicole Hardouin

 

 

 

 

 

 

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11 août 2020 2 11 /08 /août /2020 06:24

 

 

 

 

Si je suis lasse de tous ces maux,

De toutes ces guerres,
Des regards jetés trop fiers
Des feux, du fer, de l’eau

Des immondes ignorances
De ces incohérences...
Si je suis lasse de tout ce temps

Violant, volant, violent

Explosant le présent
Dans le désert des serments...

 

Mais je ne suis pas lasse de t’aimer...

 

©Lydia Montigny

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

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