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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 06:07
Qui es-tu – Victor Varjac
©Jeremy Geddes
 
 
 
Qui es-tu
admirable folie
un coquillage magique
crépitant de soleil
ou bien l’écho de ma pensée
investissant l’espace
de volutes enchanteresses
ou encore ce vent des sables
qui ordonne
à l’essaim de poussière
la danse des mirages ?...
 
Rêve inexploré
qui touche le versant
inouï de l’espérance
tu portes le parfum
étonnant de l’aube
comme une peau nouvelle…
… effluve qui s’effeuille
à l’approche du jour
je sens ruisseler
sur mon corps inconnu
ta chanson de lumière…
 
Sève qui coule
et déborde
tel un rire cristallin
mène-moi
je t’en prie
à la muse du cœur
où le sang trempe l’ombre
dans l’oubli de l’artère
pour renaître sans tache
au festin de la vie…

© Victor Varjac
Antibes, le 30 novembre 2000

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS




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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 06:25
Le reliquaire des songes - Nicole Hardouin
L’heure des chimères, huile sur toile de Hugues de la Taille©
 
 
 
 
 
Nuit d’été, dis-moi pourquoi ses lèvres, aux odeurs de festins intimes, viennent encore s’abreuver à mon attente ?
 
Syllabes de feu sur ma peau.
 
Mirage aux yeux d’obsidienne, vénéneuses illusions. L’érotisme déchire ses ronces
 
Lourde nuit d’antilope fauve et de soie sauvage, ses yeux me font transpirer dans le brasier des souvenirs. Ils dévastent mes versants alors que la chouette hulule sur mes insomnies.
 
Nuit oppressante, tu moissonnes mes désirs.
 
Lèvres en gémir, à la douane des chimères, ma nudité est une harmonique sans portée.
 
Indifférente à mon désarroi, la lune bâille, les étoiles s’enfoncent dans les ravines de l’impalpable. Le silence se démembre dans le reliquaire de songes en ébauche.
 
Opium des abysses.
 
Nuit affamée, compagne du nautonier, au plus noir du noir, tu tiens conclave, toi seule possèdes la clé de l’aube. Je suis à ta merci.
 
Tu me voles mes rêves.
 
Clos tes divagations ciselées de braises palpitantes, je ne veux plus t’entendre, cesse tes murmures qui me fouaillent et ravivent les précipices à la reliure des corps.
 
Nuit délirante, nuit cauchemardesque, nuit affolante avec lequel de tes visages vais-je devoir cohabiter ce soir ?
 
©Nicole Hardouin
 
 
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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 06:32
L’anti-mythes – Michel Duprez
 
 
 
 
 
L’essentiel, pour moi, dans la vie, n’est pas de paraître,
mais seulement d’être.
être ce que je suis en m’abstenant à tout prix
de suivre qui que ce soit.
Alors, quand la foule s’écrie haut et fort :
« Laissez-les passer, ce sont des personnalités ! »,
je demeure perplexe.
Une personnalité,
on en a ou on n’en a pas,
un point c’est tout.
 
Hélas, les gens absorbent tout comme des éponges.
Un personnage historique, au fond, n’est rien de plus
que l’acteur de sa propre vie,
personne d’autre que lui-même.
 
Et puis toutes ces légendes, ces pures inventions de l’esprit,
la plupart du temps à propos de quelqu’un n’ayant même pas existé
mais qui serait en mesure de nous servir de modèle !
 
Allons, allons… à quoi on joue ?
Parce que le spectacle,
aujourd’hui,
il est dans la rue
là-bas où même les plus grands artistes ne seront jamais que de passage.
Celle ou celui qui imite un mythe
devrait savoir qu’un tel choix
est voué d’avance à l’échec.
 
Non, vraiment, j’en ai marre de tous ces bobards
et profite de l’occasion pour vous l’avouer en toute franchise :
Je suis un anti-mythes.
D’autant plus que ces derniers,
ça crève les yeux,
sont bien trop complexes.
Surtout celui d’Œdipe.
 
©Michel Duprez
 
 
 
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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 04:27
Rencontre avec Joe Black – Djida Cherfi
 
 
 
 
…la Mort se mit à pleurer !
(Ceci est un Hommage au film américain « Meet Jeo Black » une histoire d’amour entre la Vie et la Mort !)
 
 
 
 
Un jour, la Mort tomba
sous le charme de son opposée.
Elle décida, alors, de séjourner
dans le monde animé
pour pouvoir apprivoiser
cet univers très mouvementé
dans lequel elle s’était matérialisée.
 
Avec un futur défunt,
elle conclut un marché,
celui d’être accueillie
en échange de plus de temps
Auprès des aimés.
L’homme fut enchanté,
et la Mort put rester.
Sous son toit, elle se logea et,
elle apprit à rêver…
 
Au fil du temps,
l’Ange de la Mort
fini par s’amouracher
de la vie et de ses excès.
La dernière l’ayant envoûté,
devint pour lui un danger
en lui apprenant à respirer
pour mieux le faire suffoquer.
 
Habituée à cette perle de plaisir,
l’Ange décida de la faire mourir
afin que de l’autre côté,
il puisse mieux la chérir.
Il semblait avoir oublié,
que si elle passait la grande porte,
la si merveilleuse opposée,
ne serait plus que l’égale qui emporte !
L’homme le lui avait bien dit,
et la Mort a réfléchi…
 
Au final, elle n’emporta que l’homme,
qui en larme fit ses adieux.
Son âme s’éleva vers les cieux
et la Mort ferma les yeux.
Des larmes furent versées,
quand l’homme se mit à pleurer.
Des larmes furent versées,
quand l’Ange se mit à pleurer !
 
En voyant la fin approcher,
La Mort, elle-même, se mit à pleurer !
 
©Djida Cherfi
15/09/15
 
 
 
 
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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:28
Aux lueurs frémissantes de l’aube – Michel Bénard
Eros, de J.C. Bemben©
 
 
 
 
 
Aux lueurs frémissantes de l’aube
Sur la soie des draps,
Les lignes de ton visage se profilent,
Doux, serein et sage reflétant
Ses nuances d’adolescence
Sur le grand miroir silencieux
Des parcelles délitées de la nuit.
Les chaudes sèves de l’amour
Montent à l’orbe de tes seins,
Ton corps parfumé d’essence huilée
Devient cette image de rêve
Où j’entends battre le cœur du monde.
 
©Michel Bénard.
 
 
 
 
 
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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 06:46
Visage – Ode
Oeuvre en tire : « Visage inconnu » gravure monotype de Ode©
 
 
 
 
 
Votre visage inconnu a visité mon ciel
Rencontre des saisons, des nuages
D'Est et d'Ouest, les vents éternels
Un jour de janvier ou d'octobre, pas très sage

Votre visage inconnu a visité mes eaux
Rencontre des montagnes, des plaines
Des rivières, du grand fleuve et du clair ruisseau
Un jour de calme où n'avait place la haine

Votre visage inconnu a visité mes rêves
Rencontre d'une nuit, à l'automne de mes printemps
Au rendez-vous des amours condamnées, brèves
Celles qui laissent cicatrices et souvenirs du temps
 
Votre visage inconnu a visité ma vie
Rencontre du bonheur, de l'émerveillement
Des joies immenses, des grands appétits
Celle des oiseaux fous trop gourmands

Et pourtant

Nous sommes perchés sur le même roseau
Du même chasseur, les cibles
Autour de nous le même vide
Captifs du moindre coup de vent
Et du même coup de fusil
 
Tremblants de ne plus être
Une fois tiré le coup
Tremblants de n'avoir été jusqu'au bout
Au bout de nous
 
Est-ce la chair énamourée
Qui rend coupable l'oiseau
Coupable d'avoir trahi l'espoir
Et y laisser son sceau
 
Votre visage inconnu a visité mon âme
Rencontre de l'éternité, aux odeurs d'une symphonie inachevée

Ode©
26 octobre 2002

Source : http://zodode.5.50megs.com/CS/visage.htm


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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 06:31
Brûlants frimas – Jean Dornac
©Valentin Podpomogov
 
 
 
 
Il pleut sur la ville
Il pleut sur nos cœurs
L’amour s’est en allé
Voir si nous sommes ailleurs…
 
Pourquoi est-il si volage
Lui qui est l’essence de tout ?
Au final, il ressemble à la vie
Il donne et reprend tout !...
 
Lorsque tu m’as déclaré ta flamme
Je n’osais pas même y croire
Mais quand tu t’es jetée dans mes bras
C’est la vie qui créait l’art !
 
Je me souviens de ce jour
Le ciel était bleu-canicule
Tu étais en robe légère
Et je voyais presque tout !
 
Plus brillants qu’une étoile
Tes yeux jetaient des éclairs
Non pas d’une surprenante colère
Mais lumineux de bonheur
 
En moi éclatait une tempête
Dont le vent était ma joie
La pluie était mon émotion
Le tonnerre venait de mon cœur !
 
Mais est venu le funeste jour
Où tu as plongé tes yeux ailleurs
En corps plus jeune
En cœur plus tendre
 
Un cœur et un corps
Que tu pouvais façonner à ta guise
Une âme que tu pouvais
Enfin, jeter avec toi en enfer !…
 
Tu as brûlé notre amour
Par besoin de destruction
Tu as réussi au-delà de tes espérances
Toi comme moi, nous n’avons plus rien
Puisque l’amour nous a fuis
Et fait de nous des maudits…
 
Il ne reste plus rien
Que les vagues brumes du souvenir
Pour habiller nos âmes
Et leur éviter les brûlures
Des frimas de solitude
 
©Jean Dornac
Lyon, le 18 juin 2017
 
 
 
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 06:06
Quand tu sens le besoin… - Robert Bonnefoy
photo J.Dornac©
 
 
 
 
QUAND tu sens le besoin de marquer une pause,
DIEU ouvre grand sa main pour que l’on s’y repose,
TE souffle quelques vers et T’invite à la prose…
DIT-Il que tu vaux moins qu’un pétale de rose ?
 
©Robert Bonnefoy
 
 
(Acrostiche d’après la bible)
 
 
 
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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 06:42
DANSE - Claude Luezior
Photo de Claude Luezior©
 
 
 
intensément je voudrais
apprivoiser ses arènes
où rugissent les fauves
 
et ses fibres andalouses
dont le corps s'abreuve
à d'intimes ferveurs
 
travestir le destin
lentement nourri
de rêves exaltés
 
disperser les béances
humer jusqu'à l'oubli
le vivier du partage
 
et l'incandescence du rouge
où convulse en bel orgueil
l'audace d'une éternité
 
avec des gestes d'archange
la violence de la foi
et l'élégance d'une fiancée
 
intensément tarir
nos blessures
goutte à goutte
 
©Claude Luezior
 
 
texte et photo de Claude Luezior
 
 
 
 
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 06:42
Ô papa ! – Kacem Issad
©L’auteur et son défunt père
 
 
 
Ô papa ! Si tu savais
Mes jours sont sans fin
Ni couleurs ni parfums
Ô papa ! Si tu savais
Je voulais être martyr
Tuer l’absurde et partir
Ô papa ! Si tu savais
Mes années se consument
Sans soupir et j’assume
Ô papa ! Si tu savais
Dans ma nostalgie
Je me repose et je gis
Ô papa ! Si tu savais
Mes fleurs se fanent
Et mon destin flâne.
Ô papa ! Si tu savais,
Si tu savais.
 
©Kacem Issad

 
 
 
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