Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 06:24
Photo jenovefa

 

 

 

 

 

Le passé est un présent

à la dérive

un avenir qui s’efface

dans le brouillard

de l’oubli…

 

Le sang sous notre peau

suit le même chemin

discret comme un murmure

dans l’oreille du rêve…

 

Il faut aimer

aimer sans réserve

aimer comme la lumière

qui tombe du soleil

pour vêtir le temps

d’un visage nouveau…

 

L’homme chante l’espoir

entre le tourment

et le malheur

comme une plante

sur un talus en friches

poursuit

sans jamais comprendre

l’épanouissement parfumé

de son rire solaire

et quand le fouillis du ciel

armé des lances de cristal

laboure la campagne

la terre porte déjà

les graines du futur

qu’un baiser de printemps

éveillera bientôt

car la naissance et la mort

sont les deux faces

de ce monde

pour l’éternité…  

 

© Victor Varjac

Le Vauban, mai 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
8 octobre 2019 2 08 /10 /octobre /2019 06:10

 

 

 

Il n’est de vide concevable
Que la nature trouve acceptable...
D’un « Rien » aussi insignifiant
Elle fait un « Tout » en le magnifiant...
Et si le monde mutait demain ?
On se dirait « Tout et Rien »
Le non-sens de l’ « être humain »...
Est-ce là « être humain » ?...
Ou ne pas « être »... quelle fin !...
Comme un vide dans la nature...
Je ne crois pas en Tous, mais en un cœur pur... 
 

©Lydia Montigny

 

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 06:32
Photos J.Dornac©

 

 

 

 

A l’aube du Vendredi Saint

Le soleil prend de la hauteur,

Point sur le « i » majestueux.

 

La nature a figé ses phrases,

Aucun vent n’épelle les feuilles,

Et les rameaux raidis s’exclament !

 

L’oiseau a suspendu son chant

Dans le point d’orgue du silence.

 

Une parenthèse éternelle,

Un gouffre, un abîme, un instant !

 

Seule une cloche, au pâturage,

Appelle à respecter le deuil

Des humains recrucifiés.

 

© Luce Péclard


Extrait du recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier


 

 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
6 octobre 2019 7 06 /10 /octobre /2019 06:38

 

                                                    « Le poète est une voix » Nizar Qabbani

 

 

Chantre à la voix d’encre,

Je ne vous parlerai pas

D’elles,

Dans les siècles des siècles

Bâillonnées, excisées, violées,

Âmes voilées sous le linceul de la nuit,

Ni de celles emprisonnées,

Combattantes de leur liberté.

Non, je ne parlerai pas de celles

Lapidées, humiliées,

Ni de celles victimes de violence,

Mères déchirées en leurs entrailles,

Filles impures rouges de leur sang.

Je ne vous dirais pas

Les cris silencieux des esclaves sexuelles

Ni les paroles brisées de l’oiseau blanc

En cage sur la pierre de l’autel,

Autodafé du sacré.

Ne pas se souvenir de celles brûlées vives.

Plane encore le nuage oppressant de la sorcellerie

Sur les bûchers d’un autre âge.

Ne pas voir le reflet des silhouettes

Qui se tordent enlacées au feu de la haine.

 

Je veux écrire

La femme faite flamme,

Racine d’une terre nourrie de soleil et de miel

À la lumière du ciel mêlée.

Si chacune de ses larmes était une perle,

Une chaîne de nacre courrait tout autour de la terre

Immergeant les margelles de l’univers gémissant.  

 

©Nicole Portay

Poétesse

Déléguée BDR de la Société des Poètes Français

Responsable Nationale du concours de poésie jeunesse SPF

 

site: www.societedespoetesfrancais.eu     

blog: www.societedespoetesfrancais.net     

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
4 octobre 2019 5 04 /10 /octobre /2019 06:35

 

 

 

 

L’aube à son front coule entre ses cornes,

Il boit ce jus clair de fruit jeune sur sa lèvre.

Pan s’ébroue, la nuit s’échappe de son poil,

S’étire, se gratte et c’est un rire qui tombe de sa côte.

Il ramasse l’éclat et le place au moelleux de sa langue.

Nouveau-né aux creux de ses joues,

Pan le retient au rempart de ses dents.

Rire et salive se mêlent, lève un chant

Que sa gorge roule en cascade

Que sa gorge cuit de soleil. 

Son pied sur l’entame du jour

Entonne la mesure.

Dévers face aux nues,

Pan chante sur la terre.  

 

©Béatrice Pailler

 

Revue Souffles : hommage à Joseph Delteil

N° 258-259-Juin 2018  

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 06:25
Dessin de Robert Desnos en novembre 1924

 

 

 

 
Le crack te traque, t’attaque, tu craques,
Tu oses la dose, la chose explose,
D’un coup, tout mou, tu oublies tout.
Le « taz » t’embrase, le « taz » t’écrase,
C’est fort, ça mord le corps, milord.
 
Une chaîne, souveraine, se promène dans ta veine,
Et t’attache à un flash qui t’arrache et te hache
Le caillou, te secoue, te dissout, te rend fou.
Quand il vient, c’est un lien qui te tient comme un chien,
Te menace, te terrasse, te dépasse et s’efface,
Mais te laisse ta détresse à l’adresse, ad patres.
 
L’adolescence, on t’influence, quand tu commences, tu vois Byzance.
Indifférence et circonstance, hors assistance, tu recommences.
Accoutumance et dépendance et l’ambulance entre aux urgences.
C’est l’affluence et le silence pour la sentence. Condoléances !
 
Pour oublier, moi, j’ai choisi la poésie.
Je vois des flashs et je m’attache à les écrire
Et puis, surtout, tu sais, petit ! Comment te dire ?
La poésie ! C’est une drogue pour la vie.

 

©Gérard Cazé 







 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 06:35
« Dans le parc de veltrusy » - Antonín Slavíček, impressionniste tchèque (1870-1910)

 

 

 

 

 

Déjà les feuilles envolées

Achevées les symphonies

De cuivres et de pourpres majeurs…

Seul un soleil blanc

Aveugle les nuages

Et glisse sur les branches nues

Un frisson de métal.

Sous mes doigts une écorce blessée

Porte la cicatrice

De nos deux initiales…

Mais aujourd’hui je sais

Que mon temps est passé,

Et que tu ne viendras jamais,

Tout palpitant de sèves et de sang

Me donner l’illusion de la vie.

Bien longtemps après nous, mon cœur,

Quand nous aurons laissé en terre,

Notre trop tendre chair,

Les hampes des acacias

Déclineront encore

Leurs blanches floraisons

Et les châtaigniers

Déploieront vers le ciel

Leurs sombres apothéoses.  

 

©Denise Bernhardt


Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.


 

 




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 06:29
Photo J.Dornac©

 

 

 

 

Déjà̀ le rivage

N'existe plus

De nouveaux paysages

Sont à vue

 

Des femmes alanguies

M'attendent

Des hommes aux cheveux gris

Attendent

 

Mon avenir s'écrira

Entre les deux

Encadré par Dieu

Et des articles de loi

 

Les amarres

Dans la mer, tout au fond

Désormais l'horizon

Sur un air de guitare  

 

© David Chomier

 

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 






 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
30 septembre 2019 1 30 /09 /septembre /2019 06:41
Un ange passe…

 

 

 

 

Il suffit que tu me regardes avec tes yeux de biche

pour que je prenne aussitôt mon élan

et me demande encore à quoi ça sert

de nier que, depuis toujours, je suis ton fan le plus fidèle.

Or, chaque fois qu’un ange passe,

on dirait que le temps s’arrête en plein vol

et j’ai beau clamer mon innocence,

avertir que je ne suis rien de plus

qu’un simple intermédiaire,

un détail à mes yeux jugé presque insignifiant

vient régulièrement me contredire.

 

On me surnomme alors « Envoyé spécial »,

mais aussi, parfois, « Agent de transmission »,

moi, l’heureux messager de quelques souffles de vie

soigneusement prélevés au fond d’un corps d’oiseau

en apparence tout à fait ordinaire.

 

Il y a déjà bien longtemps que son aile gauche est condamnée.

La plus adroite, heureusement,

demeure intacte.

 

Ah, mais j’y pense :

Et s’il était ressorti en planant mine de rien par l’arrière-cœur

au lieu d’emprunter bêtement cette porte dérobée,

ouverte à tous les abus,

peut-être aurait-il eu plus de chance, après tout,

de passer inaperçu ?


©Michel Duprez

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 06:34

 

 

 

                                Ouvrir un livre, toucher les pages, sentir l'odeur particulière du papier, tout cela est un acte d'amour.

 


Le livre nous fait découvrir des paysages inconnus, d'autres peuples, d'autres façons de vivre. Il nourrit, distrait, il apporte espoir et force, une présence amicale, il met de la fantaisie dans notre vie quotidienne. On peut dire que le livre possède les pouvoirs extraordinaires d'un flacon rempli de sortilèges : dès que nous l'ouvrons, c'est comme si nous entrions dans un univers magique...
Je me promène dans les livres comme dans une forêt, une cathédrale. J'ouvre les grilles du rêve et je marche à la rencontre du soleil, je marche, et le monde vient à moi avec ses parfums et ses chants, ses joies et ses souffrances.

 


J'aime savourer les mots comme une friandise, comme une tartine beurrée de ciel. Je suis heureuse de les sentir vivre dans mon corps, réveiller toutes les joies dormant au fond de moi.

 


Livre mon ami, mon compagnon de chaque jour, je t'aime. Je mets ma joue contre ta couverture et je songe à l'univers qui m'attend. Et si tu m'es offert par un être très cher, j'écoute avec émotion, son cœur battre contre le mien.   

 

©Michèle Freud

 





 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche