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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 07:40

 

Le_Serment_du_Jeu_de_paume.jpg

David : Le Serment du Jeu de Paume



Les puissants ne t’épargnent pas
Tu es marchandise
Ou esclave de leurs marchés
Tu dois t’incliner
Approuver leurs guerres
Ils ruinent les peuples
Tu dois l’accepter
Courber l’échine et te taire

Mais tu es né libre
En ton âme et ton corps
Obéir, te révulse
Ta colère gronde
Tu n’as que faire
Des lois qu’ils imposent
Ces décrets de mort
Pour qui n’est pas « bien né »

Pauvre en ton cœur
Rose rouge germant en ton âme
Tu sèmes des graines de révolte
Tu les lances sur les terres
Fertiles ou arides
Déserts ou mers de glace
Les larmes des miséreux
Féconderont tes semis

Elles germeront tes graines
Comme les ronces
Elles enlaceront les cœurs
Les femmes et les hommes
D’un seul mouvement
Se lèveront, poings serrés
Contre les oppresseurs
Qui ne cessent de les violer

Tu risques ta vie
Mais que vaut-elle
Si tu n’es que serf
Des seigneurs nouveaux ?
Où se trouve ta dignité
Si tu es corvéable à merci ?
Vois le regard de ton fils
Il te veut grand et libre !

Ose la Liberté !
Ose la Résistance !
Ose la Révolte !

© Jean Dornac
Paris, le 13 juillet 2011

 


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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 08:27

 

2028290779_2.jpg

http://lantisociale.skyrock.com



Je glisse… Je glisse
tel un murmure de sève…
Je glisse en silence
et jamais le présent
ne se pose sur la pierre…
Tous les cris
à peine éveillés
retournent dans la mer…
L’ombre aspire
nos voix trop frêles
qui s’éloignent
de nos gorges perdues…
Je glisse… je glisse
sans fermer les paupières…
Le regard ne suffit pas
à retenir le paysage…
Comment jaillir
plus loin que notre marche
quand notre course aveugle
appartient à l’autre rive…
Ah ! si seulement
j’avais appris l’éternité
je ne glisserai plus
comme une larme
sur le visage anonyme
d’un univers imperturbable…

De quelle triste lumière
suis-je donc habité
pour n’être même pas
une chose qui passe
et s’offre indifférente
à l’ultime plénitude
de l’espace absolu ?...
Je glisse… je glisse
et ne vaut même pas
une simple prière
ni même le feu
d’une étoile infinie
qui tourne… tourne…
sa gloire d’étincelles
dans les bras de l’oubli…
Je glisse… je glisse
et ne sens même plus
la main ferme des jours
dans la forge du cœur !...

© Victor Varjac
Antibes, le 6 juin 2001

Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS



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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 07:41

 

monts bleus



On a tout fait pour que je sois

Un être rempli de savoir...

On m'a montré ce que je dois

Accomplir pour faire mon devoir.

Ne pas devenir un vaurien,

Présenter une image de marque,
Devenir parfait citoyen,
Grand diplômé comme un énarque !

J'ai regardé autour de moi

La "superbe" de tous les grands

Qui volent au nom de la loi

Parmi les familles des rampants.

J'ai quitté tous ces tabernacles

A la recherche d'un nouveau monde,

 Plus loin que la cour des miracles,

 Dans le jardin de Rosemonde.

Dans ce beau décor enchanté

En bordure des ruisseaux d'eau vive,
J'ai retrouvé la Liberté

Au sein d'une vie affective.

Mais les barreaux du quotidien

Ont emprisonné mon amour.

Epines et ronces sur mon chemin

Ont étouffé mes plus beaux jours.

Il me fallait trouver jardin

Où le bonheur pousse et fleurit,
Où le soleil, soir et matin,
M'illumine et me réjouit.

Le poète est toujours dément,
Mais il se libère de ce monde

Où souvent l'environnement

Brouille et fausse les ondes...

Musiques d'Amour sans frontières,
Chants d'oiseaux, Rires de Vie,
Floraisons de vie printanière,
Souvent proches de l'utopie...

Les Poètes offrent des bouquets

Dans nos prisons de l'habitude,
De grands Espaces de Liberté.

Et c'est pour eux le grand secret !

Pierfetz©



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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 07:21

 

Irak-Enfant.jpg

http://info.catho.be/2011/07/06/lirak-pays-dangereux-pour-les-enfants



                                                  A Athanase Vantchev de Tracy


Poète laisse tes vers couler
Tel le sang dans mes veines
Que cette larme puisse rouler
Dans mon for, étang de peines.

Poète, pousse à ses limites
Ce verbe qui nous éclaire
L’inconscience nous irrite
Sur cette partie de la terre.

Poète, surfe sur la virgule
J’ai avalé bien de points
Point ne tue le ridicule
L’espoir peut revenir de loin.

Le malaise est profond
Et la Libye n’est pas loin.
Quand on touche le fond
L’attention n’a qu’un coin.

Cet enfant dans la rue
Contraint, longe les murs
Regardez-le, tel un perdu
Dans ses pas moins sûr.

Cette fille sous le pont
Robe déchirée, sur les os
Frêle, tournant en rond
Soumise, sans dire un mot.

N’oubliez pas ce vieux
Dans son long silence
Il s’accroche à ces lieux
Sage, sans perdre patience.

Songez à cette vieille
Elle peut être votre mère
Dans son profond sommeil
Elle rêve de ton grand père.

Poète, pèlerin sans bâton
Tes vers si vivants soulagent
Ta plume contre rats et ratons
Pour la vérité loin des mirages.

Poète, assidu je vous écoute
Che Guevara, doit être fier
Martyr il a décrit sans doute
Le noble sens de la prière.

© Mouloudi Mustapha



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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 07:18

 

zeus.jpg

http://last48hours.com/actu/qui-est-zeus



Je sens ton souffle
Peser sur mes épaules en une froide caresse
Le poids de ton regard
Qui me jauge et me juge et me fixe sans cesse

J’écoute ton silence
Et ce chant qui m’appelle des tréfonds du néant
L’écho de ta présence
M’envoûte et me suspend dans les mâchoires du temps

Tes doigts fouillent mes entrailles
Et triturent mon âme
Ton souffle brûle mon être
M’envoûte dans la douleur

Et je sais que je suis

Jouet fragile
Pantin tenu en laisse
Par Dieu et ses démons

© Thierry Deschamps.

http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr



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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 07:25

 

Arthur-Rimbaud-a-Paris--3-.jpg

© Arthur Rimbaud à Paris par Ipoustéguy



La sculpture est un poème que l’on peut caresser. – Janez Zorko –


Sous l’emprise de l’émerveillement
Poète, je vais à la rencontre
D’une révélation granitique,
Avec l’étonnement de l’enfant,
C’est une danse spatiale,
C’est la résonnance germinale,
Pour le bleu d’une fugue ciselant
Son empreinte sur un torse de lumière.
C’est l’essor mélodique
De l’oiseau prenant son envol
Jusqu’à la ligne d’horizon,
C’est le poème d’argile
Déliant ses ellipses de beauté.
C’est la vigne minérale
Offrant ses fruits prophétiques
Au cercle de l’icône du ciel
Sous le soleil de minuit.

© Michel Bénard.



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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 07:52

 

William-Adolphe_Bouguereau_-1825-1905-_-_Inspiration_-1898-.jpg

© William-Adolphe Bouguereau






 Que je te parle, amour

Laisseras-tu tes lèvres asséchées

Absentes aux miennes

Jusqu'à la fin des matins du monde 

Laisseras-tu mes terres craqueler

Retenant la pluie de tes larmes

Laisseras-tu le feu les raser

Jusqu'à devenir terres brûlées



Me laisseras-tu sans réponse, amour

Comme tu l'as fais dans tes toujours

Le dialogue des amants se fait jour



J'ai posé mon âme sur la tienne

Tu l'as accueillie à âme ouverte

Jusqu'à allumer les feux du ciel

Jusqu'à embraser mes plaines vertes



Et mon corps qui tend vers toi

De l'heure bleue à l'heure bleue

Ne sens-tu pas poindre le jour

Ce jour attendu de ton retour 


© Ode


Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions Les Poètes Français – Paris

Prix Alain Lefeuvre 2010



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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 07:42

 

penelope-bouguereau.jpg

© Pénélope - Adolphe William Bouguereau



Qui es-tu, toi que je croise
Au détour de ma rue
Pourquoi, ô surprise
En toi, je me suis reconnu ?
Ô combien de passants
Ai-je ainsi croisés
Visages connus ou inconnus
Que pourtant, je sais de ma famille ?

Quelle Pénélope tisse donc
La Grande Toile
Qui tapisse l’Univers
De l’alpha à l’oméga ?
Les uns sont fils de trame
Les autres, fils de chaîne
Qu’importe les couleurs
Noir, jaune, rouge ou blanc

Nous sommes les fils de la vie
Trempés dans le bain originel
Différents, uniques
Mais nés des mêmes parents
Il n’y a pas de races humaines
Rien que des frères
Soumis à diverses couleurs
Au cours du temps et des climats

Une toile uniquement blanche
Uniquement noire, rouge ou jaune
Ne serait que mortel ennui
Peinte de toutes les couleurs
C’est la vie qui explose
C’est la diversité qui s’impose
C’est la Fraternité proposée
Au-delà des apparences

Les crimes et les guerres
Tendent à déchirer la Toile
Si tu rejettes l’autre
Tu perces la toile
Tu l’enlaidies, tu l’abîmes
Mais si tu aimes
Si tu es solidaire
Alors, tu embellis la Toile

Nous sommes les Fils de la Vie
Trame et chaîne de la grande Toile…


© Jean Dornac
Paris, le 10 juillet 2011



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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 08:04

 

2001-a.jpg

http://noprincipioeraoovo.blogspot.com/2011_06_01_archive.html



Au premier souffle
de ma vie
l’âme de ton image
était en moi…
Dans l’ombre de mon corps
tu pressentais déjà
la splendeur des jours
qui marchait vers nos cœurs
ivres d’un commencement…
Sous le regard du sablier
ta patience liait
les fibres de lumière
tandis que je glissais
orgueilleux de ma course
sur la peau de ce monde…
J’apprenais l’ignorance
et fier de mon savoir
je découvrais la chute
car l’abîme jalouse
d’une étreinte mirage
efface l’altitude…
Mais toi tu tressaillais
dans l’arbre de mes veines
et préparais le feu
qui ronge mes entrailles…
Lorsque l’existence
éventra tous mes rêves
je sentis l’arbre
de ma vie
doucement se craqueler…
J’avais perdu le jour
qui ne m’appartient pas
et dus affronter
le dragon de poussière
pour ensevelir la ténèbre
et le cri de malchance…

© Victor Varjac
Antibes, le 27 mai 2001


Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS



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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 08:00

 

camisole-de-force.jpg

http://www.gilles-arnaud-sphere.com/?p=2968



Nourris d’illusions, abreuvés de chimères
Ils vivent ou survivent
Travaillant à la demande
Juste le droit de se taire.

Submergée d’ondes inutiles
La vie se faufile
Parmi les mensonges de rues.
Pas le temps de réfléchir
Pas le temps de se poser, se reposer,
A tire d’ailes, sans fin
Comme un vol de migrateurs
Qui ne saurait pas où il va.

Quelque part les maîtres des mots
Peaufinent leurs discours
Car il ne faut pas « que le bât blesse »
Au loin la souffrance pérennise
L’innommable :

Surtout ne dites rien, surtout ne bougez pas
D’ici on n’entend pas la terre qui s’effondre
Sous les bombes des tueurs d’enfants.

Surtout ne dites rien, surtout ne bougez pas
Les loups sont entrés dans la ville
Les loups ! avec leur Dieu de pacotille

© Denise Bernhardt

Extrait du recueil « L’amour du Monde », Poèmes à deux plumes, éditions « Le Vert Galant »
Ecrit par Denise Bernhardt & Duckens CHARITABLE



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  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
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