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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 07:10

 

France-Belgique-2009017_edited.jpg

Les âges de la vie - Léon Frédéric
http://mullercoderpa06.over-blog.com/10-index.html



Où sont-ils donc passés ces rêves de l'enfance ?
Qui nous tenaient la main, dans un monde d'espérance.
Nous montrant un chemin bordé d'arbres et de fleurs
Tout empli de lumière, de joie et de bonheur.

Où s'en est-elle allée cette douce sagesse ?
Qui irradiait nos cœurs, les baignait de tendresse
Nous menant en ces lieux où règne la Raison
Grand-ouverts à la vie, avides de leçons.

Où est-elle partie cette fleur d'innocence ?
Qui seule nous protégeait en une douce errance
Nous gardant à l'abri, l'âme et l'esprit sereins
Pour cheminer gaiement sans peur du lendemain.

Où s'est-il envolé ce printemps merveilleux ?
Qui nous laissait danser, nus, sous un ciel radieux
Nous écoutant chanter, rire à travers le vent
Profiter de la vie dans ses moindres instants.

Du paradis perdu, il ne nous reste rien
Qu'une sensation de manque, un douloureux besoin
Qui reste là, seule trace, de notre déchéance
Et qui nous rongera, quoique l'on fasse ou pense.

~~*~~

©Thierry Deschamps

http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/index.htm



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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 06:43

 

clap-cine.jpg

http://adozz-infos.e-monsite.com/categorie,cinemaaaaa,3473143.html



Moteur !
Et c’est parti pour les mots nus,
Attendris par l’éveil d’un regard,
Les mots doux qui vont droit au cœur,
Les cris de joie que l’âme est seule à pouvoir capter,
Les ronronnements de plaisir
D’une main gribouilleuse de feuilles,
Tous ces moments rares
Dont le souvenir à lui seul
Dessine un sourire sur nos lèvres.

Motus !
Et c’est fini,
Silence, on tourne en rond,
On reste en rade,
Se paie des rides,
Les yeux se ferment,
L’âme devient sourde,
La main se fige,
Le temps s’arrête
Et le monde entier regrette
Ou en tout cas semble regretter
De devoir se séparer de nous.
Car cette fois-ci il n’y a plus de doute :
L’heure a sonné de faire ses adieux,
Celle que l’on appelle notre dernière heure est arrivée,
Annonciatrice du « Grand Sommeil »,
qui gagne à tous les coups
Coupé.

© Michel Duprez



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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 06:53

 

les-parques.jpg

© Les Trois Parques - Marco Bigio



Assise sur boîte de Pandore,
Divine Parque hume l'encens:
Volutes de vie et de mort,
Eternelle offrande en suspens.

Elles étaient trois divinités,
Aussi envoûtantes que félines.
Naissance, vie et mort invitées,
J'ai préféré la plus câline.

Malgré ses ailes bien dressées,
Elle est là suspendue au temps,
Un temps fort de ma vie passée,
Quand les chats ronronnent un instant !

Elles étaient trois divinités,
Aussi sournoises que félines,
Naissance, vie et mort, déité.
La dernière m'est plus sibylline.

Quand l'astre d'or se couchera,
Tout ce petit monde en sommeil
Me reprendra toutes ses merveilles
Et mon rêve s'évanouira.

Pierfetz©
Décembre 2003

http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/IV-10Troisparques.htm



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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 07:05

 

Photographie-d-art-0019-Christiane-Bertrand--2-.JPG

© Christiane Bertrand – " Célestes calligraphies "



Juste le temps d’une méditation
Sur les trois visages de la vie,
Un simple coup d’archet
Caresse d’anciennes partitions,
Pour que vibre l’âme
D’une viole bleue ;
Juste le temps d’une psalmodie
Où l’on porte la faille
D’un monde inachevé
Au creux de la main.
Sous le ciel en délivrance
Nous avons croisé
Le visage d’une Sainte
Embellie par le feu des vitraux.

© Michel Bénard.



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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 07:02

 

Marie-Madeleine-a-la-veilleuse.jpg

© Georges de la Tour : La Madeleine à la veilleuse



Ces mots comme dentelles
Que l'on crochète au fil des jours
À la lampe du soir, même de la nuit
Ces entrecroisements en hors temps
Où le mystère des mots se dévoile peu à peu

Ces mots, chants des sources
Comme feu d'orage
Comme braise qui se consume
Au sacre du Grand Fleuve
Où le bel Oiseau des mers se pose sur l'épaule
Offre son calame au poète envoûté
Jusqu'à éteindre le jour
Jusqu'à allumer le soir
Jusqu'au profond Silence de la Nuit

L'Oiseau allongera l'aile jusqu'à l'aube
La dentelle des mots se déploie
Liberté de l'aile créatrice d'espaces infinis
Dans la Paix bleue des Silences
Flamme furtive de l'écriture
Éphémères moments couchés sur la page blanche
Instants précieux au rendez-vous
Des Mondes

Écrire et écrire encore en un cri sourd
Au sang qui bat à hauteur de l'Univers
Écrire, écrire encore en un Cri Libérateur
Sentir la Vie
Dans l'encre des Dentelles des Mots

© Ode

Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions Les Poètes Français – Paris

Prix Alain Lefeuvre 2010



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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 07:40

 

interieur-paysans---Louis-le-Nain.jpg

Détail de "Intérieur paysan" de Louis le Nain



Que suis-je d’autre qu’un enfant
Porteur déjà de cheveux blancs ?
Le temps a passé si vite
Rien qu’un éclair dans la nuit
Un rayon de lumière entre deux nuages…
Il me semble que, dans un instant
Je vais me réveiller, sortir d’un étrange rêve…

Que s’est-il passé, le temps d’un souffle
Pour que je ne me reconnaisse plus
Alors que je sais être moi encore ?
D’où sont venues ces rides
Qui me donnent l’air d’un sage
Alors que je viens à peine
De faire mes premiers pas ?

Qui m’expliquera la course du temps ?
Ô combien d’êtres aimés, déjà, sont disparus
Emportés par la grande vague
Des vivants ayant fait leurs ans ?
Qui me dira le mystère du temps qui passe
Alors qu’il n’est, peut-être, qu’illusion ?

L’éternité n’est-elle pas le présent ?
Sans la course du soleil
Sans la ronde de la terre
Que serait un jour, une nuit
Les saisons et une vie ?
Ô mystère de la création !
Que valent donc nos heures ?

Que valent mes vers, ces fleurs d’enfant
Au regard de la nuit qui approche
D’un possible néant ou encore
D’un éternel recommencement ?
Comment évaluer l’élan de mon cœur
Le poids d’une vie offerte
Pour que demain soit plus beau qu’hier ?...

© Jean Dornac
Paris, le 23 avril 2010



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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 07:21

 Klimt-792a2.jpg

© Gustav Klimt – La vie et la mort



                                                            A Alain Lefeuvre


Ta douleur mon ami
est la mienne aujourd’hui…

Nous rêvons de beauté
dans un monde sans âme
et lorsqu’une lueur
teinte les joues du ciel
nous courons à mourir
vers ce volcan d’espoir
et même si l’espace
est hérissé d’épines
chaque pointe renforce
notre course éperdue…

Offrir en sacrifice
notre cœur en lambeaux
pour boire l’éternel
à la coupe du sang
n’est-ce pas accrocher
les ailes de l’amour
à la beauté suprême ?...

© Victor Varjac
Antibes, le 24 novembre 2000

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS



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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 07:07

 

200908250624_zoom.jpg

 http://www.ladepeche.fr/article/2009/08/25/659526-Decazeville-Balade-en-montgolfiere.html


 
Un ballon dans le ciel
A sept heures du matin !

Goutte bleutée en suspension
Qui échappe à la pesanteur,
Effleure en biais la houle des arbres
Et finit par se fondre au loin
Dans la vague géante du Jura.

Il ne reste plus sur l’azur
Que quelques stries bien alignées,
Code-barre insolite de nuages.

  © Luce Péclard

Extrait du recueil « Le Feuil », aux Editions du Madrier



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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 07:10

 

5_juin_homme_presse_6846.jpg

 http://unjourunephoto.hautetfort.com/archive/2007/06/index.html



Tous mes sens vers ton image,
Pour flotter un instant,
Et envahir mon corps
Qui s'enflamme.

Sublime sensation au creux du ventre,
Vide merveilleux qui me
Fait frissonner.

Mille couleurs explosent en moi,
Des bleus, roses, verts,
Violines, rouges même !

Emois, caresses,
Suavité de ta peau,
Respiration dense,
Nous emplissons nos poumons
Du souffle de la liberté.

Arcs de nos corps,
Plume frôlant nos envies,
Douceur de ta voix
Montant du plus profond
De ton corps.

Courbes, pointes saillantes,
Doigts qui se brusquent,
Se cherchent, s'immobilisent
à la recherche d'un moment précieux.

Tellement intense cette envie de toi.
Las ! seuls ton indifférence et mes rêves
Répondent à mes sens éperdus.

Songes et poésie ont quitté tes envies,
Comment se rencontrer ?
Pressé tu me bouscules,
Lassée, je recule.

Je te quitte vite.
Cœur en chamade
Comme disent les chansons à quat' sous.
Je n'y arriverai jamais.
Je ne parviens pas à te trouver.

Toi, tout en efficacité,
Moi, tout en sensibilité.

Tu es le touche-à-tout insatiable,
Je reste l'écorchée vive,
Accrochée à la vie.
Ballotée.

Quel vide que l'activité et l'action,
Quel gouffre.
N'être plus qu'un emploi du temps,
Sans poésie.

© Dominique Dupuy



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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 07:05

 

oeuvres-contemporaines 0110

 © Alain Percy



                                                          ...Parole, Ecriture (Jean I - 1,18z)


Grand Esprit se fit peintre, après le grand chaos.
L'univers apparut, imposante sculpture,
Soufflé par le divin en un vibrant écho.
Sa musique a donné naissance à l'Ecriture.

Création du Verbe, source de la pensée.
Les mots jetés en l'air sèment la Vie, la mort,
Le Verbe se fait chair, la Poésie transport.
Graines d’où jaillit l’herbe, fruits de nos fleurs fanées

Expression de la Vie, dans son visage humain,
Les mots du Poète créent une histoire enchantée.
L'artiste sculpte le mot, une plume à la main
Et nous peint un écrit avec des mots chantés.

Du dessin à l'écrit, préhistoire à nos jours,
La forme a bien changé, les règles et les codes
Jalonnent nos chemins... Ignorent les contours
Quand l'amour de l'écrit peint des tableaux d'exode !

Exode du poète seul, confronté au néant
D'un cumul de grands mots à mettre en mosaïque,
Arlequin coloré ou Patchwork géant,
L'écrit prend une allure de roman héroïque.

Le jardin des lumières, ce monde merveilleux
fait de la Poésie un rêve qui donne vie,
Et dans ces moments forts, les plus silencieux,
La musique des mots devient eucharistie.

Le maître-mot de cette histoire,
Que le poète habille d'Amour,
Est bien plus puissant que la gloire,
Ce maître-mot se nomme Amiour* !

© Pierfetz

* Pour l'auteur, l'Amiour est un mariage complice
de l'Amour fragile et de l'Amitié sans limites...

"Le VERBE est bien la seule chose
que je n’ai jamais vraiment réussi
à maîtriser chez les humains."
Aurait pu dire Faust !

Le Verbe était divin.
L'homme en écrit des mots
Et ce qu'il en advint ?
Merveilles et chaos !

P.F.


Extrait du recueil " LA CLEF DES SONGES"
http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/IV-19VerbeParolecrit.htm





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