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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 08:46

 

femmes-4.jpg

© Photo Abderrahmane Zakad



Après tant d’années de murmure
Femmes ! Vous bousculez les décrets
La loi des hommes, les aventures
Se fêlent pour une liberté espérée

Une étape pour un ultime combat
Dans la fièvre de frénétiques envols
S’entend déjà un orage qui s’abat
Sur l’ignorance, le mépris et les viols

Le sablier se vide l’heure est à vous
Avant que le temps ne la reprenne
Eloignez-vous des marabouts
Ils empoisonnent votre oxygène

Quand vous aurez débité votre colère
Contre l’obstination et les rires sceptiques
Il nimbera d’hallucinantes lumières
Sur le sombre anonymat domestique

Votre domaine n’est ni ombre ni nuit
Ni dans des amours hermétiques
Et par le vent de l’esprit qui luit
Vous sassez les traditions cyniques

Femmes numides, moisson d’absences
Pour le partage du droit et du royaume
Aux arcanes des Assemblées du silence
Vous libérer c’est libérer les hommes

© Abderrahmane Zakad - Alger



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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 09:28

 

11078_deuil5_440x260.jpg

© Christophe Dune / flickr



J’en ai connues de ces vieilles demoiselles
Le cou toujours barré d’un trait de velours noir
Dans leurs mains de mitaines reposait un missel
Au fond de leurs yeux pâles la ligne bleue des Vosges avait perdu l’espoir.

Leurs jupes étaient trop longues leurs cheveux trop tirés
Elles hantaient les églises ignoraient les cafés
En perpétuels deuils d’éternels fiancés
Sur leurs lèvres trop fines la couleur des baisers s’était évaporée.

Au fond d’une armoire pendait encore jaunie
Une robe rose ou blanche un bout de ruban bleu
La robe d’un dimanche où elles avaient dit oui
Où le ciel était clair et l’avenir radieux.

Mais il y avait eu l’Alsace et la Lorraine
Honneur, devoir, patrie
Depuis tout petits on leur avait appris.

Et ils étaient partis et elles étaient restées
Enseveli l’amour dans la boue des tranchées
Et leurs larmes taries à force de couler
Jamais ne ressuscitèrent les roses d’un été.

Oui, j’en ai connues des vieilles demoiselles
Survivantes muettes d’un monde sans espoir
Les jeunes que nous étions parfois se moquaient d’elles
Plus tard nous l’avons su vous étiez notre mémoire.

© Annie Mullenbach- Nigay



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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 09:32

 

jeu-d-ombre-678343.jpg

© Catherine Auger ( http://www.linternaute.com )



L'ombre comme un parfum noyé
sombre au milieu des églantiers
à un pas de la lumière
à un pas de l’ombre
sous les lampadaires
de toutes nos obscurités …


où dérive en banc fauve
ces moments dérobés
l’écheveaux du désir…
les effluves de la passion
où se meuvent lentement
sous le rayon de lune
les rêves
moitié souvenir
et mi-réalité
attente espéré du geste fauve glissé à la volée
le baiser à la dérobé
la caresse à l’emportée
et l’aveux
derrière l’ombre de vos paupières
qui disparaissent dans la tempête
de vos cheveux sauvages
s’enfuyant sous le vent
dans les bosquets..

L’ombre comme un parfum noyé
s'enflamme
laissant dans le sillon de votre passage
les impressions furtives…
les restes éperdus d’un songe
qui aimait le ciel de vos yeux bleus d’amandes

Vous aviez illuminé tout ce côté de mai
de votre présence
l’encens des fleurs
le chant du hautbois qui émanait
dansant dans le bosquet de luminescences
où gravissait en notes roses
toute la musique où des anges
s’abreuvaient…

Montée ivre
comme la complainte de l’absence
le parfum
toute la fragrance
embruns d’un lieu
où la réminiscence
se complait
où j’infuse
en doses exacerbées
et touffus
chaque instant
de votre essence
fleur boréale au parfum noyé
dans l’iridescente mélopée
d’éclat d’archanges
qui ont baigné ce lieu
d’un moment d’éternité….

Et moi
comme immergé dans un parfum d’ombre
Je dérive
à un pas de la lumière
entre les bouquets embrouillés de résurgences
les affluents aiguës de votre présence
juste aux confins du geste
et de l’aveu
dans le ciel de vos yeux bleus d’amandes

Moi l’ombre comme un parfum noyé
dans le soleil iridescent de votre présence

Yves Drolet©



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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 09:21

 

gainsbourg.jpg

Infographie © Thierry Deschamps



On l'appelle Gainsbourg,
Ou bien ce vieux Gainsbarre
Qui parle sans détour
De la vie, de ses tares
Qui chante ses amours,
Qui hurle qu'il en a marre.
Si, la vie il est pour,
Il se fout du départ.

On dit bien qu'il se bourre
Mais, il aime les bars !
Il fume autant qu'un four,
Ses yeux brillent comme deux phares ?
Il ne cède pas son tour
Pour fumer un pétard,
Il en a les doigts gourds
Et l'air un peu hagard.

On dit que son discours,
C'est pas de l'Alphonse Kaar.
Qu'il a un drôle d'humour,
Alors là, il se marre !
Surtout quand un beau jour,
Il chante pour Bigeard !
Si son esprit est lourd,
Il emmerde les gros lards...

La mort lui fait la cour,
Il lui file rencart.
Il n'y a aucun recours
Il faut bien qu'il décarre.
Alors, salut Gainsbourg
On comprend qu'tu te barres,
Car malgré ton humour,
Tu dois en avoir marre...

~~*~~

©Thierry Deschamps

Source : http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/index.htm



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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 08:26

 

les amants

© François Boucher - Hercule et Omphale



La forêt est si dense
Que les chemins serpentaires
Se coulent sous les feuillages
Et des berceaux de lumière
Ont fait leurs nids dans les ronciers.
Le tremble des acacias
Veillera sur nos étreintes blotties
Sous les surgeons des châtaigniers.
Viens, l'herbe est si douce
Et ton sexe de jeune daguet
Se fait velours sous mes doigts.
Glisse-toi comme j'aime
Par effraction d'amour
Dans la ville interdite
Toute laquée de pourpre
Pour que se dilue ton histoire
En strates de plaisir.
Nos ardeurs ont mêlé nos racines
Ne pars pas, ne pense pas !
Ma vie toute entière tient entre tes mains
Tu es le maître de la lampe.
Je veux laisser mes doigts se prendre
A la résille drue de tes cheveux,
Et que ta langue me butine
Comme un papillon de nuit,
Je veux que nos cuisses se débattent
Telles des truites vives
Sur les herbes humides,
Et que tes caresses, mon amour
Soient une moisson de goémons
Ruisselants sur nos corps.
Ne pars pas,
Chaque absence déchire
Des fragments de ciel.
Écoute le silence des pierres
Tout un monde palpite
Dans leur danse immobile.

Laisse-moi m'endormir
Tout près de ton visage,
Ton front, tes yeux, ton nez, ta bouche,
Une musique de si loin venue
Pour égrainer la nuit.
Fermons les yeux,
La brise file nos paupières,
Ta bouche a la beauté
Des îles coutumières,
Tandis que mes baisers étoilent
Les paumes de tes mains.

© Denise Bernhardt
Le 05 08 2008



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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 09:29

 

murs.jpg

http://www.jym-constructions.be/



Comment parler des mots,
Nous les maçons-poètes
Qui les empilons brique à brique,
Cimentés de nos vérités ?

En faisons-nous les murs
De notre tour d’ivoire,
Ou des ponts dirigés
Vers l’incertain autrui ?

Une fois qu’ils nous quittent,
Ces mots ambassadeurs,
Pour suivre leur destin
En terres étrangères,
Nous sentons-nous vacants
Comme un ciel printanier,
Libres de toute entrave,
Ou bien dépossédés
De nos meilleures idées,
Prêts à recommencer
Pour nous sentir revivre ?

© Luce Péclard
12.7.09



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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 11:52

 

orgues.jpg

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:P1020662_Paris_Ier_Eglise_Saint-Eustache_Orgue_rwk.JPG



Les Halles, il pleut, il pleut, il pleut,
entre les lames, je flotte sur les pavés,
une béance m’attire, un portail bien lavé,
j’entre, une voûte immense aspire mes cheveux.

Frissons, frissons, dans cette demeure sombre,
plus rien n’existe d’autre hormis cette musique,
rendue par l’attention plus forte et plus mystique
et plus tragique encore dans ce temple fait d’ombres

© Claire Prendki



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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 08:29

 

argent.jpg

© Pieter Brueghel L'Ancien - La Tour de Babel



Argent virtuel
et anonyme
en ce jour nouveau
qui vas-tu immoler ?...
Qui vas-tu enrichir ?...
Les flèches de ton ascension
sur les lignes boursières
sont autant de potences
que tu ériges
pour pendre la liberté
des peuples innocents !
Tu brises d'un geste
sans remords et sans gloire
l'indépendance
de l'artiste
et la joie toute simple
de ses pas à venir…
Tu écrases la féerie
et la danse des dieux
pour ériger un temple
illusoire et cruel
où le Veau d'Or
trône sur la souffrance
des hommes sans futur
sans visage et sans voix…
Argent mortel et sombre
cercueil sans frontières
tu tires ta puissance
de la naïveté humaine
et tu bafoues l'esprit
brandissant des bas-fonds
tes graphiques absurdes
aux chiffres sanguinolents…
La fièvre ensorcelle
les faussaires du monde
mais là-bas… là-bas
tout là-bas
l'aube nouvelle
accouche d'un enfant
un enfant de la Terre
curieux et beau
comme le rêve
du premier matin
un enfant
avec le ciel dans les yeux…
L'orgueil… et l'égoïsme
cherchent à l’effaroucher
puis à vaincre son innocence…
Les sortilèges du Pouvoir
apparaissent alors
vêtus des promesses
de rires et de fêtes…
Mais l'enfant
demeure dans la lumière
cette image inquiète
qui trouble l'Avoir…
Alors la nature
se redresse
sur le mausolée
des poitrines ouvertes
brise le mirage
aux paroles perfides
pour que l'enfant
l'enfant aux yeux de ciel
puisse montrer
le visage du bonheur
et de la joie retrouvés…

© Victor Varjac

Extrait de la « La Rouille des Jours »
Antibes, le 17 juillet 2005



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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 09:22

 

reverie.jpg

© Wiosna de Axentowicz - 1853-1938



Un rêve de jeunesse


Auprès des Nénuphars,
Narcisse l'a perçue,
Dominant son miroir,
Cannelle est apparue.

Il joue du ricochet
Avec un(e) plate pierre,
pour se fair(e) remarquer !
La belle est bien trop fière
Et fait min(e) de passer...
Sans même tourner la tête,
Fidèle à ses pensées
Pour aller à la fête....

Ricochets...saute-minet,
Sur l'eau la belle ondule,
La vie dans ses cheveux
Et le bleu de ses yeux!

Le vent l'a emportée.
La mare n'est plus très claire.
Les années ont passé....
Cela s'est passé hier !

Moralité : Une pierre dans l'eau ne casse pas le miroir !!!
Parfois la mare n'est plus très claire !

Pierfetz©2002

Source : http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/II-1Reverielotus.htm



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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 08:52

 

champagne.jpg

http://leventrededieu.wordpress.com/2010/08/11/flute-a-champagne/



Je veille sur ma récolte,
Les raisins de tes paroles
Qui ont mûri dans mes songes.
Je songe à tous ces symboles,
Apparemment désinvoltes,
Dont le sens profond me ronge.
Je pense à toi quand je vis,
Quand je vois, quand je désire,
Dans l'ivresse de tes fruits
Et les chants de mon délire,
Ce bonheur presque infini
Qui me rend fou jour et nuit.

© Michel DUPREZ



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