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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 07:59

 

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© Jean-Michel Folon



Si le soleil ne sonde plus ton cœur
Si la nuit s’incruste en ton âme
Et que ta vie te semble dénuée de sens
Alors, mouille en pays de poésie.
Sur ses rivages, règne l’astre du jour
Et tu t’envoleras en terres d’harmonies.

Si la maladie rend tes jours odieux
Si de souffrance tu souhaites mourir
Si tes jours deviennent calvaire
Alors, cultive-toi dans les romans.
Tu moissonneras l’évasion
Le rêve et l’aventure.

Si ton esprit est mélancolique
Si seule la mort te semble désirable
Si tu crois qu’il n’y a plus d’espoir
Alors, immerge-toi dans la musique.
Envole-toi sur ses airs et mélodies
Danse jusqu’à souffrir de bonheur.

Si tes yeux ne distinguent que le mal
Si ton cœur souffre trop des absences
Ou d’un monde d’égoïsme et violences
Alors, contemple la peinture
Laisse ton cœur s’émouvoir
A la fragrance des émotions.

Si de lassitudes et déceptions
Tu ne crois plus en l’amour
Si tu crois qu’à jamais tu l’as perdu
Alors, tourne-toi vers la sculpture
Vois le jaillissement des formes
Et la séduction des plastiques symbolisées.

Si tu ne crois plus en rien
Si tu n’en peux plus
Contemple l’œuvre des créateurs.
Alors, tu verras couler en ton essence
Les saveurs oubliées
La guérison par la Beauté.

© Jean Dornac
Paris, le 20 janvier 2010



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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 08:25

 

fee-ignorante.jpg

© René Magritte – La Fée ignorante



                                                          Inspiré de "Smoke gets in your eyes"*


La fumée va dans tes yeux...

Un voile de fumée bleue,
Comme nuage au ciel,
Sorti d'un coeur en feu,
A troublé mon sommeil.
"Il y a des nuages dans tes yeux"

J'avais pourtant pensé :
Quand un amour se meurt,
Il suffit de danser
Pour chasser le malheur.
"Il y a du brouillard dans tes yeux"

On dit l'amour aveugle,
Même aux quatre saisons
Un chant d'amour se beugle,
On en perd la raison !
"Il y a un écran de fumée dans tes yeux"

Un voile de fumée bleue
Cache bien une larme
Dans mes yeux, mon aimée,
Mais mon coeur est en flamme...
Pas de fumée
Sans feu !
"Quand un coeur brûle,
la fumée va dans les yeux !"

Pierfetz©

http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/V%20-%207Dans%20tes%20yeux.htm



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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:23

 

image002.jpg

© Déviant Art



Le silence est sourd-muet,
Personne ne peut lui parler,
Personne ne l’a jamais entendu s’exprimer
Ni encore moins vu remuer les lèvres
Ou avaler sa langue,
Car il n’a pas de langue,
Pas de lèvres,
Pas de bouche,
Pas de tête,
Pas de corps,
Rien pour nous couper la parole.
Le silence est incapable
De desserrer les dents
Ou de souffler mot,
Mais c’est le silence,
Et, quoi que l’on fasse ou que l’on dise,
Un jour il finit par s’approcher de nous
À pas de loup.
Plus question d’étouffer l’affaire,
Quelqu’un prononce la formule magique,
Et il s’impose,
Forçant le respect,
Il s’avère dès lors si éloquent
Qu’il devient la voix même des poètes.
Le silence
- Qui peut dire ? -
Est,
Peut-être,
La conscience du monde

© Michel Duprez



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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:16

 

oeuvres-contemporaines-0017.jpg

© Salvatore Gucciardo



                                                                           Dédié à IRIS1910


«Faite pétrir ces mots
Sans sel et sans eau
Nul n’est de trop
Nul ne sonne faux.
Crins lisses ou frisés
A voix basse lisez
Cœurs sensibles, avisés
Sur la rime, miser. »

Mon frère regarde
Ma sœur s’attarde
Mon ami attend
Je m’accroche au vent.
Son frère amasse
Sa sœur ramasse
Ses amis entassent
Lui se prélasse.

Moi
Je cède mon regard
Je ne suis pas avare
Sans cesse en retard
Je sais tout de la gare.

Lui
A ses beaux bazars
Où tonnent les foulards
Jadis le maquisard
Qui défiait Richard.

Moi
Ce vieux misérable
Assis sur du sable
Sans assiette, sans table
Je reste un irritable.

Lui
Conteur de fables
En cuire son cartable
Pour les siens solvable
Pour les miens, décevable.

Moi
Comme jadis papa
Sans être un cas
Vie de chien, de rat
Je sais ce qui ne va pas.

© Mouloudi Mustapha
Alger le 17/03/2012



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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 07:40

 

Sans-titre-copie-1.jpg

© Thierry Deschamps



Amour
Amour tu m'as pris par surprise.
Je t'ai tant attendue
Oh cruelle méprise !
Oh ! Que de temps perdu !

Hélas j'avais si peur,
De me voir refuser
La clé d'or de ton cœur.
Que je me suis sauvé.

J'ai feins de t'ignorer,
J'ai détourné les yeux.
J'ai voulu oublier,
Que l'on peut être heureux.

J'ai préféré partir
Dans ce monde de ténèbres.
J'ai préféré m'enfuir,
Dans la plaine funèbre.

Ton regard merveilleux
A su m'en arracher.
Il m'a ouvert les yeux
Et je t'ai retrouvé.

~~*~~

© Thierry Deschamps


Son site : http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/index.htm



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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 08:05

 

magrittechateau.jpg

© René Magritte



Il faudrait inventer des commencements
Faisant jaillir des étoiles
De la baguette aux sortilèges.
Il faudrait inventer une ville debout
Qui mange la lumière
Et qui respire
Plus haut que les branches
Des arbres clairs.
Il y aurait des maisons calmes
Où battent les horloges,
Quand le temps n’est plus que le souffle
Des enfants dormant.
Il faudrait inventer des forêts
Pour féconder la terre,
Des champs et des vergers
Pour que vivent les hommes
Sur une île ouverte
Posée , comme une verte
Sur la mer.

© Denise Bernhardt
30 Avril 2007



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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 08:06

 

courbet.jpg

© Gustave Courbet - La belle irlandaise



Au hasard de nos réunions,
Tu me sondes par angles aigus.
Des échantillons de moi-même
Ici et là, de loin en loin.

Tu ne connais de ma personne
Que ces reflets en dents de scie,
Cet engrenage intermittent,
Points-traits de morse en soubresauts.

Que faudrait-il pour qu’entre nous
Les angles morts deviennent droits,
Que les bras s’ouvrent en accolade
Et que les mains enfin tendues,
Nouées à d’autres mains offertes,
Joignent la ronde autour du monde ?

© Luce Péclard
18.2.2010



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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 08:09

 

draw262.jpg

http://martinsinger.over-blog.net/article-chez-le-psy-20-72553664.html



Ne pas poser d’impossibles requêtes,
il faut vivre en athée pratiquant,
faut rêver, arc-bouté sur le temps,
à califourchon sur la queue de la comète.

Il est partout des beautés en éclairs,
de la transcendance, des fleurs en boutons,
des musiques liquides, infinies vibrations,
notes évanescentes débordant les cratères.

Je rêve, je vois des dents qui sortent des mâchoires,
je sais que c’est la mort, mon psy l’a dit,
il a la clé des songes, il le sait, il en rit,
je le paye assez cher pour mendier sans savoir.

Il joue avec les mots tous les jours, c’est agaçant,
moi, c’est la mort qui me compte fleurette,
pas la peine de me tuer, tout seul dans ma chambrette,
il me rassure comme un enfant, il perdrait un client.

Je lui dis, qui suis-je, je ne sais pas,
mon écriture change, je vieillis, je suis ailleurs et autre,
sur le divan, je tremble, je sue, je me vautre,
je me débats, je crie, il est tout silence derrière moi.

Il faut dire mon goût pour les tristes paumés,
mes petits papiers, mes notes fugitives, quelques griffures,
cette conscience trop aiguë des choses si peu sûres,
les mots toujours au-delà des mots fatigués.

Ai-je besoin de lui ? A-t-il besoin de moi ?
La juste transaction argent contre air frais
me relie à lui seul comme une bouée,
je paye mes silences et alors moi, j’y crois.

© Claire Prendkis



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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 06:39

 

pandora-waterhouse.jpg

© Pandore (Détail) de John William Waterhouse



Ô donnez-moi
deux… non trois… oui trois…
mais trois… trois
serait insuffisant
donnez-moi plutôt
une centaine que dis-je…
un million de vies
que je puisse dompter
la machine du temps
qui m’entraîne et me tue
dans sa course folle…
Donnez-moi toutes ces vies
toutes ces flammes
encore transparentes
je les animerai
du flot de mes artères…
je rougirai les corps
du feu de la passion
j’offrirai l’enfance
aux ailes de clarté
à l’ange du sang
qui métamorphosa l’argile
en souffle de lumière…
La mort traîne partout
son manteau de tempête
elle rôde et chasse
ainsi qu’une meute affamée
claquant au cou de l’heure
comme les crocs du fouet…
Elle pousse nos désirs
dans la gorge d’espérance
pour mieux vaincre nos cris
et les pendre impuissants
aux branches de l’abîme…
Mais si vous me donniez
les vies que je réclame
trois gouttes toutes neuves
d’un sang nourri d’espace
et un petit bout d’âme
qui pousse dans un rêve
cela me suffirait
à transformer la Roue
impitoyable des saisons
et ses paroles d’ombre
où les pièges de l’âge
touchés en plein vol…
disparaîtraient enfin
dans l’ornière du passé…
Je réclame trois vies
trois vies seulement
est-ce trop demandé ?...
Alors une… une seule…
oui une minuscule
à qui je donnerai mon cœur
pour essayer encore
avant de disparaître
d’inscrire sur votre front
la misère éternelle
de votre création…

© Victor Varjac
Extrait de "La Rouille des Jours"



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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 08:20

 

solitude-copie-1.jpg

http://www.fond-ecran-image.com/galerie-membre,ombre,solitudejpg.php



Merveilleux hasard qui a vu se croiser, se retrouver, s'entrelacer, se caresser leurs mots.
Moments discrets et rares de deux corps qui se touchent un court instant,
Poussière d'étoiles pétillant dans les yeux,
Amour, Toujours ...

Las ! Leurs yeux ne s'étaient pas trouvés que ceux de l'homme s'évadaient déjà au loin.
Bleus, ils étaient bleus, autant que les siens étaient noirs.
Puis, le silence pesant de cette fugace amourette s'est installé dans le plus profond de son mal-être.

Dites-lui, dites-lui !
Est-il possible d'oublier une illusion ?

Nuit après nuit, le mirage se reconstruisait pour mieux l'épuiser en insomnies cruelles,
Jour après jour l'histoire repassait devant ses yeux sombres.

Blessure à vif qui saigne,
Quand un éclat de rire sonne soudainement aux oreilles,
Quand un sourire accroche les souvenirs,
L'illusion de lui emplissait sa vie.

Tu t'es gourée d'histoire, la belle,
Tes étoiles qui scintillent,
C'est du roman à quat ‘sous,
Il ne faisait que rire à son plaisir,
Il y a maldonne dans le casting.
Quel vide habitait donc la femme pour que la douleur vienne ainsi coller à son âme.
Apprivoiser les abîmes de spleens un à un.
L'illusion des yeux bleus a la peau dure.

Vieillie, exténuée mais vivante, elle a choisi de laisser partir ce regard,
Elle l'a posé là, comme sur un autel,
Autel de l'oubli.
Elle y a posé ses souvenirs, les grandioses comme les bêtas.

Elle en a terminé avec les illusions.
Dieu que cela aura été long.

© Dominique Dupuy



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