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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 07:16

 

renoir.jpg

© Pierre Auguste Renoir



Si tu m’accordes tes pensées
Et le long ruban de tes veilles,
Je parcourrai de loin
Tes sentiers délacés
Promis aux nouveaux buts.

Si tu me fais connaître
Les nœuds des carrefours
Qui jalonnent tes pas,
Je couperai la route
En deux chemins distincts
Pour déjouer l’inatteignable.

Et si tu me désignes
La montagne de tes problèmes,
J’accourrai pour la mettre à plat
Afin qu’elle devienne
La voie et le projet.

© Luce Péclard
29.10.09



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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 07:45

 

mannequin.jpg

Photo ©DR



Lara-Oriane, ceinte de lumière, avance, femme bionique,
ses jambes de latex dansent sous les lasers,
ses hanches aiguës déchirent un halo vert,
tous la fixent car elle le vaut bien, Monique.

Le podium glisse sous Oriane-aux-pieds-légers.
Sur son corps lisse, un modèle modeste,
vingt-cinq grammes de mousse elasto-lazuralex,
cinq mille euros pour ce déshabillé.

Trois sorcières ratatinées au premier rang
entourent le podium de leur jeunesse enfuie,
cette mousse sur leurs chairs englouties,
cinq mille euros, une paille pour retenir Alban.

Le tout petit créateur entouré de ces géantes lianes
les chouchoute, ma chérie, ma chérie, tout est beau,
bisous, bisous, sur le sein plat, il n’ira pas plus haut,
Le fond de teint fond, vite, les caresses de Soufiane

© Claire Prendkis



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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 08:09

 

le_therapeute.jpg

© René Magritte



Assise sur son axe
notre terre poursuit
son vieux rêve d'espace
traînant dans son sillage
la valse des saisons...

Depuis les origines
la vie mène sa quête
de l'unicellulaire
aux êtres que nous sommes
mais le mal est entré
par une porte sombre
dans l'argile des corps
métamorphosant l'homme
en un tyran de chair...

Esclave d’un démon
au visage de chiffres
ravageant notre monde
pour un Avoir de dupe
les «dieux de la finance»
construisent leurs empires
sur l'échine des pauvres !...
Les lois sur le profit
massacrent par milliers
des êtres sans défense
sous les yeux impassibles
d'actionnaires anonymes !...

Poète....je te parle !
Je te parle ...Poète !
N'entends-tu pas les pleurs
d'un monde qui s'écroule
Ne vois-tu pas les jeunes
chevaucher la révolte
pour qu'un autre avenir
puisse exister demain ?...

Poète... Je te parle !
Qu'attends-tu pour t'unir
aux forces de Lumière ?
Mais qu'attends-tu...Poète
pour prendre la parole ?
As-tu peur de crier
comme un ange rebelle
ton amour de la vie
au milieu de l'arène
quand ceux qui nous gouvernent
affament les plus faibles
et bâillonnent tes frères
sur la dépouille chaude
et presque frémissante
de ta sœur Liberté ?

Poète...Je te parle !
Je te parle ...Poète !
Quand vas-tu te lever ?...

© Victor Varjac



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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 07:40

 

image002-copie-2.jpg

(Auteur non connu)



Les enfants de Theresienstadt


Maman explique-moi
Tous ces enfants
L’ange veillait sur eux pourtant
Dis maman
L’ange ?...
Ce n’était pas un ange

Mais maman
Deux grandes ailes
Seul les anges ont des ailes
Les anges et les oiseaux du ciel
Et les aigles mon enfant

Maman explique-moi
Les aigles sont des oiseaux
Des oiseaux de Dieu
Dis maman
Dieu ?
Il n’y avait plus de dieu
Plus une parcelle divine dans ces oiseaux-là

Maman explique-moi
Tous ces enfants
30 000 étendus là derrière les barbelés
Les aigles aux quatre coins tout noircis de fumée
Et personne ?
Personne pour s’arrêter

Maman
Ni homme ni ciel ni dieu
Que leur restait-il donc ?
L’enfer

Je suis seul
Rien que cendre et flamme
et sais
Rien n’existe. Amen.

Hanus Hachenburg, 13 ans, Theresienstadt

© Annie Mullenbach-Nigay



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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 07:28

 

morisot.jpg

© Berthe Morisot



A l'aube de mes sens, tu te fais vagabond,
Parcourant mes collines de ton désir fécond.
Comme un loup sauvageon, tu défriches mes marais,
Découvrant des savanes aux effluves secrets.

Tu rythmes ta marche à l'horloge de mon cœur,
Semant deçà-delà des myriades de douceur.
Tu avances prudemment sur mes chemins boisés
Pour ne pas effrayer mon soleil éveillé.

Tu chantes à mes fontaines des silences soyeux,
Buvant l'instant magique à la source de mes yeux.
Tu découvres un à un mes labyrinthes de lave,
Me rendant tour à tour maîtresse ou esclave.

Au zénith de mes sens, tu te fais aiguillon,
Dardant dans ma vallée le feu de tes rayons.
Tu embrases mes bois de ta chaleur de miel,
Butinant le pollen de mes fleurs charnelles.

Tu picores le blé de mes moissons d'amour,
Caressant les épis de mes soupirs velours.
Tu foudroies d'un éclair ma plaine la plus douce,
Usant de ta vigueur sans que rien ne l'émousse.

Tu fais naître le plaisir au fil de mes sentiers,
Musicien de ma peau aux arpèges enflammés.
Au silex de ma chair, tu inventes le feu,
Allumant mes forêts de tes brûlants aveux.

Au coucher de mes sens, tu te veux mon armure,
Veillant sur mon sommeil pour qu'il ne soit parjure.
Tes bras me sont auberge où je bois à la nuit,
Sombrant dans l'ivresse douce d'un plaisir infini.

Tu te fais lit d'azur où je rêve en couleurs,
Voguant sur l'air du temps vers l'Ile d'Accroche-cœur.
A ton souffle, je puise les mots que murmure ma bouche,
Inscrivant dans ton cou ma tendresse farouche.

Nos jambes qui se mêlent dessinent l'éternité.
Nos mains qui se cherchaient finissent par se trouver.
Nos sens dessus-dessous nous invitent à leur noce.
La table déjà se dresse pour le banquet d'Éros.

© Mahaut d’Ys



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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 08:19

 

baiser.jpg

© Henri de Toulouse-Lautrec



A ton baiser de nuit, je bois quelque mystère,
J’allume. Ton regard énamouré s’éclaire,
Ta bouche a son message et sur ma peau courant,
Me réduit à rien ton souffle conquérant.

C’est le moment-velours, l’instant d’extase tendre,
A force de baisers, je sens les cieux descendre,
Emplir mon cœur blotti sur ta gorge, ton sein,
Dont le pesant fardeau me suggère un dessein.

C’est le silencieux et réciproque hommage,
Que cède au fol enfant qui ne veut plus d’image,
De quoi courir le monde au creux de tes repos,
Oriental séjour aux incessants échos.

Ô doux baiser offert ! J’aime qu’il me rassure,
Dès avant cet oubli dont l’insigne mesure,
Sépare à chaque fois les amants en sommeil
Et nous prépare une ancre, aux berges du réveil.

© Claude Gauthier



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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 07:52

 

image002-copie-1.jpg

© Michel Bénard



Lorsque le noir d’encre
Révèle la voix du silence,
La musique du calame
Devient le plus beau
Chant de l’homme,
C’est la note sublime,
La ligne qui transcende la poésie,
Où grandit la prophétie,
Où s’embrase la beauté.
C’est la trace du cœur,
Le signe devenant visible
Sur un fond de ciel bleu.
C’est l’enluminure d’un souffle universel
Qui voudrait déposer sur le monde
Le voile de la connaissance.
Lorsque le noir d’encre
Dispense l’éclat de sa lumière,
C’est un fragment de parole sacrée
Réfugié au grain du parchemin.

© Michel Bénard.



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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 07:28

 

recueil ima

© Création de Ode - « Testament de Pénélope » sculpture de porcelaine.



Les mots sont restés en dedans,
à la porte de ma mémoire
Pendant tout ce temps
tu détenais le code secret
pour libérer mes parlures et mes songes
Il fallait bien que tu arrives

~*~

L'amour s'érige pierre par pierre
à la pyramide de nos sens.
L'amour est protégé
par nos mots de tous les jours.

~*~

Comme oiseau de papier,
Origami
Tu parais si léger
Au pied du Soleil Levant

~*~

Sons de musique celtique
sur fond de papier fait main,
ces mots, pour toi écrits,
mon âme mise à nue
Perdue ma pudeur,
l'heure est venue

~*~

La lumière de nos amours
filtre à travers le verre dépoli
des vitraux de notre Temple
Vision céleste

~*~

De nos errances
nous en écrirons les pages
mettrons une secrète citation en épigraphe
au chapitre de nos amours

~*~

Que jamais je ne perde
l'imaginaire fertile
créateur de rêves
Que jamais je ne m'éveille

~*~

Ne verse plus de larmes
je ne veux plus te voir pleurer
Sèche tes yeux, mon âme
Je suis là, tu sais...

~*~

Mes tresses défaites
ondulent en vagues salines et rougeoyantes
tu y passes ta main
tu t'y noies

~*~

Cet Ave Maria, chanté par Pale,
- voix de castra -
me remémore les odeurs d'encens
de notre ardente chapelle

~*~

Nos amours cristallines
si pures, si belles
sous cette nuit de lune pleine
bleues, nos amours
bleues

~*~

Oiseau si gracile
aux grandes ailes dorées si minces
Image de Beauté sublime
comme sculpture de Giacometti.

~*~

Emportés par le fort courant
des amours clandestines
les amants baignés
dans leur univers de nacre
s'enivrent au bain de minuit
des rêveries initiatiques

~*~

Nous tissons nos amours
à la lampe de la lune bleue
comme jolis tissus, précieuses étoffes
dans le creuset des créations multiples

~*~

Le Temps est la tissure
dont la vie est faite
Les amours nouvelles dessinées
taillées, cousues par le Grand Couturier

~*~

Magie du moment
Éphémère doré des instants créatifs
Temps de grâce
Heures sublimes de l'imaginaire

~*~

Le Chaos rendit l'âme
pour faire place au jour
Le Désir, principe de tout
fit naître nos amours

~*~

Retiens la nuit
jusqu'à la barre du jour
Dans notre barque bleue,
s'échouer sur l'Isle de nos corps désirants

~*~

Sur l'Isle bleue de nos rêves
le fil et l'aiguille reprisent les étoiles usées
par les milliardaires années
pour accueillir
la Mesure du Temps de l'Histoire

~*~

Coquelicot pourpré sur toi se pose
ton papillon déchrysalidé
boit ton suc en ton calice
Rituel sacré

~*~

Une Étoile dans ta main blanche
comme bijoux précieux
Une Étoile dans tes bleus
qui scintillent, yeux de feu
Une Étoile turquoise dans ta mer
pour la traversée océane
Une Étoile rouge aux longs cheveux
t'attend au soleil couchant !

~*~

© Ode



Il est strictement interdit de copier et publier ces « Petits Recueils » qui sont sous copyright sur quelque site que ce soit.

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 07:59

 

image002.jpg

© Jean-Michel Folon



Si le soleil ne sonde plus ton cœur
Si la nuit s’incruste en ton âme
Et que ta vie te semble dénuée de sens
Alors, mouille en pays de poésie.
Sur ses rivages, règne l’astre du jour
Et tu t’envoleras en terres d’harmonies.

Si la maladie rend tes jours odieux
Si de souffrance tu souhaites mourir
Si tes jours deviennent calvaire
Alors, cultive-toi dans les romans.
Tu moissonneras l’évasion
Le rêve et l’aventure.

Si ton esprit est mélancolique
Si seule la mort te semble désirable
Si tu crois qu’il n’y a plus d’espoir
Alors, immerge-toi dans la musique.
Envole-toi sur ses airs et mélodies
Danse jusqu’à souffrir de bonheur.

Si tes yeux ne distinguent que le mal
Si ton cœur souffre trop des absences
Ou d’un monde d’égoïsme et violences
Alors, contemple la peinture
Laisse ton cœur s’émouvoir
A la fragrance des émotions.

Si de lassitudes et déceptions
Tu ne crois plus en l’amour
Si tu crois qu’à jamais tu l’as perdu
Alors, tourne-toi vers la sculpture
Vois le jaillissement des formes
Et la séduction des plastiques symbolisées.

Si tu ne crois plus en rien
Si tu n’en peux plus
Contemple l’œuvre des créateurs.
Alors, tu verras couler en ton essence
Les saveurs oubliées
La guérison par la Beauté.

© Jean Dornac
Paris, le 20 janvier 2010



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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 08:25

 

fee-ignorante.jpg

© René Magritte – La Fée ignorante



                                                          Inspiré de "Smoke gets in your eyes"*


La fumée va dans tes yeux...

Un voile de fumée bleue,
Comme nuage au ciel,
Sorti d'un coeur en feu,
A troublé mon sommeil.
"Il y a des nuages dans tes yeux"

J'avais pourtant pensé :
Quand un amour se meurt,
Il suffit de danser
Pour chasser le malheur.
"Il y a du brouillard dans tes yeux"

On dit l'amour aveugle,
Même aux quatre saisons
Un chant d'amour se beugle,
On en perd la raison !
"Il y a un écran de fumée dans tes yeux"

Un voile de fumée bleue
Cache bien une larme
Dans mes yeux, mon aimée,
Mais mon coeur est en flamme...
Pas de fumée
Sans feu !
"Quand un coeur brûle,
la fumée va dans les yeux !"

Pierfetz©

http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/V%20-%207Dans%20tes%20yeux.htm



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