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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 07:17

 

tetedejeunefille.jpg

© Quentin de La Tour



Qui es-tu, femme mystère,
Qui agite mes nuits,
Que dans mes délires, j’espère ?
De ton souffle, je languis…

Tu brilles dans mon cœur,
Toi l’Astre, chant de mon âme,
Tu te caches aux premières heures
Et mon jour devient infâme.

Si ton reflet ne se dessine pas
Au cœur de mon iris,
Chaque seconde est un trépas
Où vivre n’est plus qu’un caprice.

Astre singulier au cœur de ma vie,
Lorsque tu te montres à mon regard ébloui,
Mon âme danse un troublant fado,
Disparaissent tous mes fardeaux.

Alors, au long des jours, tu m’illumines,
Et qu’importe si les jaloux fulminent.
Belle étoile du matin, tu es ma force,
Si je suis arbre, tu es mon écorce.

Resteras-tu encore, demain, dès l’aube,
À me montrer le chemin des fleurs,
Par monts, par vaux, tout autour du globe,
Me mèneras-tu vers l’infini bonheur ?

© Jean Dornac
Paris, le 7 avril 2010



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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 07:26

 

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© Alain Percy



La poésie resplendit comme un soleil.
Les images sont les rayons qu’elle trempe
Dans l’encrier du langage.
Seule ombre au tableau :
L’ombre justement,
Cette preuve incertaine
D’une certaine présence
En permanence à nos côtés,
Cette projection d’un être ou d’une chose
Qui n’est peut-être qu’un leurre
Et dont rien ne laisse présager
Ce qui se trame en elle,
Où quelques-uns d’entre nous, pourtant,
Confondant fausse opacité et lieu sûr,
Continuent de se croire à l’abri.
L’ombre,
Celle d’un doute,
Ce reflet à la mine sombre,
Cette silhouette illusoire enfantée par la lumière
Et aussitôt répudiée.
L’ombre,
Parfois fidèle,
Souvent trompeuse,
Dont il me semble avoir déjà été la proie
Et qu’il nous faut traquer, traquer encore et toujours,
Jusqu’à ce qu’elle ne soit plus
Que l’ombre d’elle-même.

© Michel DUPREZ
(inédit)



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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 07:25

 

enfant-geopolitique.jpg

© Salvador Dali - Enfant géopolitique observant la naissance de l'homme nouveau



Et si on allait
S’asseoir un instant
Là-bas aux limites du monde


Où tout n’est que souvenir
Et goutter dans l’interstice
Le silence des univers à venir

Les mondes
Ont déferlés
Comme des vagues rugissantes
Et au travers eux
Nous avons été
Et sommes encore
Rois et princes,
Errants
De ces ombres
Et malotrus des univers…

Et si on allait
Toi et moi,
Là où plus rien ne tremble
Cueillir cette fleur
Qui se découvre à mon soupir

Et si…
Toi et moi
On y était déjà

À regarder les univers fauves
Vagissant comme des enfants naissants
Dilapider leurs incroyables symphonies

Leurs abîmes de larmes
Et d’espoir
D’amour
Et de solitudes
La geste infini des êtres qui s’apprennent
Et s’en vont ainsi que des enfants
Se fondre dans
L’Océan éternité….
Pour renaître…
Au bout de tous les souvenirs…

Et si nous y allions

Pleurer à notre tour

Lever des empires
Des drapeaux des fanions
Taillader dans le juste et l’opprobre
Et insuffler
Souffler du vent intarissable des ombres et des devenirs

Et là s’asseoir
N’ignorant ni l’ombre ni la lumière
Juste être
L’étincelle
Et ne plus revenir…

Et si on allait
Ce soir
Là dans la seconde
Là bas

Aux limites du monde
Distiller le silence
Juste cet instant
Où le rideau
Se baisse sur cette éternité…

Et si on y était
Déjà


Au bout de tous les Souvenirs

Yves Drolet©



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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 06:47

 

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© Thierry Deschamps



Ton premier cri,
Comme je l'ai attendu, ton premier cri,
Oh, comme il m'a ému, ton premier cri,
La vie a retenti !

Ta première dent,
J'avais hâte de voir, ta première dent,
Petite perle d'ivoire, ta première dent,
Aussi belle qu'un diamant !

Tes premiers mots,
Je voulais les entendre, tes premiers mots,
Je pouvais les comprendre, tes premiers mots,
Papa, maman, bobo !

Tes premiers pas,
Ils m'ont rendu si fier, tes premiers pas,
Tombe sur le derrière, tes premiers pas
Et voilà patatras !

Et maintenant,
Mon bébé est bien grand, et maintenant,
Ton avenir t'attend, et maintenant,
Je t'aime toujours autant !

~~*~~

© Thierry Deschamps

Son site : www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/index.htm



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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 06:56

 

Rose-froissee.jpg



Tu m’écris les mots
Que l’on dit à vingt ans
Avec les parfums violines
Des premières amours.
Tu m’offres les prémices de l’aube
Baignées d’embruns salés
Et de clameurs.
Je n’ai que mes années
Lourdes de pleurs
Et d’amours indécises,
Que les roses froissées
De mes jardins
Pour nous couler
Dans le poème de la mer
Tout ruisselant d’étoiles.

© Denise Bernhardt



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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 07:35

 

chase_william_.jpg

C.W.Merritt



Naufragée, échouée
Sur les plages de chair et d’os,
Après la lutte avec les flots
Râpeux de sable ourlé d’écume.

Polie et repolie,
A force de rouler
Sur les meules d’eau claire
Aux reflets de couteaux.

Affilée, aiguisée,
Prête à couper, tailler, trancher
Dans les discours et les disputes,
Au vif des mots changés de sens.

Entêtée, obstinée
A déchiffrer les intersignes
Venus d’ailleurs et de partout
Pour transpercer le quotidien.

© Luce Péclard
22.3.2010



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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 07:05

 

Moon-Door.jpg

© René Magritte



J’ai poussé la porte du jardin
Tu n’étais pas là
J’ai poussé la porte à fendre l’âme
à fondre en larmes
Tu n’étais plus là
Disparue ton ombre sur la mienne
Et la terre, noire
L’été dernier elle était soleil de juillet.

J’ai foulé aux pieds l’herbe du jardin
Tu n’étais pas là
J’ai marché nu-pieds à fleur d’âme
à fleur de larmes
Tu n’étais plus là
Disparue l’ombre de tes pas
Et la terre, froide
L’été dernier elle était chaleur de midi.

Je t’ai cherché au fond du jardin
Tu n’étais pas là
Je t’ai cherché à perdre l’âme
à perdre larmes
Tu n’étais plus là
Disparue l’ombre de ton ombre
Et la terre, lourde
L’été dernier elle était ciel de lit.

J’ai cueilli une fleur au fond du jardin
Tu n’étais pas là
J’ai cueilli une fleur, une fleur de cœur une fleur de peine
L’été prochain elle refleurira
Mais tu ne seras plus là
Jamais

© Annie Mullenbach-Nigay



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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 06:44

 

P1010403.jpg

© Photo J. Dornac



La Seine fait son gros dos liquide
comme un chat en attente,
gris.

Les arbres dressent leurs ramures désertées
dans l’automne rampant,
noir.

Mon cœur bat en ondes de choc longues
jusqu'à la surface de mon corps enfiévré,
rouge.

Ma propre création m’est étrangère, enfuie
et telle l’eau changeante,
les feuilles absentes,
les ondes battantes,
elle amorce lentement sa dérive,
m’isolant, lamentable, sur ses rives.

© Claire PRENDKIS



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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 07:53

 

buste-d-enfant.jpg

© Paul Klee



Tu m'apparais si frêle
tenant à peine sur tes mots
mirage hésitant
entre le sentier du monde
et le voyage du ciel...
Je sens alors frémir
l'encre de ton corps...
Tu es si pâle
sous le regard soyeux
de ma lampe immobile...
Sur les pentes inconnues
d'une nuit qui s'évade
tel un précieux coquillage
tu confies à ma plume
l'étrange beauté
qui cueille la souffrance
et porte doucement
les griffes du mystère
jusqu'aux lèvres du coeur...
Déjà sur le papier
tu balbuties
pour ne pas mourir
et ton visage qui sèche
entre dans mes veines
comme l'écho
de mon âme perdue...
Enfant qui bouge
dans mon incertitude
comme un autre moi-même
je dois toucher ta chair
pour te reconnaître
et jouir de ta voix...
O mon dernier poème
mon ultime douleur
ne te retourne pas !...


© Victor Varjac

Antibes, le13 Septembre 2001.
Extrait de la Rouille des Jours
Editions Mélis 2010.



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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 07:16

 

Pierre-Auguste-Renoir-.jpg

© Auguste Renoir



Roulé sur son coussin, près de la cheminée
Il profite du temps. Sans même ronronner.
Ce doux bruit, que sa maîtresse apprécie tant
Lui, il le fait pour elle, intentionnellement.

Elle, elle croit qu’il l’aime. C’est rassurant…
Avoir cet animal qui vous flatte et ronronne
Lorsque vous caressez, de votre main qui donne
Tant de preuves d’amour, à cet indifférent.

Il se frotte à vos jambes, en miaulant
Et mange sa pâtée, si délicatement
Puis il prend une pose. Se lèche lentement
Tous les gestes qu’il fait sont souples et charmants.

Il est si doux, si calme, on ne dirait jamais
Que ce même animal fut quelques temps avant
Un fauve sanguinaire, un assassin prudent
Ne laissant à sa proie la chance d’échapper.

Il attend sa victime Il le sait, elle est là.
Son oreille attentive entend les petits pas
Il a bondi d’un coup et seul un petit cri
A percé un instant le calme de la nuit.

Se léchant les babines il est là, à nouveau
Imperturbable et calme il baille et il s’étire
Il règne souverain, sur son petit empire
Il ne fait rien pour ça. Il sait qu’il est très beau.

Et il s’endort serein, dédaignant sa pâtée
Intriguant sa maîtresse par ce refus soudain
Qui se dit qu’il faudra y penser dès demain
Emmener son matou pour le faire ausculter.

Peut-être avez-vous eu, chez vous un chat, un jour
Sans doute avez-vous cru qu’il prouvait son amour
Tandis qu’il se frottait, contre vous, ronronnant
Il vous marquait de son odeur. Tout simplement

Vous pensiez avec lui vivre la vie en rose
Mais en réalité vous n’étiez que sa chose...

Alain Springer©
15-10-2008



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