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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 06:53

 

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http://www.questionsuivante.fr/science_et_christianisme-57.html



Fille ou garçon sais-tu ce que pèse ton âge ?
Etincelle, rosée, azur, vapeur, encens,
Abreuve tes humeurs de ce bel apanage
De fugace séjour, puisqu’il est encor temps.

Ta vie ô toi, la prends, alors que jamais due,
Il y va de bonheurs, légers comme un soupir,
C’est aussi la liqueur, laquelle à peine bue
N’est jamais resservie. Eh ! Pourquoi te mentir ?

Diffère ce désir de retoquer le monde,
Bon nombre ont essayé sans plus y parvenir ;
Nourris-toi de ces riens que la sottise émonde,
Et dont la portée a des regards d’avenir.

Ce qui souvent t’agite est certes légitime,
Mais ta candeur sait-elle au bout de son élan,
Ce qu’adviendra de toi ? Sinon d’être victime
D’exiger sans crédits, quelques sots rantanplan !

De la vie accommode en ton cœur la mesure
Idéale en ces jours, et t’y veuille asservi :
Mûrir vient assez tôt ! Aussi, crains la blessure
D’avoir trahi ces temps, qu’un jour le temps ravit.

© Claude Gauthier



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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 06:28

 

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© Michel Bénard



Vouloir fixer le signe
Des poussières du rêve
Aux fragments de l’illusion,
Aux éclats de l’émotion,
Avec les encres de la mémoire
Perlant sur l’éther des pages,
Afin que la vie renaisse
De l’autre face
Du symbolique miroir.

© Michel Bénard.



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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 07:03

 

oeuvres-contemporaines-0043.jpg

© Lydie Godbillon



Je reviens à ta rencontre
Celle des Âmes
De la création et de la Nature
Je sais que tu m’attends
Comme j’ai la hâte au cœur
Et au corps de te retrouver

Brises de sable et de grands flots
Vagues brûlantes de vent
Où le désir se dérobe et se renouvelle
Sans cesse

Le poète me l’a dit
Tu es mon Amant
À l’heure où le Soleil
Passe tout entier de l’autre côté des persiennes
Pour laisser place à la nuit
Je plonge mon corps dans tes eaux
À la hauteur de mes hanches embellies
Sous le regard bleu de la Lune
Et, balayant toutes les lois
Nos eaux se mélangent
Pour donner naissance
Aux Étoiles
Que je porte en ma chair

Au sein de ta Terre féconde
Je suis celle qui fait
Couler les mots
Dans une douce étreinte
Au bouche à bouche de l’Amour
Je suis celle qui fait pousser tes fleurs
Aime tes arbres et leur ombre
Derrière les mots que j’écris
Tu es là, toujours
J’entends le Verbe de ton Âme
De poème en poème

La marée monte et descend
Ce sont les battements de ton cœur
O sentir ta présence dans la chair du poème
Comme l’Amour qui se lève
Au passage de l’Oiseau
Folle passion, délire de Feu
Étreinte infinie du Désir

Je suis celle qui court après la Vie
Avant que le Temps ne lui fasse Signe
Qu’il est temps de retourner aux Origines

Je suis fille de la Voie Lactée
Née d'une Étoile Filante
Fécondée par toi
Mon Fleuve...

© Ode
9 juin 2010

« Dans l'Univers Imaginaire de Ode »
Poésie et Arts Visuels
http://zodode.5.50megs.com/



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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 06:36

 

circoloolis_la-memoire1.jpg

© René Magritte



Défilent les minutes
Que rien ne saurait arrêter,
Par même nos interrogations....

Défilent les minutes
Que rien ne saurait arrêter
Par même nos interrogations.
Et elle attend, la Blafarde
Patiente jusqu’à l’heure dite
Avant de nous mener au néant…

Nous nous démenons
Nous croyant éternels
Nous imaginant importants
Alors que nous ne sommes
Pas même poussières d’étoiles
Juste feux follets à l’aune du temps.

Il faut d’abord vivre l’infernal
La Salsa des épreuves
La Sarabande des échecs
Pour comprendre, enfin
Que nous ne sommes
Qu’infimes dans l’infini…

Ce n’est qu’avec l’âge
Le flot des blessures
La misère de nos réussites
Que se lèvent les voiles
Qui dissimulaient la beauté
Au creux de nos âmes.

Dérision du temps
Qui nous dévoile ses trésors
L’extrême beauté de la création
La profondeur de l’amour
Alors que nos forces
Doucement, s’éteignent…

Effrayante moquerie de l’existence
Qui, tout juste avant le trépas
Eclaire, ô combien crûment
Les dérives humaines
Le déchaînement des passions
Aux jours de nos saisons…

Beauté et misère
Se mêlent étroitement
Au creux de nos âmes
Laissant un goût amer
De désirs jamais satisfaits
Et de regrets sans consolation.

Défile le temps
Arrive, déjà, l’hiver…

© Jean Dornac
Paris, le 22 mars 2010



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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 06:32

 

etang2.jpg

http://arbrealettres.wordpress.com/tag/epopee



Partant à la recherche du gardien des promesses intenues et des indiscrétions mal venues
Entre l'aube et l'aurore la mélancolie diffuse des pistes nouvelles dans les allées du ciel
Serpentant les montagnes cherchant un point d'ancrage
Le jour s'effiloche comme un souffle d'ailleurs dans la tiédeur du matin naissant
Somnolant dans un relent d'oubli
Les angoisses des âmes chimériques errent dans l'imaginaire le plus profond
Où l'abstrait et la fiction racontent les carambolages du hasard
Des accords symbiotiques suscitant le rêve ou les utopies inaccessibles deviennent réalités

Le nomade jouit de la complaisance des harmoniques de la pensée
La fulguration du jour s'accouplant aux minuscules parcelles de rosée des paysages habités
Et le conteur visionnaire mire à travers la persienne aux paupières mi-closes l'ombre fluide de son double mouvant
Son œil s'évade évasant les vains espaces où les pas de son frère inconnu flottent le long du flanc des vérités éternelles
Ludique il se réjouit des improvisations ciselant la vastitude du rivage de la mémoire révélée

Voyageur effréné la silhouette de l'homme sillonne les variantes légendaires des secrets oubliés et des dires interrompus
II plonge impoliment dans la cadence de l'ambiance d'une vie parallèle
Et prend son envol impétueusement là où la lumière accentue le raffinement du rideau de dentelle
Ses flancs frémissants devancent l'exquise connivence parsemant l'exubérance de son intrépide randonnée
Sur l'île il rencontre l'âme sœur ou son autre moitie

Depuis les mythes l'histoire raconte que dans le rituel du lieu
Clef précieuse du mariage de l'imaginaire et du symbole
Chacun retrouve son double
Pareillement curieux de voir s'animer le sien dans le rationnel ou dans l'absurde

Et le dormeur se perd dans la fine mousseline des nuages s'étirant jusqu'en fin d'horizon
Son rire moutonnant par endroit l'azur de pyramides de lumière

© Marie Alice Théard



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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 07:16

 image002.jpg



Ils ne mouraient pas tous, non,
Il est mort pourtant
Sa vie s’est arrêtée
Arrêt de travail
Trente ans de Maison
Bons et loyaux services
Et alors ?
Rentabilité
Conjoncture actuelle
Rachat
Plan de redressement
Remise à niveau
Réorganisation interne
Et lui
Trop ou pas assez
Pas à sa place
Plus à sa place
Dehors

Il a bien écouté
Ecouté le jeune homme en costume
Qui faisait de si belles phrases
Et il est tombé
Les mains en avant
Des mains inutiles
Un poids mort

Est-on trop vieux à 56 ans ?

© Annie Mullenbach-Nigay



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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 06:50

 

chaos.jpg

  http://lumiere-sombre.skyrock.com/

 

 

Le dernier cadeau
Maman est bien morte
Papa, sous terre dort
Plus rien ne réconforte
Celui qui n’a plus de pores.

Des corps sans cœur
Des yeux sans rétines
La main porte malheur
La langue telle l’épine.

J’ose un dernier cadeau
Enveloppé de larmes
Sans timbre, sans sceau
Sans cri et sans vacarme.

Plus rien ne répond
L’esprit sans esprit fuit
Tout n’est que chanson
Dans cette grande nuit.

Les virgules veillent
L’ombre n’est plus ombre
Les points surveillent
Sous le poids tout sombre.

Tout est entre les lignes
La logique n’existe plus
Que la falaise soit digne
Seul le fou est convaincu.

Tout est entre les lignes
A chaque port son phare
Qui dure, persiste et signe
N’a pas besoin de foulard.

© Mouloudi Mustapha
Alger le 28/04/2012


La logique aurait voulu qu’une patrie ne soit autre qu’un vaste lit d’affection… La logique aurait voulu qu’un sourire, qu’une main tendue ne soient que le reflet d’un cœur ouvert et sensible… Cette même logique aurait voulu ce que le crépuscule facilite à la nuit et ce que l’aurore permet au jour…malheureusement puisque le travers n’étant plus simplement un simple travers alors admettons et reconnaissons que seul l’oubli reste bien l’unique porteur du repos… (Mouloudi Mustapha)



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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 07:00

 

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© Thierry Deschamps



En terre de poésie
J'aime à me promener
J'y parcoure la vie
En quête de vérité

J'y croise des souvenirs sortis de vieux grimoires
Qui ont semé l'avenir et façonné l'histoire
J'y rencontre la sève de ces mondes oniriques
Par qui l'âme s'élève vers des buts utopiques

En terre de poésie
Je musarde à la ronde
J'y rejoins mes amis
Qui m'aident et me secondent

Et les vers me transportent vers d'autres horizons
Qui apaisent ma peine me redonnent l'élan
Ballade qui me porte au bout de la raison
Me libère de mes chaînes tout en m'ensorcelant

En terre de poésie
Je me plais à flâner
J'y retrouve l'envie
La force de rêver

J'y rejoins la nature me prends à respirer
Le goût de l'aventure parfum de liberté
Le charme des amours au bouquet de tendresse
Ou le sel de l'humour essence de la jeunesse

En terre de poésie
Je chemine libéré
Me sens ragaillardi
Par son Humanité

~~*~~

© Thierry Deschamps

Son site : www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/index.htm



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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 06:31

 

Dali-copie-1.jpg

© Rose méditative - Salvador Dali



Je prendrai tes mots
Dans la matrice ardente
De la création
D’où ils jailliront
Comme la flamme qui brûle
Sans morsure

Je prendrai tes mots
Comme des perles de mercure
Dans la paume de ma main,
Pour qu’ils se subliment
Au souffle de l’athanor.

Tu auras donné
La pureté du verbe
Des lèvres de l’Enfant Roi

© Denise Bernhardt
extrait du recueil " La vie en Marelle" en collaboration avec Duccha



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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 06:42

 

Claude-Monet.jpg

© Claude Monet - Le pont japonais



D’une flambée à l’autre,
Que de pénombre habitée
Entre les incendies de vie…

D’une lisière à l’autre,
Combien de forêts d’accueil
Loin du vertige des orées…

D’un être humain à l’autre,
Les refuges du silence
Devant l’énigme irrésolue…

D’une tristesse à l’autre,
Tous les abris explorés
Pour retrouver la joie perdue…

Et d’une mort à l’autre,
Tant de chemins de survie
Pour dépasser l’inexorable…

© Luce Péclard
14.12.09



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