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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 07:10

 

JEUNE-FILLE-AUX-CHIENS-FRAGONARD.jpg © Fragonard – Jeune fille aux petits chiens




Le temps d’un sourire
Et c’est toute la joie
D’un univers fabuleux
Qui pénètre en moi

Qu’est-il de plus doux
Que ce signe d’amitié
Délivré par une inconnue
Soleil de toute une journée

Est-il plus bouleversant
Qu’un sourire de l’aimée
Qui par ses yeux
Dit l’amour en beauté

Qu’est-il de plus lumineux
Que l’esquisse d’un sourire
Offert par un visage ridé
Et un corps plus qu’usé

Le sourire offert
Est une rose épanouie
L’ombrage d’un arbre
Aux temps torrides

Bondit, mon cœur
Danse, mon âme
Par le sourire entrevu
Un fugace instant

Souris, mon ami
A la caissière qui s’ennuie
A l’homme en colère
A la femme déçue

Tu leur offres
L’espérance et le charme
Sans calcul, gracieusement
C’est toi-même que tu donnes

© Jean Dornac
Paris, le 30 septembre 2010



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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 08:08

 

STA_0010-Christiane-Bertrand.JPG

© Christiane Bertrand – « Célestes calligraphies »



Quelle est cette ombre
qui balafre le ciel ?...

Son geste noir
éteint la lumière
et pousse la nuit
au milieu de l’aube…

L’espace d’une seconde
à peine l’instant
d’un souffle cuirassé
d’un miroir insolent
lance une nouvelle fois
la braise sur nos yeux…

Ce n’était qu’un oiseau
au plumage funeste
signe mystérieux
qui d’un trait sombre
souligne l’avenir
et emporte sans bruit
une étincelle de jour…

© Victor Varjac
Antibes, 2 août 2000

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS



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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 07:21

 

beaune029.jpg

© Détail du retable du jugement dernier - Rogier Van Der Weyden



La vie oscille dans le jeu cuivré
Des poids et des mesures d’autrefois.
Nulle balance n’est infaillible
Les instruments sont floués
Malgré le lent ajustement des données.

En marge de l’absolu des preuves
Le monde s’enlise
Dans l’arrogance des discours
L’aléatoire des démonstrations.

Car la foule demandeuse attend
La vérité des mots, la justesse des lois
Le flamboiement des idées
Porteuses de pérennité.

Avec l’incertitude du devenir,
Confrontés à la soif d’expansion
Qui pourrait abreuver
Les peuples assoiffés,
Les hommes contemplent médusés
Les projets insensés qu’élaborent
Les adeptes du paraître
Au détriment de l’être.

© Denise Bernhardt

Extrait du recueil « L’amour du Monde », Poèmes à deux plumes, éditions « Le Vert Galant »
Ecrit par Denise Bernhardt & Duckens CHARITABLE


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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 07:53

 

nh.jpg

http://jardindesprit.forumgratuit.fr/t655-le-merveilleux-voyage-de-nils-holgersson-a-travers-la-suede



Tant que la cloche sonne à petits coups précis,
Mélodie accrochée au contrepoint de l’heure,
Tout va bien à Falun où, fée en sa demeure,
Selma raconte Nils au fabuleux récit.

Le tintement persiste au long des jours transis,
Il claironne le temps d’importance majeure,
Mais quand le son tarit, l’inquiétude affleure,
Le silence est alarme et le danger forcit !

Ô les forges sans fond de la Dalécarlie,
L’écrivain remontant, avec treuil et poulie,
Les pépites des mots dans son seau plein à ras :

Débordement puissant, de rivage en falaise,
De la riche Scanie aux nordiques toundras,
Sur les ailes d’Akka, de Lund au Kebnekaise.

© Luce Péclard

Hommage à Selma Lagerlöf:
«Le merveilleux voyage de Nils Holgersson»,
Chap. XXX

Extrait de La Sentinelle dit, 38 sonnets, déc. 1985
Ed. du Madrier



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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 06:56

 

Seul-1.jpg

© Sébastien Jacqmin
http://uneimageparjour.blogspot.com/2008/03/seul-dans-la-foule.html



Comme une ombre il chemine dans les rues de la ville.
Frôlant la masse grouillante qui hante les trottoirs,
Dans son manteau de brume il évite les regards.
Il se fond dans le mur qui protège son âme.

Le silence résonne au rythme de ses pas
Son refuge reste étanche au vacarme qui l’entoure.
Fi des paroles creuses ! Fi du bruit des moteurs !
Seul le chant des étoiles peut faire vibrer son cœur.

Il est tel un fantôme errant dans la cité,
Et nul ne remarque sa présence dans la foule
Car son être est plongé au fond de ses pensées.
Personne ne peut atteindre son champ de vérités

La lumière le poursuit sans jamais l’arrêter
Dans l’antre de son âme l’obscurité l’éclaire
Qu’importe les néons qui lui tendent la main.
Seule la pluie du soleil éveille son esprit.

Il vogue dans l’océan des contes et des légendes
Traverse l’immensité du vide sidéral
Il plane au gré des temps à jamais oubliés
Ou erre dans des futurs pas encore inventés.

Ni la pluie, ni le froid n’entravent son chemin.
Dans son armure, le rêve enchante les saisons
Et reste imperméable aux caprices du temps.
Seul un vent de folie apprivoise son être.

© Thierry Deschamps.

http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/index.htm



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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 07:30

 

vie-tetes.jpg

© Liliane Caumont : « Le fil de la Vie » (détail des têtes)

Visitez le site de Liliane Caumont
http://lcaumont.unblog.fr/page/2/



En creux de faille
D’humaines rumeurs
D’un monde profané,
Une note préfigure l’éblouissement
D’un corps redevenu sculpture,
Jardin d’étranges parfums
Où l’on glane des épis
De galaxies perdues,
De pollens étheriques,
De semences cosmiques,
Au pied d’une stèle
Blanchie d’eau lustrale.
Loin de l’insoutenable souillure,
En creux de faille
D’humaines torpeurs,
D’un monde outragé,
Nous ne gravons que des certitudes
Pour ne vivre que dans les lois
De la mystification et de l’hypothétique.

© Michel Bénard.



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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 06:51

 

Delvaux.jpg

Paysage aux lanternes - Paul Delvaux




Et je continue à chercher mon amour

Si vous le voyez, dites-lui que je l'aime

Que sur le chemin des songeries

Mes mains de lunes créent ses nuits

Que je l'attendrai aux matins du Fleuve

Assise sur les galets brûlants

Mon regard posé sur le vol des goélands

Et le tangage des voiliers



La plainte du Fleuve

Ouvrira-t-elle nos jours ?

Je vois les étoiles hésiter

Dans mon regard, des larmes

J'ai tellement crié ton nom, amour

M'as-tu entendu ?

Mes nuits m'enivrent de désir

Mes matins, comme vagues, déferlent sur toi



Le seuil du temps sera-t-il assez vaste

Pour nous deux, amour ?

De l'usure de l'attente

Au froid des solitudes

À la brûlure du désir

Le silence des mots des toujours

Et des secrètes douleurs

Nous laisseront-ils muets ?

© Ode



Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions Les Poètes Français – Paris




Prix Alain Lefeuvre 2010



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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 07:15

 

Time3.JPG

http://castonguaytime-temps.blogspot.com/2010/09



Qu’est le temps qui passe ?
Subjectif ou bien réel
Il glisse entre nos doigts
Telle une anguille
N’ayant que faire
De nos interrogations

Ton temps et le mien
Semblent identiques
Mais si tu vis au présent
Parfois, je glisse dans le passé
Ou un futur très imparfait
Qui reste conditionnel

Le tien file vite
Parmi les étoiles, là où
Le mien se traîne
Escargot dans la galaxie
Ta pendule et la mienne
Sont désaccordées

Tombent les secondes
Comme goutte à goutte
D’un étrange remède
Dans nos verres vides
A l’instant de la naissance
Débordants aux temps de la fin

Ce temps n’est pas le même
De l’enfance à la vieillesse
Lent et surprenant
Aux premiers âges
Filant à toute vitesse
Au crépuscule de nos jours

Et que dire tu temps
Au sein de l’univers
Variable d’une ellipse à l’autre
Distordu selon certaines lois
Ne serait-il, en fin de compte
Qu’imagination pour combler le vide ?

Mystère de la vie
Dans cet étrange cosmos
Au parfum d’éternité
Où se promène doucement
Une petite planète bleue
Vaisseau fragile de nos âmes

© Jean Dornac
Paris, le 28 septembre 2010



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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 07:53

 

orages-2499820_1520.jpg

http://www.ushuaia.com/photo



Méfions-nous
de notre ignorant
savoir…

N’oublions pas
que la flèche brisée
de l’éclair
n’est que la signature
de l’orage qui gronde !...

La vie jette
nos corps vides
au rendez-vous
de l’oubli
et nous cherchons
encore et toujours
dans le nœud effrayant
des distances
l’espoir du mensonge
qui poussera un jour
les persiennes du mystère
que nous sommes…

© Victor Varjac
Antibes, le 1er novembre 2001

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS



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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 05:56

Il nous arrive souvent de discuter autant avec les uns qu’avec les autres de liberté, de paix et même de démocratie dont la base n’est autre que l’équité et aussi d’écrire aux uns et aux autres sur la valeur de l’espoir et du rôle des rêves lorsque les portes sont réellement ouvertes. Il nous arrive souvent (après chaque débat) de croire que le message est passé et en plus reçu et pour cela nous n’avons qu’à voir tous le respect qu’ils accordent à notre tentative d’explication… Malheureusement le lendemain le gris rejoint le noir et le noir devient l’enfer… (Mouloudi Mustapha)


femmes.jpg
http://sos-congo.com/



Carton à même le sol
Pour croire il faut voir
Au mur elle se colle
A la tombée du noir.

Etoiles pour couverture
Sa main pour oreiller
Sécurisée, rien n’est sûr
Le droit se fait dérailler.

Seule dans un coin
Deux yeux pour pleurer
Dans les bras sans soins
Un bébé, épeuré.

Elle n’attend personne
Seule, elle affronte
Dans ses oreilles, raisonne
Quinze et quinze, trente.

Elle n’attend personne
Et n’a plus où aller
Au silence elle s’adonne
Un verre d’eau à avaler.

Elle n’attend personne
Entre deux cris, suspendue
Démons et démones
Ne lui sont plus inconnus.

Que dieu lui vienne en aide
Osons crier cette vérité
Sa vie est trop raide
Nul n’est en sécurité

© Mouloudi Mustapha
Alger le 06/08/2011



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