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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 08:03

 

Igor-15.jpg

© Igor Toguzati



Ils disaient que ce tremblement de terre
Venait d’une naturelle envie.

Ils disaient qu’ils étaient morts
Par la volonté de Dieu
Et non celle des hommes.

Ils disaient qu’ils étaient
Nos bons conseillers
Même en temps de guerre
Alors qu’ils menaient leur campagne
Au retour d’un esclavage moderne
Et masqué.

Le vent n’avait plus de caresses
Pour la fenêtre ce jour-là
Et la mer disparaissait
D’un cambriolage brutal
Avec d’un seul éclat de jalousie
Tout l’amour du monde.

Ils disaient qu’ils étaient
De bons croyants
Voire fidèles
Quand la vie s’écrasait
En visages paysans
Sur le parvis de la misère.

Ils disaient que toi et moi
Etions d’une même source transparente
Pour chaque verre d’eau
Que l’on boit
Les fenêtres s’ouvrent
Et se referment brusquement
Par peur d’être cailloutées
Par des regards de vent.

© Yves Romel Toussaint
Poète - Hinche HaitiPoème


Poème extrait du recueil « Tremblements de cœur » écrit à deux plumes par Denise Bernhardt et Yves Romel Toussaint. Éditeur : Le Vert-Galant. Ce recueil est né à la suite du tremblement de terre du 12 janvier 2010.



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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 07:41

 

Phaeton.jpg

© Johann Michael Franz



Je vole comme les oiseaux,
Perdus en océans.
Je plane sur les eaux
Malgré le poids des ans.

Les années qui reculent,
Comme un train sur la voie,
Et ma vie qui bascule,
Mon souvenir se noie.

Piège des profondeurs,
La vague tourne les heures,
Le vague à l'âme, au coeur,
Recouvrant le bonheur.

L'oiseau bien que blessé
Remonte à la lumière
Sans pourtant délaisser
Un demain mieux qu'hier.

L'attrait des fonds marins,
La boue des marécages,
Les souvenirs lointains,
Rien ne vaut les nuages.

Ils cachent le soleil.
Le salut vient d'en haut
Et à chaque réveil,
je le rejoins plus haut !

Vers d'autres horizons,
Parmi les herbes folles,
Ma vie est feuillaison,
Mes automnes s'envolent.

Mais encore je dérange,
telle est ma destinée,
Oiseau ou papillon,
Je ne suis pas un ange,
Mon nom est Phaéton.

©Pierfetz

*

Note: Phaéton, fils d'Hélios, le soleil, fut foudroyé par Zeus
pour avoir tenté de voler sur le char de son père
et provoqué l'embrasement de la terre par son inexpérience!!!


http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/I-4phaeton.htm



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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 07:15

 

couche.jpg

Infographie © Thierry Deschamps



Absence je te refuse,
Tu n'es rien qu'illusoire
Cauchemar qui diffuse
Chagrin et désespoir.

Absence tu n'es jamais
Qu'un bien vilain mensonge.

Vois-tu l'amour est encre indélébile
Et l'érosion du temps peut juste l'estomper.
Quand bien même tes pensées seraient dans le brouillard,
Quand bien même ta raison serait des plus fragiles,
Au plus profond de l'âme, l'amour reste gravé
Et de toute ta vie il restera le phare.

Absence je te rejette,
Tu n'es que fariboles.
Fausse idée qui inquiète
Qui ronge et qui désole.

Absence tu n'es que songe,
Illusion qui effraie.

Vois-tu ces liens que les cœurs ont tissé,
Ces moments de bonheur de rire et de partage,
Tous ces doux souvenirs que porte ton histoire,
Sont à jamais présence au fond de ton psyché.
Et ils sont à ta vie, ce qu'au livre sont les pages,
Ils sont ineffaçables, ancrés en ta mémoire.

Absence je te renie
Car je sais leur présence.
Les fils de ma vie
Restent là quand j'y pense.

~~*~~

©Thierry Deschamps


http://www.tendresse.le-spleen-de-zarathoustra.fr/absence.html



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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 07:24

 

Jean-Claude-Bemben-1.jpg

© Jean-Claude Bemben



Quand sur la terre naufragée
Se posera
Le baiser du silence,
Les vents courberont l’échine
Et s’apaiseront les tempêtes.
Comme un magicien
Tu sauras les mots
Qui entravent le Dragon
Et les incantations
Qui maîtrisent les eaux.
On aura le temps d’une rencontre
Pour dénouer l’écheveau de nos vies,
Le temps de se connaître
De se reconnaître
Et de savoir pourquoi
Nous dérivons
À travers les larmes.

© Denise Bernhardt


Extrait du recueil « Que l’espérance demeure » écrit à deux plumes par Denise Bernhardt et Webert Charles. Éditeur : Le Vert-Galant.



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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 07:36

 

Maulpoix-Paul-l-etau.jpg

© Paul Maulpoix



Ombreux ou lumineux,
Tels sont les êtres qui m’approchent,
Suivant leur état d’âme,
Leur angoisse et leur joie.

Certains sont précédés
De clarté vive et rayonnante.
Ils éclairent comme des phares.

D’autres s’avancent, environnés
De leur ombre pesante,
Une aile déchirée
Traînant au ras du sol.
Ils n’ont retenu de leur phare
Que les intermittences noires.

Comment rallumer leurs lueurs,
Ces fulgurations égarées,
Pour que s’embrase leur regard ?

© Luce Péclard


Extrait du nouveau recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier



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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 07:03

 

schall-frederic-zephyr-flora-couronnement.jpg

© Frederic Schall



J’abrite
en moi
l’odeur du vent
J’abrite
en moi
le zéphyr de ton sourire
J’abrite
en moi
le feu de ton amour
Ton amour,
Il bouge
J’abrite
en moi
le feu de ta vie
Ta vie,
elle bouge

© Ricarson Dorce



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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 07:54

 

beaute.jpg

© Williams Bouguereau



Ah ! J’aime surprendre la joie
de ces visages sans blessures
que le vent plisse et traverse
comme un vol de hasard…

La ligne de leur sourire
scintille en moi
comme un ballet de lumière…

Je suis l’âme de ce rêve
étrange et merveilleux
que la violence des hommes
n’atteindra jamais…

… Mais j’entends
la grande prière de l’horizon
qui doucement
enflamme le monde…
sa main tranquille et douce
effleure les dernières gouttes bleues
du sommeil qui se retire…

Adieu il me faut vous quitter
je dois rejoindre l’enchantement
des étoiles que le jour disperse…

© Victor Varjac
Antibes, juin 1996


Extrait de « LE CHEMIN DES RÊVES » aux éditions Chemins de Plume



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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 07:33

J’ai le plaisir d’accueillir, aujourd’hui, Béatrice Pailler, sur les conseils de Michel Bénard. Je les remercie tous les deux pour leur confiance et amitié. 

 

Jean-Claude-Bemben-objectif.jpg

© Jean-Claude Bemben



Aux abîmes aveuglés du lit du couchant
Sur la toile tendue de l’horizon douloureux
Voici que pleure l’orbe rougeoyant.

Une pluie chaude, luisante d’un sombre feu
S’étale pourpre velours au creux des nuages tumescents
En flaques de perles brûlantes, veinées de rouge ténébreux.

Écarlate terni, là sur la Nue dévoilée
S’épanche l’onde poisseuse noire de nuit.

Alors de la voûte céleste aux flancs violentés
De son ventre soyeux violacé et bleuit
S’écoule lourde, rouge marbrée
La rivière boueuse qui roule sans bruit,
Et qui souille rageuse la toison des Nuées.

© Béatrice Pailler



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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 08:04

 

peintre.jpg

Jeune peintre à son chevalet © Théodore Gericault



                                                       - A Ode -


Peindre
Les feux de l’automne
Les arcanes de l’être
La terre qui grogne
Tout ce dont la vie résonne
                                                    Peindre

Peindre
Des grotesques
Des monstres - des têtes
Des mondes picaresques - des fresques
Des spectres...
Multiples et livides...
                                                    Peindre

Peindre
La sphère céleste...
Hymens et cortèges
Sortilèges mortels
                                                    Peindre

Peindre
Visages et prunelles
Paysages et pierrailles
Saturnales et sérails
Ombrages et soleils...
                                                    Peindre

Peindre
Un infini temporel...
Fractal et malléable
Dans l'informel natal...
                                                    Peindre

Peindre
Ce qui inspire la vie à l'être
Peindre
Ce que renferme le rêve
                                                       Peindre...

Peindre
La résine et le sang
- Ces plaies au vent -
Qui distillent pleurs
et malheurs
- Ces entailles fatales -
Qui fossilisent larmes
et mal...
                                                      Peindre

Peindre
L'âme au couteau...
                                                        Peindre.

Nathalie Lescop-Boeswillwald©



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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 07:28

 

YVANEL-hiver.jpg

© Yvanel



Avant les noirs fusains du proche hiver qui rôde,
Larcins d’un bel été, l’automne frappe d’ors
De sanguines, de bruns foisonnants sa rapsode,
Bientôt les froids linceuls toutes neiges dehors.

Au-delà des halliers entre deux avalanches,
J’envoie en émissaire un semblant de souci,
Il dansera, lutin, sur d’insolites branches,
Soucieux de ne pas tomber à leur merci.

Car j’imagine lors, ta marche singulière,
Son lascif mouvement avec le temps qui fuit,
Quand toi, tu reviendras, douce hôtesse oiselière,
Ma constante saison, avant la pleine nuit.

L'âtre est chaude et la braise, à peine colorée,
N'attend qu'un souffle pour encore irradier,
Voici ! La porte s'ouvre et sur sa froide orée,
Je me revois en gueux : que vais-je mendier ?

L'aiguière est prête. Aussi, quand ta lèvre la frôle,
De capiteux parfums me promettent ce soir,
Que des heures durant de l’un à l’autre rôle,
Rouleront feux et eaux sur ton ventre ostensoir.

C'est là que flotte nue avec la connivence,
Tel souvenir amer et tel autre enchanteur,
C'est le toujours-jamais, la désirable offense,
L'instant qui ne ment pas car non plus le menteur.

Ainsi lorsque tu pars et remonte les sentes,
Faisant gémir la neige où s'inscrivent tes pas,
Chaque chose laissée, après que tu t'absentes,
Ne craint - ni moi non plus - que tu ne rentres pas.

© Claude Gauthier



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  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
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