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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 06:39
Rêverie – Martine Dinet©

 

 

 
Beauté du corps révélé
S’identifiant au mystère
Intime et germinal de la terre.
Corps immaculé,
Corps dépouillé,
Corps princier et nu
D’un grain de peau soyeux,
Baignant dans un halo
De lumière irisée.
Corps en gloire,
Sexe des origines du monde,
Fruit absolu de l’amour
Doux et chaud,
Gorgé des sèves
Des nacres polynésiennes.
Beauté du corps révélé
Impénétrable mystère
De la création.
 
©Michel Bénard.
 
 

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 06:35
Toi – Ode
Oeuvre en titre : « Abécédaire archaïque » papier-matière de Ode©
 
 
 
 
Toi, l'abécédaire de ma vie
De mes jours, de mes nuits
Je te conjugue au présent-absent
Je te conjugue et mes bras te tends
et
Je me conjugue au jour
Tu es mon bonheur
Épinglé à mon ventre
Comme une fibule
Aux pierres précieuses
Retenant à mes hanches
Tes fibres de chairs soyeuses

 
Tu es mon espérance
Homme des attentes
Chevalier du Temps
Beau papillon, vole

 
Tu es mon présent-futur
Luciole
Qui s'allume
Qui s'éteint
Sur mon île ombreuse
Tu es mon soleil de nuit

 
Tu es l'aboutissement de mon jour
Et de l'heure bleue, la lisière
Tu es mon astérie
Au fond de ma mer

 
Mon étoile bleue
Toi, l'absence lunée

Mon amour
Mon aimé

Toi


Ode©
An des éphémères
 
 
 
 



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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 06:44
Disharmonie – Jean Dornac
 
 
 
 
 
Cœur brisé
Papier froissé
Tu es partie
Verre brisé
Et j’ai trop pleuré
Miroir gâché
 
Nous avons trop crié
Papier déchiré
En moi, j’ai tout répété
Papier mâché
J’ai mis mon poing dans le mur
Décor effondré
 
Nous n’avons pas su
Trouver l’harmonie
Ce pays trop bien caché
Mais nous sommes tombés
Sur le sentier des disputes
Que l’on trouve sans chercher
 
A présent que tu es partie
Je me dis que tout est fini
Notre couple et ma vie
Ne reste de moi
Qu’une âme écorchée
Juste comme du verre pilé…
 
Il semble aussi
Que j’ai perdu la clef
Pour ouvrir la serrure
De nouvelles amours
Ils s’envolent au loin
Avant d’être esquissés
 
Peut-être n’ai-je jamais su
Ce que signifie aimer ?
Après tout, tu le sais
Il n’y a pas d’école
Pour apprendre
La vie à deux
 
Faire l’amour était si doux
Mais croire que c’est le ciment
Qui assemble à jamais les cœurs
Fait partie des illusions cruelles
Qui font de nos âmes
Des sacs à rancœur…
 
Et je me demande avant que vienne
Le sinistre jour de la mort
Si c’est notre destinée
De ne voir et comprendre
Ce qui est grand et beau
Que devant la porte
Qui s'ouvre sur le mot fin…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 1 juillet 2017
 
 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 06:29
Cueillez ces quelques fleurs – Robert Bonnefoy
Photo J.Dornac©
 
 
 
CUEILLEZ ces quelques fleurs qui marquent un court été,
DES boutons par milliers, formant un beau bouquet.
AUJOURD'HUI il est vert, demain il sera mort...
LES plus belles pensées n'ont point raison du Sort !.
ROSES de ces grands jours, beautés de ces matins,
DE quel amour es-tu, fille de mes desseins ?
LA crainte du futur me fait aimer la vie...
VIE !, le mot est doux, mais quelle sotte envie !.
 
©Robert Bonnefoy
D’après Ronsard
 
 

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 03:59
AUBE – Claude Luezior
Photo Claude Luezior©

 
 
d'instinct
j'apprivoise
les prunelles
des ténèbres
 
dans la matrice
de l'invariable
se coulent
des apparences
 
offrandes
souveraines
pour épiderme
qui frissonne

 
m'effacer
dans l'ablution
monochrome
de l'errance
une lune
de son croissant
moissonne
des étoiles
 
peu à peu
s'évaporent
les méfaits
de l'absence
 
le camaïeu
de la grisaille
balbutie
un ultime alphabet

 
paradoxe
d'ébène
où débordent
les songes
 
dans leur nid
grouillent
et s'enlacent
des couleuvres
une fois encore
jouissent
et germinent
des reflets
 
à l'Orient
un geste accroche
son rayon
premier
 
©Claude Luezior

www.claudeluezior.weebly.com




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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 04:56
Des yeux trompeurs – Kacem Issad
Par Amélie Beaury-Saurel — Photothèque Musée des Augustins, Toulouse
 
 
 
 
 
Dans les eaux troubles de ton regard
Je me suis noyé.
J’ai cru que seul
Mon souffle ravivait ton visage
Que seul
Mon cœur était ton réveil
Que seule
Ma peau était ton parfum
Que seules
Mes pupilles étaient tes astres
Que seule
Ma voix était ta mélodie
Mais mensonge, mensonge
Tu m’as trompé avec tes yeux traîtres
Et tes pensées infidèles.
 
©Kacem Issad




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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 06:45
Rêve de lumière – Michèle Freud
 
 
 
 
 
Un jour, en montagne, j’ai eu l’occasion de marcher dans un bois étrange avec des lichens qui pendaient de chaque rameau, d’énormes pierres moussues, une végétation luxuriante, exubérante. On aurait dit la forêt de la Belle au Bois dormant. Dans ce lieu insolite où planait une atmosphère mystérieuse, j’eus brusquement le sentiment que j’allais vivre des moments peu ordinaires. Tout mon être frissonnait de plaisir.
 
Soudain, je remarquai l’Arbre avec ses énormes branches tordues et noueuses, son tronc imposant dont l’écorce épaisse était sillonnée de rides profondes paraissant dessiner un pays imaginaire, peuplé d’êtres fabuleux. Avec les mains, j’explorai le contour de cet étrange royaume. Mais que se passait-il tout à coup ? Comme si j’avais prononcé la formule magique : « Sésame, ouvre-toi » le tronc tout doucement commença de s’ouvrir. Je me dis alors que je me trouvais devant un arbre extraordinaire : Il avait une porte et il était tout creux. Par curiosité, j’entrai dans cette drôle de maison. Aussitôt, avec un claquement sec, la porte se referma. C’était incroyable, incompréhensible car il n’y avait pas le moindre souffle de vent. Quand j’ai voulu sortir, ce fut impossible. La porte ne s’ouvrait pas. Or je n’avais pas peur. J’étais plutôt intriguée par le côté magique de la chose et puis le mystère qui planait autour de moi me ravigotait les méninges. J’étais en attente d’un événement hors du commun et c’était exaltant. Je n’eu pas à attendre longtemps car je me suis endormie brusquement comme si l’on m’avait fait boire un potion miracle. Et je fis un rêve merveilleux. Pourtant à mon réveil, j’avais tout oublié. Tout ? Pas exactement. Il me restait une impression de lumière douce, pure, inoubliable. Sans difficultés, cette fois, je sortis de ma cachette et légère, délestée de tous mes soucis, je pris mon envol au-dessus des prairies multicolores, ruisselantes de clarté…
 
©Michèle Freud



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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 06:51
Ma barque a sombré – Denise Bernhardt
 
 
 
 
Ma barque a sombré dans tes incohérences.
Une année recommence
Et tu n’as jamais retrouvé
Ce goût de France sous ta langue.
Le glissement de tes mains dans mes cheveux
Mon visage humide sous tes baisers
Et nos souffles suspendus
Dans ces instants d’éternité
Que nous avions volés
Qui nous étaient donnés.
 
©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « Le chant des Nébuleuses », aux éditions JEBCA, collection l’Immortel.




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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 06:30
Passage au-delà – Luce Péclard
 
 
 
 
 
Qui passe le seuil de souffrance
Récolte l’indicible
Et sème une prairie.
 
On s’y promène désormais
Libre de pesanteur,
A pas aériens
De grâce illuminés.
 
Un appel sonne-t-il ?
 
Peut-être est-on suivi
A grandes enjambées,
Dans le lointain freinées
Par l’écran d’un nuage
Captif d’anciennes fulgurances…
 
©Luce Péclard
23.3.2017
 
 
 
 
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 06:38
Tu m'as fait l'amour – Phara
 
 
 
Sur ton lit, pleine de promesses
Tu m'as fait l'amour
Privée de raison
Tu me déshabilles d'envies et de caresses folles
 
Tes doigts connaîtront le goût
Du jouir
Ensemble on a cueilli toutes les étoiles pour
des épis de baisers
 
Ton corps danse dans ma tête
Au son du vaudou
Tu me parles de mots d'amour
Et ton silence m'a noyé
Mon cœur a tangué
Comme une barque à rames
 
©Phara
 
 
 
 
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