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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 06:35
Souvent, je pense à toi – Jean Dornac
 
 
 
 
Souvent je pense à toi
Qui n’est plus revenue
Pour combler nos cœurs
Et nos désirs de bonheur
 
Je cherchais ta main
Tu me la refusais
Je cherchais ton sourire
Tu me rejetais
Je cherchais tes yeux
Ils étaient déjà ailleurs
 
Souvent je pense à nous
A ce que nous serions
Avec nos rides creusées
Nos visages et nos corps fatigués
 
Peut-être que l’amour
Aurait grandi
Aurait submergé nos esprits
Nous disant que peu importent les ans
Seul compte l’amour que nous aurions
L’un pour l’autre comme plus beau don…
 
Souvent je me demande
Ce que nous serions devenus
Si tu n’avais pas tant rêvé
A d’autres princes charmants…
 
Alors, tu aurais su me regarder
Pas seulement en surface
Mais à l’intérieur de mon cœur
Au plus profonde de mon âme
Là ou se construisent avec le temps
Les plus beaux et grands sentiments
 
Souvent je pleure en souvenir
Des espérances du jeune adulte
Souvent je pleure en souvenir
Des cruelles désespérances…
 
L’avenir s’est fermé devant moi
Le jour où tu m’as quitté
Sans un mot d’amitié
Juste avec une moquerie
Tu ne me reprochais rien, disais-tu
Et pourtant, tu m’abandonnais…
 
Ce jour-là, tu m’as fait connaître
Le goût amer et cruel de la mort
Mais encore le non-sens de la vie
Lorsque l’amour n’a plus envie…
 
Désormais, nous sommes deux solitudes
Ton prince charmant n’est jamais venu
L’amour ne m’a plus jamais visité
Mais en lui je crois encore
Car la vie n’a de sens que par l’aimer
De tout temps et pour l’éternité !...
 
©Jean Dornac
Lyon, le 7 mai 2017




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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 06:32
Le seul moyen… – Robert Bonnefoy
 
 
 
                                    Le seul moyen de se débarrasser d'une tentation, c'est d'y céder. "
                                   Oscar Wilde
 
 
 
LE petit restaurant était charmant mais vide.
SEUL, je décidais donc, d'y entrer d'un pas lent,
MOYEN mais bien certain, avec un air candide…
DE la salle du fond, une odeur d'ortolan
SE propagea soudain pour finir en Sylphide,
DEBARRASSER son flux sous mon nez chancelant…
D'UNE main bien levée, je commandai, avide !
TENTATION !, plaisir ?, mon Dieu soyez galant !…
C'EST avec mes dix doigts que je jugeai, sordide,
D'Y donner l'hallali dans un sublime élan.
CEDER à cette chair fut pour moi l'Enéide.
 
©Robert Bonnefoy
 




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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 06:41
Évanescences – Yves Romel Toussaint
 
 
 
 
 
Je n’ai que tes rêves
en bleu d’infini
pour harmoniser nos voix
 
La nuit est une voyageuse d’amour
sans compter les mots voyageurs
qui font trembler tous les cœurs
 
Il y a des cartes blanches
et des appels sans lendemain
pour dire l’amour de l’autre
sans mots de passe.
 
Il y a des mimes d’envies
dans la neige de nos voix.
 
Il y a une femme
qui a soif de mon ombre
et elle l’a bue avant l’aube.
 
© Yves Romel Toussaint
Poète - Hinche HaitiPoème

Poème extrait du recueil « Tremblements de cœur » écrit à deux plumes par Denise Bernhardt et Yves Romel Toussaint. Éditeur : Le Vert-Galant. Ce recueil est né à la suite du tremblement de terre du 12 janvier 2010.




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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 06:32
La petite joie – Michèle Freud
 
 
 
 
 
C’était une petite joie qui voltigeait dans l’air tel un papillon.
 
Dans les rues, les gens marchaient, moroses, les yeux baissés. Seul un poète, un peu baladin, un peu clown, aperçut la petite joie. Il la trouva belle, habillée de rires, d’enthousiasme et de rêves et il tendit les mains pour l’accueillir. Il sentit alors sur sa peau, la petite joie frémir comme un être vivant. Le poète la contempla avec tant d’amour que subitement, il lui poussa des ailes. Il ne marchait plus, il dansait, il volait. Ô sublime légèreté, précieuse apesanteur !
 
« Regardez-moi » criait-il, je coquerelle, je valserine. Cette joie, je voudrais la partager avec vous mes amis les passants, avec vous les oiseaux, les arbres et les coccinelles, avec toi le hanneton tout craquelant et cliquetant, avec toi le chat qui ronronne sur le banc et toi le vent tripotant les herbes et frisottant le ruisseau et vous tous les rayons de soleil qui tombez en pluie d’étincelles.
 
Ecoutons le poète qui nous dit : « La vie peut être une histoire pleine d’aventures, de couleurs, de chansons. Elle crée à chaque instant de la poésie. Alors ouvrez les fenêtres de votre cœur pour y voir plus clair, pour y voir plus loin et partez cueillir les bourgeons de l’aurore…
 
©Michèle Freud




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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 06:42
Si je pouvais – Kacem Issad
 
 
 
 
 
Si je pouvais peindre
Ma fleur noire d’un blanc éclatant
Et ce plafond gris d’un bleu flamboyant,
Si je pouvais semer
Sur ces terres arides
Des pensées simples, claires et non perfides,
Si je pouvais essuyer
Cette poussière hypocrite
De ces visages aux diaboliques rites,
Si je pouvais avec une baguette magique
Remplacer ces lames méchantes
Par une douceur qui chante,
Si je pouvais troquer
Ces immondes pleurs
Par ces désirs qui fondent les cœurs,
Si je pouvais,
Le ferais-je ?
 
©Kacem Issad




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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 06:40
Elle n’a que le mal de donner – Denise Bernhardt
©René Magritte
 
 
 
 
Elle n’a que le mal de donner
Celui de recevoir,
De s’ouvrir à tes baisers
Comme une rose noire.
Elle n’a qu’à subir,
La brûlure de tes doigts
Pour s’abîmer dans le vertige de ta peau,
Que la peine d’offrir
Ses lèvres violines
Pour étancher ta soif.
Elle n’a qu’à souffrir le plaisir
Quant tout à coup l’air se raréfie
Dans le suicide d’un regard.
Je n’ai au loin que des mots
Perdus dans le roncier des rêves,
Pris dans les tourments de l’absence.
 
©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « Le chant des Nébuleuses », aux éditions JEBCA, collection l’Immortel.




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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 06:38
Parcours dérivé – Luce Péclard
 
 
 
 
La dérive apprend le voyage
En dehors des caps.
 
Elle entrelace les courants
Pour d’autres sillages.
 
Elle invente une flottaison
Libre des amarres,
S’enivre avec les floraisons
D’horizons multiples.
 
Plus de vigie à son zénith
Pour s’écrier « terre » !
 
Mais une solitude extrême
Au temps disloqué.

© Luce Péclard
 
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier
 
 
 
 
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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 06:53
Ces Douleurs mises à feu – Claude Luezior

 

J'ai le plaisir d'accueillir un nouveau poète, Monsieur Claude Luezior ! C'est toujours un moment important pour la vie du blog de poésie ! Bienvenue à vous, Claude ! (Jean Dornac)

 

Gil Pottier : La douleur d'Orphée, huile sur toile 120 x 60 cm

 

 

 

tenir dans mes bras
l’incrédule détresse
qui se calfeutrait
au fond des âmes
corps en guenilles
et souffrances éloquentes
sur l’ardoise des jours

j’ai tellement arpenté
ces douleurs mises à feu

les uns m’apportaient
leur indicible charge
d’autres, leur sourire
à l’extrême corde
lacérée par le temps

j’ai souvent perdu
de si nobles batailles
pour quelques escarmouches
emportées avec panache

tenir sur son torse
le poids des larmes
et les stridences
dont je me suis nourri

rendre les armes
en ce matin ultime
mais de nulle manière
rendre la vie

©Claude Luezior





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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 06:33
Tu es l’heure pleine – Victor Varjac
 
 
 
 
 
Tu es l’heure pleine
qui ploie la tige
où glissent mes jours…
 
Le temps se renouvelle
et disperse mes images
rien n’est épargné
sauf… ton visage
qui telle une pensée
demeure au fond de moi…
 
Ah ! la mesure humaine
ridiculement étriquée
où le cœur peut à peine
s’apercevoir et se souvenir !...
 
Les amours si brèves
au milieu des épines
ressemblent aux prières
qui précèdent la corde !
Fous que nous sommes
nous arrachons une à une
les pages de notre existence
métamorphosant
la fissure en abîme
alors l’inconnaissable
émergeant de la nuit
saisira le passage
édifié par nos mains…

© Victor Varjac
Antibes, le 25 octobre 2000

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS




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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 05:36
Cantique nuptial – Béatrice Pailler
 
 
 
 
 
Cantique nuptial
Des maillets
Sonnant
Sur la pierre.
Dans le resplendissement
Elle était
Ce plain-chant du vertige
L’épousée
Vêtue de blanc chair.
Puis l’âge est venu
N’offrant à ses flancs
Que le voile des veuves
Le fleuve des peines
Avec ses larmes en vestige
Pluies mariales
Aux veines des pierres.
 
©Béatrice Pailler
Recueil « Pierres »

 
 


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