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8 février 2022 2 08 /02 /février /2022 07:44

 
 
Je souffre d'épuisement,
car voyez vous,
la vie m'a prise en dérision.
Elle m'a fait des blagues cette vipère,
pour m'achever et me réduire en poussière.
Je souffre de fatigue extrême
car j'ai fait le choix d'un changement à long terme.
La vie se balade en moi,
je l'entends rire et je la sens courir
Je n'arrive pas à la voir,
elle habite mon esprit et ne veut plus en ressortir.
On dit que ça s'appelle le stress,
que cela arrive quand on désespère.
Un virus de la pire espèce,
qui s'incruste et qui opère.
On me dit que ça vient de ma conscience,
de mon moi profond que c'est une marque d'intelligence.
Une qualité grandiose,
qui vous fait voir tout un tas de choses.
On me dit que ça vient de moi...
de mes capacités à accepter mes choix,
de ma force à vouloir avancer et à braver les éventuels dangers...
La vie n'est pas en moi.
La vie est devant moi.
On me dit qu'elle ne plaisante pas et,
qu'elle ne m'habite pas
C'est moi qui vit en elle et
on me dit qu'elle est belle !
 
©Djida Cherfi  
15/01/2022
     
 
 
 
 
 
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7 février 2022 1 07 /02 /février /2022 07:43
Le petit rat - Sculpture d’Etienne Fatras©


 

 


Rêve de petit rat
Une note de musique
Et le charme opéra.
C'est magique.
Dès les premiers pas
La danse
Commence
Avec des entrechats.

 

Le corps s'élance
Les sauts s'enchaînent
Le rythme est intense
La musique se déchaîne.
De volutes en arabesques
Le corps est en apesanteur
Aérien ou presque.
Il ne me manque qu'un admirateur.

 

Maintenant je suis au repos
J'attends toujours.
Ah ! voilà celui qu'il me faut.
Sera-t-il mon premier amour.

 

©Etienne Fatras    
Sculpture et poésie

 

 

 

 

                   
 
 

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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 07:42


 


Quand il vous dit sans rire :
« Je me réunis en petit comité. »
et qu’il prétend être toujours à cheval sur les principes,
il faut comprendre
qu’il ne se retrouve en réalité que face à lui-même
et donc seul, comme par hasard,
à tenir les commandes
du commencement jusqu’à la fin,
sans aucun compagnon d’arme à ses côtés
pour empêcher l’expression idéale,
l’idée la plus appropriée,
presque arrivée à portée de sa main
de lui fausser compagnie.


©Michel Duprez                
 

 

 

 

 


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5 février 2022 6 05 /02 /février /2022 07:38


 

 

 
Je voudrais m'envelopper dans le silence de l'aube en été,
dans la lumière soyeuse qui se pose sur l'écorce des arbres,
sentir  les scintillements du ciel dans le corps fragile,
impondérable comme l'air vacillé par un papillon blanc,
 
je voudrais être le silence de l'aube en été,
la lumière soyeuse sur l'écorce des arbres,
un papillon blanc qui tourne dans les scintillements du ciel.

 
* * *

Poate lumina...
 
As vrea să mă învălui în liniștea zorilor de vară,
în lumina de mătase lunecând pe scoarța copacilor,
să simt scânteierile cerului în trupul firav,
imponderabil ca aerul tremurat de un fluture alb,
 
aş vrea să fiu liniștea zorilor de vară,
lumina mătăsoasă pe scoarța copacilor,
un fluture alb rotindu-se în scânteierile cerului.
 
3 ianuarie 2022

©Sonia Elvireanu           
 
 
 

 

 

 

 

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4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 07:32

 

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3 février 2022 4 03 /02 /février /2022 07:40


 

 

Il y a de cela des millénaires
Je suis née de l'union
d'une Étoile
tombée dans le Grand Fleuve
À marée haute
je fus déposée sur la rive
C'est ainsi que le Fleuve
donna naissance
aux Enfants des Étoiles
Je suis le Sang premier
le Sang sacré
Mère de toutes les mères
fille de la Mère première
Je suis mon Enfant
et l'Enfant de mes Filles
de toutes les filles
depuis les Origines
En ma mémoire
vivent et revivent
les souvenirs ancestraux
Je suis la Gardienne
des souvenances
de l'immémorial Temps
comme la Pierre de Lune
Perle blanche
préserve le fossile

Ode©


 Sources : https://www.facebook.com/ode.beaudry
 
         
 
 

 

 

 

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2 février 2022 3 02 /02 /février /2022 07:51


            
                                          Dédié à Mr Baldeck

 

comme une caresse infinie
il pleut de la neige
qui glisse dans les rides
de mon vieux visage

 

gamin, avec les copains d’école
nous avalions ces grains
tranquillement tombés du ciel
Personne ne les récoltait

 

il ne fallait pas laisser se perdre
cette manne fraîche
avant que la sonnerie
ne nous appelle

 

c’est qu’elle veut nous enfermer !
la liberté, même à cet âge
est un danger pour les maîtres
alors, en avant, en rang serrés !
il ne voulait voir qu’une tête
le maître d’école !
avant de nous asseoir
sur nos vieux bancs de bois usés
il fallait montrer nos mains
recto puis verso…

 

si elles étaient sales
c’était la punition
trois coups de règle
sur les doigts

 

ça réveille
même les gros dormeurs…
pourtant je l’aimais bien
mon maître d’école

 

Il nous aimait aussi
et si parfois
il nous frappait
c’est qu’il n’avait pas le choix !

 

les ordres venaient d’en haut
presque de Dieu lui-même
du moins c’est ce que nous croyions
l’inspecteur à l’air sévère
avait pour nous
l’allure d’un dieu tout-puissant
nous ne doutions pas
qu’un seul de ses regards
un seul de ses mots
pouvait nous pétrifier à jamais

 

mon maître d’école
m’a appris à aimer Victor Hugo
et ses merveilleux Misérables
Et m’a ouvert l’esprit
au monde brillant de la poésie
avec Lamartine, Musset et Vigny
grâce à lui et son don de conteur
j’ai vite été passionné d’histoire
et si parfois je rêvais
j’étais l’un de ses personnages…

 

oui, mon maître d’école
a bien été mon maître de vie !
si je ne me suis pas échoué
dans le caniveau, c’est grâce à lui… !
sévère, nous avions peur de lui
mais il a su nous élever
à hauteur de sa propre vie… !

 

©Jean Dornac
Lannion, le 1er février 2022             
 
 
 
 

 

 

 

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1 février 2022 2 01 /02 /février /2022 07:31
Photo Hélène Bourgès©

       

Au bord de ma rivière
La guinguette a disparu
Et les fritures de goujons
Le vin blanc qui fait tourner les têtes
Les danseurs du dimanche
Et la complainte de l’accordéon
Plus rien que quelques planches verdies
Et une fenêtre ouverte sur des souvenirs
La vie n’est que sable qui file entre les doigts
À mes yeux clos glissent les rires des filles
Les cris joyeux des baigneurs
L’amour ne donne jamais assez d’amour
Serre-toi contre moi, ton corps effarouché
Nos baisers éblouis de leur audace
Abandonnés l’un à l’autre
Nos yeux émerveillés
Notre solitude aimante
Demande toujours plus
D’amour et de solitude
Le temps nous oubliera.
 
©  Bernard Delpech
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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31 janvier 2022 1 31 /01 /janvier /2022 07:42
Collage et traductions de Béatrice Gaudy

 

Je regarde la Lune
Je regarde des hommes qui marchent sur la Lune
Et je vois à Paris
des personnes couchée sur le trottoir
qui dorment dans le froid hiémal

 

S’il vous plaît
Mesdames et Messieurs les gouvernants
un miracle
un vrai miracle
dont l’Histoire parlera encore
dans des centaines d’années :
Donnez un logement
à tous les sans-abris

 

* * * * * * * * * * * * * *

 

VOT DE L’AN NOU E DE TOUT LOU TÈMES


Io regarde lo Luno
Io regarde dan omei que marchen sur lo Luno
E vese à Paris
de la persouna couijada sur lot trepadou
que duèrmen din fou fre iemau

 

Si au pla
Madama e Moussû loû gouvernant
un miracle
un vrèi miracle
dount l’Istorio parlero denguèro
din de la centena d’annada :
Baia un loujamen
à tou loi sen-abri

 

* * * * * * * * * * * * * *

 

AUGURI DI CAPOANNO E DI TUTTI I GIORNI

 

Guardo la Luna
Guardo degli uomini che camminano sulla Luna
E vedo à Parigi
delle persone coricate sui marciapiedi
che dormono nel freddo iemale

 

Per favore
Signore e Signori governanti
un miracolo
un vero miracolo
di cui la Storia parlerà ancora
fra centinaia di anni :
Date una casa
a tutti i senzatetto

 

©Béatrice GAUDY                      
 
 

 

 

 

 

 

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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 07:28

MAIS LA DANSE DU PAYSAGE-Barbara AUZOU-Poèmes - Préface de Claude LUEZIOR-5 Sens édition-2021

 

« ...Mais la danse du paysage... » Ce vivant mot de passe transmis par Blaise Cendras, l'éternel voyageur, nous prépare à un changement de rythme plus qu'à de belles descriptions des pays traversés. Il s'agit bien de voyages mais de voyages vécus et rapportés sur un autre ton : ''le paysage ne m'intéresse plus, mais la danse'' nous dit Cendras qui voit défiler les pays.

Claude Luezior, pertinent préfacier de ce livre, note aussitôt ce point original : il s'agit pour l'auteur de :

« Prendre et reprendre les lignes qui ondulent et fuient vers les frissons »

Barbara Auzou paraît si naturellement prédisposée au bonheur de la découverte qu'elle semble vérifier d'emblée la parole de Claude Estéban fustigeant les poètes qui se nourrissent de noirceur, en ces mots : « Quelqu'un qui crie que tout est noir, c'est dans sa tête qu'il se cogne »

Dans ce recueil, tout est fluide, ouvert, musical et positif : il s'agit de la ''substantifique moelle'' du voyage, celle qui vous soulève et nourrit votre vie...pour la vie.

Essayons d'emprunter un instant cet « Itinéraire de l'éphémère »qui n'exclut pas ces repères de stabilité que sont partout, les arbres ; l'auteur nous parle de ''l'arbre que l'on s'est choisi'' qui est cité de façon rémanente, où que l'on soit comme un repère, un tuteur entre sol et cieux : 

« comme ces arbres debout sur une seule jambe tremblants séculaires et tout en visions »P.21

On note, à chaque halte, ce qui va demeurer vivant à l'esprit, le son, le timbre du lieu ou de l'instant, tel « le renard gris des Rocheuses...avec son langage à émettre des oiseaux au-dessus des cactus »P.22

Au Kénya « où la beauté s'émonde tendue entre deux gazelles »P.24

Sur l'Ile de Pâques avec « ses vieux enfants de basalte et l'or sombre de la voix à l'aube accordée »P.27

À Wallis et Futuna où «  le bleu qui sert à aimer là-bas se pose comme une coccinelle sur un sein »P.32

Aux Açores où l'on dit « que ce même soleil fait tomber l'amour des corniches »P.36

Au Sri Lanka où « nous aurons désappris à aller vite et nous voilà voyageant à l'abri d'un autre temps »P.38

Dans la Pampa Argentine... « et dans les plaines du vent tressons nos voix pour apprendre à la vie / à épeler toutes les lettres clandestines du consentement »P.40

Et aussi en Sardaigne où, l'auteur nous dit reconnaître «  la Diane doucement poignante du destin ( citation en hommage à René-Guy Cadou)

Et combien d'autres destinations encore qui font de ce recueil un carnet de voyage écrit dans une langue sobre, pertinente, et sur un ton très personnel ; un voyage de connivence avec l'amour qui permet de côtoyer la beauté vivante dont un cœur ouvert et positif ne peut se déprendre quelles que soient les circonstances. Après avoir suivi en pensée l'itinéraire de ce voyage je dirais en conclusion comme l'avoue Barbara Auzou :

« J'ai marché pieds nus vers l'Ailleurs...

« Je ne savais pas qu'on pouvait à ce point aimer la vie »

Recommandons à tous, en cette époque de repli funeste, non pas la lecture mais la fréquentation de ce livre exceptionnellement positif et profond et terminons par ces mots de l'auteur, émouvants et légers à la fois :

« Et je m'éloigne des maçons du passé

de tout ce qui brûle les passereaux...

j'accepte la tiare somptueuse du printemps

sur le roux de mes cheveux... »( Au pied d'un seul arbre)

 

Jeanne CHAMPEL GRENIER

 

Mais la danse du paysage( Poèmes)-Barbara Auzou-5 Sens Editions Genève( Suisse)

 

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