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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 07:14

 

0405-choix

© Thierry Deschamps



Croix de bois et croix de fer,
Si je t'aime, ce sera l'enfer !
Choix de roi, âme qui erre,
Ta pensée m'est délétère…

Avec ton air juvénile,
Tu te crois bien trop subtile…
Le mensonge t'est si facile
Tu me prends pour un débile !

Foi en toi, château de verre,
Si je t'aime ce sera la guerre !
Froid désir qui m'enserre,
Tes charmes ne sont que manières …

Avec ton sourire charmeur,
Tu penses dominer mon cœur…
Mais ta beauté n'est qu'un leurre,
Tu me glaces, tu me fais peur !

Poids d'un Moi qui désespère,
Si je t'aime, ce sera amer !
Proie facile entre tes serres,
Ta présence me pompe l'air…

Avec cette voix si douce,
Tu m'attires, puis me repousse…
Que tu pleures ou que tu glousses,
Tu me fiches vraiment la frousse !

Croix de bois et croix de fer,
Oui ! Je t'aime ! Vogue la galère !
Choix d'un mur qui s'est ouvert,
Tu m'échappes, je désespère…

~~*~~

©Thierry Deschamps

http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/



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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 07:29

 

d9f3bc42.jpg

http://image-animation.centerblog.net/



Elle surgit de nulle part, chargée de ses marmots, poussette
panier, papiers, sacs....
Jolie, sans âge précis, impassible.
Elle apprend que son tour sera long à venir,
s'éloigne du guichet du consulat.
La revoilà, un peu plus tard à l'heure du déjeuner
elle se range dans un angle de la salle d'attente,
nourricière silencieuse et pudique
cercle de sa progéniture
elle semble vieille d'un coup
elle reproduit une scène enfouie dans sa mémoire
quand elle était elle-même petite fille
masse voûtée, noire de voile, chœur lourd :
O femme, magnifique vivante
tu portes le temps.

© Djalila Dechache



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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 07:42

 

10_daumier.JPG

© Daumier : « Blanchisseurs »

 

(Pamphlet!)


Nos dirigeants maîtres-chanteurs
Agissent en toute sécurité.
Maîtres à penser ou bons Pasteurs
Nous imposent leurs vérités.

Le premier qui s'en affranchit
Se retrouve vite prisonnier
Traité parfois comme un maudit,
Un malade d'urgence à soigner.

Les Institutions au pouvoir
Privatisent tous les profits
L'ÊTRE n'a plus barre sur l'Avoir
On socialise les déficits !

On parle beaucoup des "Droits de l'homme",
On n'empêche pas l'inhumain
Tout un système bancal en somme
Qui ne saurait aller bien loin

Quel Carnaval des Animaux
La Vérité est bien ailleurs.
Pour les humains, un bien grand mot.
L'AMOUR seul rend le monde meilleur.

VERITE est un divin prisme
Dont nous ne sommes que les facettes...
Il me semble que plus d'humanisme
Changerait le monde en guinguette !!!

© Pierfetz



Je crois au pouvoir de l'Amour
Je suspecte l'amour du pouvoir



Vous pouvez consulter et entendre ce poème dans ma chronique "Rimayes de Coeur"
( http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/MENU1234.htm )
réservée à mes poésies sur mon site n"ARCIEL88.
http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/VI-5LaVerite.htm
On peut trouver ce poème aussi en vidéo sur YouTub ou Dailymotion!
http://www.dailymotion.com/Plumarlequin#videoId=x6rjwc



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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 07:56

 

oeuvres-contemporaines-0116.JPG

© Michel Bénard


Vouloir fixer le signe
Des poussières du rêve
Aux fragments de l’illusion,
Aux éclats de l’émotion,
Avec les encres de la mémoire
Perlant sur l’éther des pages,
Afin que la vie renaisse
De l’autre face
Du symbolique miroir.

© Michel Bénard.



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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 06:44

 rectifiee--4-.JPG

© Yvanel



Feuille Blanche
Longues attentes
Au coin de l'Avenue des rêves
Sous le réverbère
Des silences
Que de patience
Au coin des écrits
Sous la lampe de nuit
Devant la feuille blanche
Je tente de t'imaginer
Je veux te modeler
En terre-glaise et poésie
Je veux t'inventer
Dans cette longue attente
Où le temps est suspendu
Mondes parallèles
Je suis du rêve
Perdue

© Ode



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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 07:54

 

spermatozoides-antioxydant.jpg

 http://vulgariz.com/sciences/biologie-moleculaire/



Depuis l’aube de ma conscience
Je me demande quel est le sens
Des joies et des peines
Vécues par tous le Vivant

Depuis les origines
Les chairs se déchirent
Les esprits se font la guerre
Nul être n’échappe à la mort

De l’infime cellule à l’homme
Tout doit lutter
Tout doit souffrir
Et finir dans un même bourbier

Rien n’échappe à la fin
Même les plus belles créations
Doivent disparaître
Pour ne jamais renaître

Je ne vois pas de sens
Et pourtant qu’elle est belle
Parfois, cette existence
Si désirable qu’on s’y accroche

Je voudrais tant avoir
Des yeux pouvant percer
Nuages et gaz
Au-delà des galaxies

Je voudrais que ce regard
Traverse l’étrange mur
Du temps de l’Univers
De ses débuts à ce jour

Déchirer le voile
De l’immuable ciel
Et voir ce qui ne peut
Etre vu ni compris

Au-delà du visible
Peut-être apparaîtrait
Le sens qui m’échappe
L’essence de la vie

Sa raison d’être, loin des filtres
De l’esprit cartésien
D’une foi trop facile
Ou d’une commode incroyance

Peut-être alors, verrais-je cet être
Ou cette « chose » sans nom
Qui fit de nous ce que nous sommes
Laids et beaux à la fois…

Jean Dornac
Paris, le 30 avril 2011



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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 08:17

 

1196-Alain-Percy.jpg

© Alain Percy



Rien n’est épargné
tout s’abandonne
et tout se perd
et pourtant
cette violence
qui porte la vie
métamorphose l’éphémère…

L’oubli ne peut effacer
ce qui est unique…

De son invisible puissance
le torrent du cœur
culbute la matière
et brise l’engourdissement
qui coule vers la mort…

L’homme intérieur
accomplit la plénitude
au-delà du déclin
car son existence
est une offrande
et sa marche appartient
à l’émerveillement
du devenir !...

© Victor Varjac
Antibes, le 8 juillet 2000

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS



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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 08:16

 

Rose_givr_e_1.jpg
© photogeorges
http://georgesh.canalblog.com/archives/fleurs/p40-0.html



Ce jour-là les pêcheurs
Relevaient leurs filets
Ruisselants d’étoiles
Tandis que tu gravais
Sur des lambeaux de nuit
Le nom des constellations.

La ville avait oublié
Le sang figé dans tes veines
Par le sang d’un autre
Qu’on ne revit pas.
Les mendiants portaient
Les mêmes habits magiciens
Et les enfants allaient pieds-nus
Par les rues poussiéreuses.

Mais palpitaient sur tes cils
Des frissons de lumière
Et des gouttes de soleil
Tremblaient au bout de tes doigts

Dans l’infini du temps
Un ange dort dans ta chambre
Ayant semé sur ta peau violine
Des pétales de givre.

© Denise Bernhardt

Extrait du recueil « La face double du rêve », avec Yves Romel Toussaint, aux éditions « Le Vert-Galant »



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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 07:04

 

MaddalenaH_G-28b3a.jpg
© Louis Roux


L’humanité sans guide est une mer obscure
Où les vents déchaînés entrecroisent leurs flots.
Rompu le gouvernail, assombris les falots,
Une angoisse de mort étreint la créature.

Ballotté sur l’abîme et privé de mâture,
Déboussolé se voit le meilleur paquebot.
Sa quille endommagée a perdu l’étambot
Et rien ne marque plus sur l’onde sa nervure.

Le bateau dérivant dans un cours torrentiel,
Comment peut-il jeter son ancre dans le ciel ?
Entraîné vers sa fin, mélancolique histoire,

Il ne sait pas le phare installé sur le roc,
Ni l’Esprit détenteur d’une autre trajectoire
Qui pourtant gonfle encor la toile de son foc !

© Luce Péclard


Francis Picabia:
«Mer obscure est l’humanité,
c’est une bien mélancolique histoire
pour le bateau qui veut jeter
son ancre dans le ciel.»


Extrait de « La Sentinelle dit », 38 sonnets
Décembre 2006, Ed. du Madrier
CH 1416 Pailly



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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 08:20

 

lesamoureuxpeynet.jpg

© Tendre Raymond Peynet et ses « Amoureux »


Faire une promenade au bord de l’eau
Sous les rayures des grands peupliers
Suivre la trace des hérons
Suivre nos traces au bord de l’eau

Glisser mon bras dessous le tien
Et serrer ta main très fort
Serrer à en perdre mon nord
Dans ton midi déboussolé

Marcher soudés l’un contre l’autre
Ton pas, mon pas et puis encore
Avancer vers ce qui nous attend
Sans ces pourquoi ni ces comment

Chauffer nos envies au soleil
A bout de feu à bout de temps
Et tant d’années sans toi sans moi
Si loin de tout si près de nous

Marcher sans rime ni raison
Perdre la tête dans les nuages
Envoyer valser les saisons
S’aimer d’amour même davantage

© Annie Mullenbach-Nigay



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