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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 07:34
Le reflet d’autrui – Luce Péclard
 
 
 
 
Au miroir invisible
Qui me sert de rétroviseur,
Je l’observe à la dérobée.
 
C’est mas coquetterie
Pour découvrir
Autre que moi :
 
Ce prochain si distant,
Et cependant
A ma portée !

© Luce Péclard
 
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier
 
 
 
 
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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 08:01
CALLI - Nancy Turnier-Férère
 
 
 
Hommage à Apollinaire
 
ME
 
CHERCHES-
TU ?
 
ME VOIS-
TU ?
ME DESSINES-
TU
COMME
UNE
FLEUR ?
 
MAIS, NE
 
SAIS-
TU
 
PAS QUE JE
 
SUIS LÀ DÉJÀ
 
DANS
TON
JARDIN ?
OUI,
JE
SUIS
 
CELLE
QUE
TU
 
ADMIRES.
 
 
©Nancy Turnier-Férère




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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 08:08
Une à une les lumières… - Victor Varjac
 
 
 
Une à une les lumières
vont rejoindre le sommeil
ouvrant à l’ombre qui s’avance
la grille incertaine des rêves…
 
La robe des étoiles
scintille comme une fée…
 
Le chemin nous devance
en dessinant nos pas
mais nous cherchons encore
et chercherons toujours
ce qui pousse le monde
et ce qui nous entraîne
vers ces lieux inconnus
qui referment nos pas…
 
©Victor Varjac
Antibes, décembre 1998

Extrait de « LE CHEMIN DES RÊVES » aux éditions Chemins de Plume




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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 07:47
Lunaison – Béatrice Pailler
 
 
 
 
Folles en tunique de peau,
Les nonnes ânonnantes prient.
Et
L’abbesse,
Corps rompu,
Insane
Sur son âne
S’ébat
Et corrompue,
Vole
Éperdue
Au sabbat,
Où le Diable cornu
L’abaisse,
La blesse,
De sa corne nue.
Ainsi,
Aux fléaux des ténèbres,
Les nonnes ânonnantes crient.
Et
Au cœur des champs
Où pullulent les chancres,
Le chœur des chantres
Hululent ses chants,
Pour les nonnes appendues
Qui gigotent suspendues,
D’une gigue idiote, bien pendue.
Trottent,
Dansent,
Se frottent la panse.
Et
Le Diable rit de cette folle diablerie.
 
 
©Béatrice Pailler
« Mon Grand DADA »
Revue SOUFFLES Les écrivains Méditerranéens
N° 252-253 « Mon Grand DADA » Aout 2016
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 07:44
Sans le savoir – Michel Duprez
 
 
 
 
 
Je me dois de te prévenir avant qu'il ne soit trop tard : c'est une vraie cata, ta strophe.
 
Les vers traînant en longueur ayant tendance à gagner du terrain, je comprends que tu te sentes vite dépassé.
 
Que te conseiller, sinon d'emprunter vivement un raccourci dès que l'occasion sera à ta portée.
 
Une fois sur place, attends cependant encore un peu avant d'allumer la mèche.
 
Crois-en mon expérience : un feu d'artifice a besoin de plus d'étoiles et surtout de temps pour qu'un seul instant privilégié devienne un jour de fête.
 
Apprendre à fusionner ses états d'âme et de grâce est un art qui s'ignore.
 
Mais ce que tu ne sais pas encore et qui pourrait te paraître étrange à juste titre, c'est qu'il te faut d'abord perdre connaissance avant d'imaginer les choses à consigner sur la page au bas de laquelle tu apposeras enfin ta signature.
 
©Michel Duprez
 

 
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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 07:48
Mère et fils – Djida Cherfi
La mère et l’enfant – Gustav Klimt
 
 
 
 
Quand tu es entré dans ma vie,
je n'ai pas pensé faire demi-tour.
Un tourbillon nous avait pris,
j'en ignorais les détours.
Je ne sais comment ça s'est fait
ni comment ça s'est transformé,
quand un jour tu apparais
telle une lumière chaude et dorée,
un ange tombé du ciel qui m'éblouit
qui m'émerveille !
 
Moi qui croyais en avoir fini
avec mon cœur déjà épris,
je ne savais pas que l'amour pouvait
émettre un florilège de cris !
Comme le cri de ta naissance
ton arrivée dans mon monde,
mon espérance, ma chance,
"A" de mes passions profondes...
 
©Djida Cherfi
 
 
 

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:43
Recension Jean-Paul Person « L’état crépusculaire » - Michel Bénard
De Jean-Paul Person « L’état crépusculaire » éditions La Nouvelle Pléiade – 2016-79 pages. Format 15x21.
 
 
Le poète se fait parfois chineur de mots patinés, de rêves délavés afin d’élaborer son poème, il fouille dans son grenier aux souvenirs.
Jean-Paul Person ouvre en grand sa fenêtre afin de mieux s’envoler et rejoindre la cohorte de ses songes, il porte en lui cette sorte de personnage volant dessiné par Folon.
Il s’invente souvent les amours les plus improbables, à sa manière il transcende d’idylliques images en hommage à la vie et aux amours virtuelles.
 
« Je sais, du moins pressens,
A fleur de peau, à fleur diaphane,
Chaque battement de son sang.../... »
 
Il lui arrive de rattacher le rêve à la réalité, il devient alors délicat de faire la part de réel ou de l’imaginaire, nous traversons alors une sorte d’entre deux indéfini, un « état crépusculaire. »
Le langage tente de rompre avec l’expression usuelle, il étonne, intrigue, interroge, mais en aucun cas ne nous laisse indifférent. L’écriture se veut libérée, tout en rythmes brisés, en fractures verbales, en ruptures mélodiques.
 
« Rampant,
je m’immondice,
m’emboue,
me sépulcre. »
 
Jean-Paul Person porte un peu en lui cet esprit du « poète maudit » qui retrouve au fond de ses poches la charpie de ses rêves mêlée à sa vie.
Ce besoin de rêve, folle course vers les chimères, est omniprésent, Jean-Paul Person lui offre son ciel étoilé et s’envole avec lui.
Oui, notre poète rêveur sème sur son chemin des idylles interdites, des amours clandestines, des courtisanes éphémères autant qu’inaccessibles.
L’éclat d’un simple regard le trouble, l’intrigue, le transporte et lui noue le ventre, alors il tisse le poème d’amour au rythme de ses fantasmes.
 
« J’ai retrouvé ton visage,
tes yeux,
obsessionnellement différents.
 
Trop tardif, j’étais celui
Dont tu n’espérais plus la venue. »
Pour cela il lui arrive d’user de néologismes improbables, mais mot après mot, il érige une œuvre singulière et personnelle.
L’insignifiance quotidienne l’afflige, il joue alors de la déraison ou de la dérision, il se construit tout un monde dans la tête qu’il convertit progressivement en poème.
Il s’approprie un langage nouveau, une existence marginale, il bouscule l’ordre établi, le bon sens et la raison..
Il révise le dictionnaire à en faire perdre les cheveux qu’ils restent à nos « immortels » !
A sa façon Jean-Paul Person inverse le monde, il donne un passeport crédible à ses illusions.
  1. joue à la marelle avec l’inconsistance du monde.
 
« Pourquoi existe-t-il des hommes
qui ne font que passer ? »
 
Parce que sans doute n’ont-ils pas compris que la poésie est peut-être l’ultime voie d’espérance qui leur soit encore offerte.
 
Michel Bénard.
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 07:46
Ce soir - Ode
 
 
 
 

Vous me disiez rêveuse
Il est vrai, je vous l'avoue
Que pour être heureuse
Je pense souvent à vous


Vous êtes mon étoile filante
Vous êtes ma lune qui brille
Vous êtes mon étoile fuyante
Mon ciel qui scintille


Oui je rêve, je rêve à l'inaccessible
N'est-ce pas là la quête
Vous êtes ma tendre cible
Écoutez, entendez ma requête


Entendez la déesse qui joue de la harpe
C'est pour vous cette céleste musique
Ce soir je regarde le ciel, j'ai mis mon écharpe
Je suis rêveuse, aussi romantique

Je suis la femme qui vous appelle
Oh ! Peut-être ne viendrez-vous pas
Mais sachez que parmi toutes, je suis celle
Qui vous aimera jusqu'au trépas


Je serai votre Vénus sans voile
Votre Étoile du Nord
Votre bonne étoile
Votre clair réconfort

Je serai votre étoile filante
Votre lune qui brille
Votre étoile fuyante
Afin que votre ciel scintille


Ode©
2 février 2004
 
 
 
 
 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 07:44
La coupe pleine – Jean Dornac
 
 
 
 
 
Il fut un temps de mon enfance
Ou l’innocence était reine
Demain n’était qu’illusion
Le futur n’était qu’un rêve
Rempli de mystères
D’inconnues joyeuses ou inquiétantes…
 
J’avais construit
Tant de projets,
Toujours plus audacieux
Et même orgueilleux…
Pas de frontières
Pour un gamin des misères
 
Il n’y a rien à perdre
Quand rien ne nous est accordé !
Tout est à conquérir
Même les raisons de vivre
Alors qu’il y en a tant pour mourir
Et plus encore pour étouffer de rire…
 
Mais la vie, c’est maintenant !
Les rêves se poursuivent
Mais se heurtent aux lois
Des cruelles réalités de la société
Qui érige des murs
Entre richesse et pauvreté !
 
Déjà, la coupe est pleine
Quand on est fils de rien !
Les portes vous claquent au nez
Poussées par le mépris
Des misérables « Fils de »
Ces héritiers du vide et de l’argent…
 
On vous fait croire encore
Que tout est possible
Pour chaque citoyen
Mais tout est verrouillé
Pour que nul ne change
De sa place à jamais assignée…
 
Alors, un jour, à force de désespoir
On se révolte, on se dresse
Fier et déterminé
A renverser la vermine dorée
Qui confisque la vie à son profit
Qui nous plonge dans les ténèbres…
 
Mourir ou vivre dans la nuit
Où est la différence ?
Mourir ou chanter la révolution
Est le dernier choix des damnés !
Aimer la vie au point d’en mourir
L’Aimer au point qu’il faut se battre…
 
Pour que chacun puisse vivre
Dignement et sans maître !…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 15 janvier 2017
 
 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 07:35
La promesse – Salah Bekka
 
 
 
 
 
Je dois respecter ma promesse
De voler au temps des moments,
Et vivre discret dans une ivresse
Les actes sensuels d’un amant,
 
Tu dois respecter ta promesse,
De faire entorse à la morale,
Et d’éviter toute maladresse
Qui ne ferait que surgir le mal.
 
Ne faut-il pas tourner nos dos
À cette logique chargée de lois
Et vivre ensemble ce coté beau
Même si chacun vit sous un toit ?
 
Je t’ai attendu dans ta réplique,
Et tu as patienté dans la mienne,
Pour partager la magnifique
Virtuelle maison vénitienne ;
 
Et de ce passé, je garde encore
Les souvenirs des beaux moments,
Ils ont meublé tous les décors
D’une vie secrète de deux amants.
 
Te rappelles-tu de la promesse
Que tu as collé dans mes yeux ?
Lorsque je les ferme, je vis la liesse
D’un couple joyeux et amoureux !
 
Dans ce sillon d’une vie surprise
Qui nous a donné de joyeux jours,
Nous avions fait une belle devise
De cet amour qui vit toujours,
 
Je le respire, comme tu l’inhales
Dans chaque pensée qui nous réveille,
Dans nos absences, nos cœurs s’emballent
Et la nuit, il nous prive de sommeil.
 
Te rappelles-tu de tous ces mots
Que tu as lâché en pleurant ?
Avant ton départ survenu tôt
Pour un autre univers attirant ;
 
Ils bougent encore dans mes oreilles
Comme des consignes aux durs repères,
Ils me bousculent, puis me réveillent
Et mon cœur attend un geste contraire,
 
Je me rappelle de tous ces jours
Qui ont tous une date identique,
Où j’ai aligné mes traits d’amour,
Pour vivre des moments magnifiques.
 
Mon cœur malade, qui accuse le temps,
De ne pas réveiller les promesses,
Et dans mon corps, il m’agite souvent,
Et me mouille aussi de tristesse.
 
Loin, tu es parti, sans me quitter,
Comme tu as obéi au dur tracé,
Je t’ai promis de toujours t’aimer,
Même si tu demeures une éloignée !
 
©Salah BEKKA. Auteur
Fleurs, Épines et Frissons…
Paru au : LES ÉDITIONS DU NET
92150 Suresnes France
 
 

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