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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 07:30

 

vie-tetes.jpg

© Liliane Caumont : « Le fil de la Vie » (détail des têtes)

Visitez le site de Liliane Caumont
http://lcaumont.unblog.fr/page/2/



En creux de faille
D’humaines rumeurs
D’un monde profané,
Une note préfigure l’éblouissement
D’un corps redevenu sculpture,
Jardin d’étranges parfums
Où l’on glane des épis
De galaxies perdues,
De pollens étheriques,
De semences cosmiques,
Au pied d’une stèle
Blanchie d’eau lustrale.
Loin de l’insoutenable souillure,
En creux de faille
D’humaines torpeurs,
D’un monde outragé,
Nous ne gravons que des certitudes
Pour ne vivre que dans les lois
De la mystification et de l’hypothétique.

© Michel Bénard.



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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 06:51

 

Delvaux.jpg

Paysage aux lanternes - Paul Delvaux




Et je continue à chercher mon amour

Si vous le voyez, dites-lui que je l'aime

Que sur le chemin des songeries

Mes mains de lunes créent ses nuits

Que je l'attendrai aux matins du Fleuve

Assise sur les galets brûlants

Mon regard posé sur le vol des goélands

Et le tangage des voiliers



La plainte du Fleuve

Ouvrira-t-elle nos jours ?

Je vois les étoiles hésiter

Dans mon regard, des larmes

J'ai tellement crié ton nom, amour

M'as-tu entendu ?

Mes nuits m'enivrent de désir

Mes matins, comme vagues, déferlent sur toi



Le seuil du temps sera-t-il assez vaste

Pour nous deux, amour ?

De l'usure de l'attente

Au froid des solitudes

À la brûlure du désir

Le silence des mots des toujours

Et des secrètes douleurs

Nous laisseront-ils muets ?

© Ode



Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions Les Poètes Français – Paris




Prix Alain Lefeuvre 2010



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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 07:15

 

Time3.JPG

http://castonguaytime-temps.blogspot.com/2010/09



Qu’est le temps qui passe ?
Subjectif ou bien réel
Il glisse entre nos doigts
Telle une anguille
N’ayant que faire
De nos interrogations

Ton temps et le mien
Semblent identiques
Mais si tu vis au présent
Parfois, je glisse dans le passé
Ou un futur très imparfait
Qui reste conditionnel

Le tien file vite
Parmi les étoiles, là où
Le mien se traîne
Escargot dans la galaxie
Ta pendule et la mienne
Sont désaccordées

Tombent les secondes
Comme goutte à goutte
D’un étrange remède
Dans nos verres vides
A l’instant de la naissance
Débordants aux temps de la fin

Ce temps n’est pas le même
De l’enfance à la vieillesse
Lent et surprenant
Aux premiers âges
Filant à toute vitesse
Au crépuscule de nos jours

Et que dire tu temps
Au sein de l’univers
Variable d’une ellipse à l’autre
Distordu selon certaines lois
Ne serait-il, en fin de compte
Qu’imagination pour combler le vide ?

Mystère de la vie
Dans cet étrange cosmos
Au parfum d’éternité
Où se promène doucement
Une petite planète bleue
Vaisseau fragile de nos âmes

© Jean Dornac
Paris, le 28 septembre 2010



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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 07:53

 

orages-2499820_1520.jpg

http://www.ushuaia.com/photo



Méfions-nous
de notre ignorant
savoir…

N’oublions pas
que la flèche brisée
de l’éclair
n’est que la signature
de l’orage qui gronde !...

La vie jette
nos corps vides
au rendez-vous
de l’oubli
et nous cherchons
encore et toujours
dans le nœud effrayant
des distances
l’espoir du mensonge
qui poussera un jour
les persiennes du mystère
que nous sommes…

© Victor Varjac
Antibes, le 1er novembre 2001

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS



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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 05:56

Il nous arrive souvent de discuter autant avec les uns qu’avec les autres de liberté, de paix et même de démocratie dont la base n’est autre que l’équité et aussi d’écrire aux uns et aux autres sur la valeur de l’espoir et du rôle des rêves lorsque les portes sont réellement ouvertes. Il nous arrive souvent (après chaque débat) de croire que le message est passé et en plus reçu et pour cela nous n’avons qu’à voir tous le respect qu’ils accordent à notre tentative d’explication… Malheureusement le lendemain le gris rejoint le noir et le noir devient l’enfer… (Mouloudi Mustapha)


femmes.jpg
http://sos-congo.com/



Carton à même le sol
Pour croire il faut voir
Au mur elle se colle
A la tombée du noir.

Etoiles pour couverture
Sa main pour oreiller
Sécurisée, rien n’est sûr
Le droit se fait dérailler.

Seule dans un coin
Deux yeux pour pleurer
Dans les bras sans soins
Un bébé, épeuré.

Elle n’attend personne
Seule, elle affronte
Dans ses oreilles, raisonne
Quinze et quinze, trente.

Elle n’attend personne
Et n’a plus où aller
Au silence elle s’adonne
Un verre d’eau à avaler.

Elle n’attend personne
Entre deux cris, suspendue
Démons et démones
Ne lui sont plus inconnus.

Que dieu lui vienne en aide
Osons crier cette vérité
Sa vie est trop raide
Nul n’est en sécurité

© Mouloudi Mustapha
Alger le 06/08/2011



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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 06:37

 

le-desespoir.JPG

© Le désespoir – Rodin ( © photo Insecula )



Ses rêves l’avaient avertie.
Mais elle n’en avait cure.
Mère Optimisme l’emportait alors
dans un tourbillon superficiel.

C’était sans compter sur sa pire ennemie.
Impossible à vaincre, insaisissable,
Miroir de la lâcheté, groupie de l’impudence,
L’indifférence faite homme apparut.

Alternant savamment longs silences
Subtils signes discrets et intimes,
Juste ce qu’il faut,
L’indifférent sut aussi jouer au naïf tolérant.
Mur inexpugnable toujours poli et froid.

Ils étaient faits pour se rencontrer ces deux-là.
Elle, pétrie de faiblesses et d’illusions,
S’échinait en mots, phrases et arabesques puérils.
Lui, s’en repaissait, se croyait fort,
Laissait faire et s’en amusait intérieurement.

Quelle extraordinaire chose que l’indifférence tout de même !
Puissante machine destructrice.
Force des cyniques, des puissants et des ambitieux.
Parfois des blessés de l’amour, il est vrai.

Il faudra qu’elle essaie un jour ...

© Dominique Dupuy



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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 06:58

 

nuitetoileevangogh.jpg

© Nuit Etoilée – Van Gogh



Le rêve d'être aimé comme un Prince charmant
Semble à portée de main en nos jeunes années.
La distance grandit, atteint le firmament,
Le tissu est froissé tout comme peau tannée.

Le Prince s'est courbé, mais relève la tête
Pour porter son regard plus loin que l'horizon.
Il retrouve la nuit d'un été tout en fête,
L'artifice aux étoiles, au-delà des saisons.

On raconte parfois que les chemins se croisent
Là-haut sans se heurter, en un ordre parfait.
Les gestes et les paroles ont une allure courtoise
Et les terriens eux-mêmes en seraient stupéfaits.

En ces lieux où le noir laisse passer la lumière,
Tous les malentendus s'effacent à jamais.
Nous pourrions, à toute heure, réciter la prière
Des amoureux du ciel, comblés dans ce palais.

Le voyage des pensées n'est pas imaginaire
Quand la rencontre a lieu en toute liberté.
Au coeur des amours forts de l'interplanétaire,
Les frontières disparaissent dans nos ciels enchantés !

C'est dans ces moments-là où tout me semble vide,
Que je perçois là-haut, au fond de l'univers,
L'écho de tes pensées, comme un extralucide,
Ton beau printemps d'amour soufflant sur mon hiver !

Pierfetz©

Extrait de mon recueil "LA CLEF DES SONGES"
http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/III-5Revedete.htm



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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 07:07

 

oeuvres-contemporaines-0118.jpg

© Michel Bénard



Le calligraphe.

Par le calame, la plume ou le pinceau,
Il défie l’invisible,
Il transcrit le poème de l’espace
Ne se faisant lisible
Qu’aux regards des anges.
Par d’informelles arabesques
Il joue avec le noir d’encre
Qui diffuse sa lumière,
Qui devient parole du sang,
Et frisonne au fil de l’âme.
Par la maitrise d’un simple trait
Il enlumine le monde,
Il compose de quatre lettres
Une symphonie cosmique,
Allumant une à une les étoiles
Dans l’inconnu de l’obscurité céleste.
Par le calame, la plume ou le pinceau,
Il nomme de sa pointe l’innomé,
Le temps d’une verticale
Il dialogue avec « dieu ».
Le temps d’une horizontale il devient
Homme parmi les hommes,
Afin de mieux pacifier le cœur.
Par la voix de la lettre
La couleur transporte ses parfums,
Mais pourtant, ce signe est si fragile,
C’est le Verbe qui s’efface dans le sable.

© Michel Bénard.



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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 06:50

 

Fleuve_21-juin-2010.jpg

© Le Saint Laurent - Photo Ode





 Au rendez-vous de mon enfance

À l'ombre du saule pleureur

Mon Fleuve Saint-Laurent m'est une main de chair

Tel une île, tu es là entre ses rives

Et court, court l'absence

Et marche, marche l'attente

Et flotte, flotte le silence

Vers les marées des ailleurs



Le temps et l'eau, suspendus à l'innocence

Chantent l'invisible sans se poser

Sur les quenouilles qui baignent

Heureuses, sans se douter de la caresse

De la joie et des peines

Des jours qui passent

Poussières des moissons de la vie



Une vie sans rimes

Pour dire les mots oubliés

Les mots d'amour, de haine

Que le vent du Fleuve a emportés

Les fleurs des champs, celles fanées

Résidus des vieilles histoires

De tristes amours condamnées
Il se fait tard à la mémoire du départ



© Ode



Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions Les Poètes Français – Paris



Prix Alain Lefeuvre 2010



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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 07:33

 

sunpil10

http://www.lpde.fr/que-sont-ces-colonnes-de-lumieres-t3710.html

 

 

Au cours d’une nuit agitée
J’ai rêvé à l’assemblée des âmes
Je les découvrais désunies
Sans force ni conviction
Uniquement préoccupées
Par l’insignifiant pouvoir
Des fortunes amassées

La lumière qu’elles propageaient
N’était que vacillante
D’un monde ensoleillé
Elles n’avaient que faire
Vint une nuit épaisse
Glauque et angoissante
D’une vie sans aucun sens

Ensuite, j’eus la vision
De ce que pourrait être
L’union des âmes
L’Amour enfin reconnu
Et la disparition
De l’horrible violence
Sur toute l’étendue de la terre

J’ai vu, peu à peu
Des milliards de lumignons
S’assembler sous la lune
Et soudain, s’est formée
L’unique colonne de lumière
Eclairant le soleil lui-même
Remplissant le vide stellaire

Un monde différent
Se dessinait et prenait forme
Les âmes comprenaient
Qu’unies et aimantes
Chaque vie, même les plus sauvages
Prenaient d’autres couleurs
Faisant disparaître toutes les ténèbres

Ce n’était qu’un beau songe
Un instant d’illusion
Qui, peut-être, un jour
Sera notre réalité…

© Jean Dornac
Paris, le 24 janvier 2011



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