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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 06:33
Le baiser de la mer – Octavio Ocampo

 

 

 

1
 
Le papier lyrique ?
Tout ça dépend dans quel sens
on le fait chanter.
 
2
 
Pour celui qui vibre
au contact de l'insolite,
le son devient sien.
 
3
 
L'oiseau de bonheur
se profile à l'horizon
d'un seul trait de plume.
 
4
 
Donnons-lui le la,
il nous rendra crescendo
l'air qu'on y a mis.
 
5
 
Nos regards à peine
engagés dans ses pensées
retrouvent la voix.
 
6
 
Les mots lui échappent,
mais leurs points de fuite annoncent
maintes perspectives.
 
7
 
L'impair est de mise.
Une histoire impersonnelle ?
Non, pas quand on aime.
 
 
©Michel DUPREZ
 
(Haïkus extraits du recueil « En toute co-errance », janvier 2016)
 

 

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 03:56
Monique
 
Je ne sais pas pourquoi nous sommes nés
Je ne sais pas pourquoi nous devons mourir
Je sais, enfin.. je pense que je vis,
Mais qu’est-ce que cela veut dire ?
Je l’ignore comme tous ceux
Qui doutent qu’un dieu existe
Et se sentent infiniment seuls…
 
Pourquoi ces questions vitales ?
Parce qu’une amie est morte
Parce qu’elle a choisi de partir
Comme on dit pudiquement
Pour taire le mot « suicide » !
Mais à bout de souffrance
Comment ne pas la comprendre ?…
 
Elle a tiré le voile de fin sur sa vie
Venant d’un autre continent
Pour finir sa route non loin d’ici
Dans un pays que l’on dit neutre…
Cela ressemble à un suicide
Mais tâchons d’être un peu lucide
C’est un système qui l’a poussée…
 
Dans son pays, pas de soins gratuits
Pas de prise en charge valable
Le message tragique était :
Tu payes ou tu meurs !…
Les sans-cœur étaient au pouvoir
Les sans-âmes prenaient les décisions
Ils n’avaient qu’à mourir les trop pauvres !
 
« Ils ne servent à rien les gueux
S’ils ne remplissent pas nos caisses
Ils ne sont que bouches inutiles
Ils ne sont que des êtres nuisibles
Voire possiblement des ennemis
Du système qui, si bien, nous enrichit !
Sans argent à donner, qu’ils crèvent !... »
 
Monique ! Oui, ils t’ont tuée
Refusant de te soigner
Lorsque c’était encore possible !
Ils t’ont condamnée
Car ils ignoraient la compassion
Ils ne reconnaissaient que la richesse
Et la leur comptait plus que ta vie…
 
Mais leur vie n’est rien qu’un naufrage
Certes, leurs cales sont pleines
Des larcins commis contre nous tous
Mais si le ciel est vide
Leur âme n’est que néant
Et si le ciel est habité
Ils se puniront céans !
 
Pour avoir préféré leurs coffres à l’Amour
Ils habiteront dans les ténèbres !
Et toi, belle âme au corps lourdement torturé
Tu vivras dans l’éternelle lumière…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 11 février 2017

 

Monique
 
Non lo so perchè siamo nati
Non so neanche perchè dobbiamo morire
So soltanto che io vivo,
ma cosa vuol dire questo?
Io l’ignoro come tutti quelli
Che dubitano che Dio esiste
E si sentono infinitamente soli...
 
Perchè queste domande esistenziali?
Perchè è morta una amica
Perchè ha scelto lei di partire
Come diciamo con pudore
Per tacere la parola “suicidio”!
Ma nella profonda sofferenza
come non comprenderla?
 
Lei ha strappato il velo della fine sulla sua vita
Venendo da un altro continente
Per finire la sua strada poco lontano da qui
In un paese che definiamo neutrale...
Quello assomiglia a un suicidio
Ma neghiamo d’essere un poco lucidi
È un sistema che l’ha spinta
 
Nel suo paese non ci sono cure gratuite
E nessuna cura sanitaria valida
Il tragico messaggio è chiaro:
paghi o muori!...
Al potere ci sono i senza cuore
Le decisioni sono prese da quelli senza un’anima
Cosa resta ai poveri se non morire!
 
«Non servono a niente i mendicanti
Se non riempiono le nostre casse
Essi sono delle bocche inutili
Sono degli esseri dannosi
Vedi possibilmente dei nemici
Un sistema che abbiamo ben arricchito
Senza soldi da dare, puoi crepare!»
 
Monica! si loro ti hanno ucciso
Rifiutando di curarti
Finché era ancora possibile!
Ti hanno condannato
Poiché ignorano la compassione
Non riconoscono che la ricchezza
E quella conta più della tua vita...
 
Ma la loro vita non è che un naufragio
Di certo le loro casse sono piene
Dei furti commessi contro di noi
Ma se il cielo è vuoto
La loro anima non è che nulla
E se il cielo è abitato
Allora lì saranno puniti!
 
Per aver preferito i loro averi all’Amore
Abiteranno nelle tenebre
E tu anima bella di un corpo pesantemente torturato
Tu vivrai nella luce eterna...
 
©Francesco Casuscelli
Dairago, 30 settembre 2017
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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 08:26

 

© Gérard Beaulieu

 

 

 

                                               Texte dédié à Jacques-François Dussottier,
                                                    l’ami poète des femmes et de l’Amour.
 

 

 

Comme une larme d’émois
Perle sur la joue,
Ce poème très humblement
Sera dédié à l’inconnue, à l’anonyme,
A l’éternelle première,
Au mystère de la femme
En mémoires du mythe indéfini.
Les mots n’y seront pas choisis,
Ils s’offriront naturellement
Pareils au vent qui court
Dans la montagne,
Caresse les campanules,
Rafraichit les corps pris
Dans l’extase des jeux d’amour.
Femme comme une invitation
A la tendresse, aux extrêmes embrasements,
Cris qui offre la vie et déchire la nuit.
Femme bourgeon d’émotion,
Génitrice de passion, mémoire gravée
Sur tous les plus fabuleux mausolées.
Femme souffle précurseur
De l’image d’un paradis,
Jamais très éloignée des tourments de l’enfer.
Femmes éveillant en nous
Le rêve et le mystère.
Tendresse, pulsion, violence,
Tout n’est plus que confusion,
Tout devient fusionnel,
Seul l’amour en sort victorieux.
Femme effleurement de l’acte suprême,
Chant de l’essentiel,
En toi tout du cœur se consume,
Tout s’y résume.
Femme en toi je vis la passion
La montée du Carmel,
Je réinvente les vestiges
De l’amour bâtisseur ou destructeur.
Femme souffle d’infini,
Me voici mendiant
Du miel salé de tes lèvres.
Femme conquérante par le sang de la vie
Je m’inspire de ta nudité,
De l’orbe de tes seins,
De la courbe de ton ventre.
J’effleure l’énigme de ta vulve
Nacre précieuse de l’intime
Où se perdent mes écumes.
Femmes je te vois éternelle offrande,
Je me fonds en toi, j’exulte,
J’oublie le vrai du faux,
Le bien du mal,
Ma vie se dérègle, se désoriente,
Ignore toute logique.
Femme dont le seul parfum
Me met le cœur en liesse, éveille mes sens.
Femme pour toi j’érige
L’autel lacté de mes voluptés.
 
©Michel Bénard.



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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 06:33
Oeuvre en titre : Monotype de Ode©

 

 

 

 
 
Laissez-la vivre, comme elle l'entend !
Ne lui faites pas de mal !
Laissez-la rêver !
Elle ne fait que passer.
 
Laissez-la rire !
Laissez-la pleurer
Des larmes de rosée
D'orages ou d'ouragans !
 
C'est une âme immortelle
Qui passe et repasse dans l'espace-temps
Qui contient en elle, tous les printemps.
Laissez-la vous frôler de l'aile !
Laissez-la parler d'elle !
 
Laissez-la se raconter !
 
Sa poésie est aussi intense que vraie.
Poésie qui monte vers les cœurs
En bouquet de fleurs.
Offrande qu'il ne reste qu'à cueillir
Au bout de la pointe d'une Étoile
Ou dans l'Océan, où se perd
L'Arc-en-ciel.
 
Elle a trouvé où est son Vœu d'Étoile,
La poétesse.
Laissez-la le réaliser !
Dans la Lumière, elle marche,
Chaque mot l'y conduit.
 
Laissez-la entrer, la poétesse,
Dans votre bulle d'intimité !
Laissez-la s'installer !
Une fois terminée la rencontre céleste,
Laissez-la quitter !
Elle est libre, la poétesse,
Comprise du Vent, son ami
Et de sa sœur, Liberté.
 
Elle ne fait que passer,
La poétesse,
Laissant derrière elle une nuée
De poussières d'étoiles,
De paillettes d'ors.
 
Elle ne fait que passer,
La poétesse.
 
Elle ne fait que passer.
 
Ode©
11 avril 2000
 
 
 
Création Ode©

 



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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 06:36
La chaîne des générations

 

 

 

Comprends-tu ami
Que tu n’es que le maillon
D’une chaîne peut-être éternelle ?
Tu n’es que vraiment que ça
Mais si tu ne l’étais pas
La chaîne n’existerait plus !
 
Tu es l’élément indispensable
Nul autre que toi ne compte plus
Nul autre que toi ne compte moins !
Souvent tu te dis que tu n’es rien
En te comparant aux parvenus
Qui imaginent encore être tout !
 
Mais n’écoute pas ceux qui disent
Ô ! Les pauvres fous
Que sans études tu n’es rien !
Ô ! Pauvres gosses trop gâtés !
Ceux-là ne connaissent pas la vie
Trop pourris dans le luxe et dans l’or…
 
Toi, tu pratiques l’université de la vie
Tu te frottes chaque jour
Aux réalités d’une écrasante existence !
Tu sais le poids de la chaîne
Que tous nous portons
Depuis la nuit des temps !
 
Alors laisse aux ignorants
Le pouvoir et l’argent !
La fortune fait les imbéciles
Les esprits vides et arrogants !
Ils disent que tu es fainéant ?
Car tu refuses d’obéir et de les servir…
 
Mais toi tu es libre !
Libre de l’argent
Libre du pouvoir
Libre de leurs folies d’orgueil
Libre d’aimer la vie et la nature
Avec toutes leurs beautés !
 
Mais toi, tu chantes avec le vent !
Tu récoltes l’amour à tout bout de champ
Tu sèmes la liberté comme un brave paysan !
Et tu assumes de n’être qu’un maillon
De la chaîne qui nous lie tous
Depuis le commencement des temps…
 
Poursuis ta route, tu n’es pas fainéant
Tu n’es pas rien, tu es l’essentiel
Sans toi, pas d’argent ou de bénéfice
Sans toi, ces pauvres d’esprit ne sont rien
Ne leur resteraient que les mains vides
Et leur coutumière fatuité…
 
Va et sème la vie
Celle qu’on aime
Qui à personne ne nuit
Va compagnon de souffrances
Comme le poète on te méprise
Oublie-les, leur cœur est rance…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 8 octobre 2017

 
 
 
 
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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 06:32
@Gilles Martin-Raget

 


 
Une lame de fond vient d’emporter ton âmE
Noyant dans son rouleau nos espoirs et ma faiM :
Elle nous a surpris, très tôt, sans préveniR,
La boue emportant tout, tel un visqueux magmA
Aux ventouses de mort, aux odeurs de fieL
Rien n’avait fait prévoir un pareil cataclysmE
Même pas l’Au-Delà prié dans un refraiN,
Et je bois sans retour sur tout ce que j’ai vU

©Robert Bonnefoy

Acrostiche double et inversé (Une larme)
 
 
 
 
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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 06:39
Göran Strand : Un arc-blanc lunaire dans une aurore boréale

 
 
 
 
le cambouis de la nuit à fini de
couler dans mes artères
 
entre chien et loup s’allongent les
ultimes rapines du noir
 
dans ses brumes en charpie, le jour
ébroue ses victoires premières
 
ton sourire s’amarre à mon regard
 
au bouquet des sens respirent des
fumets d’aube
 
le bruissement des couleurs est à
marée haute
 
tutoyer la lumière
 
 
©Claude Luezior
 
Extrait du recueil « Prêtresse » aux éditions L’Harmattan




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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 04:33
J'ai conscience de la chance énorme que m'offre Francesco par la traduction de mes poèmes. J'aime profondément l'Italie et savoir que mes textes peuvent être lus là-bas est un intense bonheur pour moi !
 
Alors, très grand merci, mon ami Francesco !!
 
Jean Dornac
 
 
 
 
Etoile du matin

 

Qui es-tu, femme mystère,
Qui agite mes nuits,
Que dans mes délires, j’espère ?
De ton souffle, je languis…

Tu brilles dans mon cœur,
Toi l’Astre, chant de mon âme,
Tu te caches aux premières heures
Et mon jour devient infâme.

Si ton reflet ne se dessine pas
Au cœur de mon iris,
Chaque seconde est un trépas
Où vivre n’est plus qu’un caprice.

Astre singulier au cœur de ma vie,
Lorsque tu te montres à mon regard ébloui,
Mon âme danse un troublant fado,
Disparaissent tous mes fardeaux.

Alors, au long des jours, tu m’illumines,
Et qu’importe si les jaloux fulminent.
Belle étoile du matin, tu es ma force,
Si je suis arbre, tu es mon écorce.

Resteras-tu encore, demain, dès l’aube,
À me montrer le chemin des fleurs,
Par monts, par vaux, tout autour du globe,
Me mèneras-tu vers l’infini bonheur ?


© Jean Dornac
Paris, le 7 avril 2010
Stella del mattino
 
Chi sei tu, donna misteriosa,
Che agiti le mie notti,
Che nei miei deliri, io desidero?
Nel tuo respiro, io languo…
 
 
Tu brilli nel mio cuore,
tu astro cantante della mia anima
tu ti nascondi alle prime ore
e il mio giorno diventa infame.
 
 
Se il tuo riflesso non si disegna
Nel centro della mia iride,
ogni secondo è un mortorio
dove vivere non è che un capriccio.
 
 
Astro solitario nel cuore della mia vita,
Quando tu appari al mio sguardo abbagliato,
La mia anima balla un fado travolgente,
E spariscono tutti i miei fardelli.
 
 
Così, durante i giorni, tu m’illumini,
e non importa se i gelosi ci fulminano.
Bella stella del mattino, tu sei la mia forza,
se io sono albero, tu sei la mia corteccia.
 
 
Ritornerai ancora, domani, all’alba,
Per mostrarmi il cammino fiorito,
Attraverso montagne, per le valli, e tutto intorno alla terra
Mi accompagnerai verso la felicità infinità?
 
 
© Francesco Casuscelli
Dairago, 30 settembre 2017
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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 06:27
L’oiseau papier
 
 
 
 
 
Julie était sans cesse en partance, n’en finissait pas d’explorer la nature, sa maison à ciel ouvert, elle y vivait heureuse et libre. Elle se frottait au vent, à la pluie, au froid, à l’imprévu, à l’insolite et même à la peur. Toutes ces expériences la fortifiaient, rafistolaient sa vieillesse avec des lambeaux d’aventure, d’enthousiasme, de pétilance, qui se transfusaient en gouttes légères dans tout son corps.
 
Il fallait la voir, la Julie, trottiner sur les sentiers, le dos bien droit, les yeux brillants de curiosité, le cœur vaste comme le monde, toujours prêt à accueillir les trésors de la Terre et les partager avec les amoureux du beau.
 
Un jour d’automne, au bout d’une heure d’errance dans un sombre bois de pins, elle se heurta à une vigne, aux feuilles desséchées, comme rissolées sous le feu ardent d’un été sec et brûlant. Mais une feuille, une immense feuille attira son regard : elle semblait vivante, habillée de rouge, de jaune et de vert. Julie s’approcha, la prit dans sa main, la caressa longuement avec une tendresse renouvelée à chaque geste. Brusquement, la feuille se détacha du cep et se mit à palpiter comme un oiseau prêt à quitter son nid et puis, tout doucement, elle s’envola, en dispersant autour d’elle, de brillants éclats de joie. Julie suivit des yeux cet étrange oiseau que ses doigts, avec amour, avaient fait naître…
 
©Michèle Freud  
 
 
 
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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 06:39
Vénus africaine, Charles Cordier, 1851
 
 
 
 
Moulage d’airain et d’argile
Vénus noire au sourire d’infante
La nuit file de brocart
L’orbe de tes cils
Femme fleur de tous les désirs
Auxquels nul ne se dérobe
Rose de pluie
De sable et d’écume
Refoulés par le souffle
De toutes les impatiences
Pour vêtir de nudité
Les étoiles nubiles
 
©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « Le chant des Nébuleuses », aux éditions JEBCA, collection l’Immortel.




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