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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 07:40
Mon plus beau printemps – Djida Cherfi
 
 
 
 
 
J’ai ouvert il y a un temps,
Le livre de mon plus beau printemps.
Tu te tenais devant moi,
J’ai sauté dans tes bras.
Tu m’as chuchoté à l’oreille,
Que j’étais ton hirondelle.
J’ai ouvert il y a un temps,
Le livre de mon plus beau printemps.
Tu avais fait de tes mains,
La tenue du lendemain.
J’ai porté fièrement,
Ce que tu as cousu amoureusement.
J’ai fermé il y a longtemps,
Le livre de mon plus beau printemps.
J’ai grandi en portant l’innocence,
Ce que j’ai hérité de mon enfance.
L’amour que j’offrirai a mes parents,
Toujours et abondamment.
 
©Djida Cherfi




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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 07:43
Recension de : « Poésie état de grâce » par Luce Péclard – Michel Bénard
Recension de : « Poésie état de grâce » par Luce Péclard – Editions du Madrier – Illustrations Ingrid Ulla Mehlart – (personnages poétiques) 122 pages – format 20 ½ x 14 ½ -
 
Poétesse confirmée, connue et reconnue, Luce Péclard nous propose pour notre plus grand plaisir de lecteurs fidèles son dernier ouvrage publié: « Poésie état de grâce » un joyau déposé sur un écrin.
Ainsi que le confirme le vieil adage : « Lorsque l’on aime on ne compte pas » mieux vaut alors de ne pas comptabiliser son œuvre poétique et littéraire, la liste est déjà bien longue. Quant aux prix couronnant son œuvre en sa globalité, ils sont nombreux. Cependant je n’en mentionnerai que quatre, le Prix Anna de Noailles de la Société des Poètes français, le Prix Henry Meillant et le Prix Luc Vuagnat de la Société des Poètes et Artistes de France et le Prix Léopold Sédar Senghor de poésie, du Cénacle européen des Arts & des Lettres.
Découvrons aujourd’hui à pas comptés son nouveau recueil : « Poésie état de grâce. »
L’œuvre est aboutie, achevée et d’une parfaite maîtrise, charpentée de la plus solide maturité.
La seule introduction avec l’extrait d’un texte de Lanza del Vasto est des plus rassurantes.
L’intention est annoncée : « Réveiller le sens endormi des mots. » et provoquer quelques rencontres avec les autres. Transmettre, oser le passage du relais !
C’est Rabindranath Tagore qui nous accueille au seuil de ce recueil. Notons que le premier contact positif avec cet ouvrage nous vient d’une artiste plasticienne et costumière de la plus haute délicatesse et détentrice d’un immense talent, Ingrid Ulla Mehlhart, créatrice de mannequins et personnes oniriques tout autant que précieux. Nous pourrions voir en elle : « La Dame aux étoffes enluminées. » « La génitrice des rêves de soies. »
La poésie est une effervescence de bulles d’âme qui s’élèvent vers le ciel. La grâce étant une affaire de correspondance où chacun peut trouver sa correspondance. Alors le grand voyage peut commencer !
Cet ouvrage est celui de la liberté, de l’envolée libre comme l’est devenue la poésie.
Vivre la poésie comme une voie initiatique, un pèlerinage aux sources qui révèle l’évidence même du sens de l’existence.
Parfois nous sommes emprisonnés dans un souffle de nostalgie qui passe entre les murs des fermes d’antan où sommeille la mémoire des pierres.
Luce Péclard demeure attachée aux véritables valeurs humaines et spirituelles, elle attire l’attention sur les dangers d’un monde miné par la corruption, où tout est frelaté, même la pensée qui est manipulée. Elle s’indigne comme bon nombre d’entre nous de tant d’impostures.
Alors il faut faire vite son choix si l’on veut voir encore de vraies graines en plein miracle de germination, loin des espèces hybrides et des puces numériques préludant une génétique risquant bien de se diaboliser
Luce Péclard joue d’une certaine modernité de langage, qui parfois frôle une forme hermétique, pour réapparaitre soudain en pleine lumière.
Au détour d’un poème un questionnement soudain sur les amis qui vont, viennent et disparaissent. Notre poétesse se met en observance, elle veille sur les promesses et les racines du monde.
Le parcours se veut initiatique, sorte de grande communion incantatoire sous les feux du ciel et rituel entre le poète et la mère nature.
 
« .../...se recueillir longuement
Pour renaître au printemps
A la transmutation nouvelle,
Suprême initiation ! »
 
Interrogation encore, sur l’indifférence de l’objet qui traverse le temps de la superficialité des événements, du quotidien, tout juste évoqué et déjà oublié. Tout n’est plus que fragilité de surface dans l’univers « internet » et mensonges orientés avec effets de sensations dans les « médias »
Luce Péclard imprégnée de sagesse s’oriente :
 
« Vers l’aube émerveillée
De la Résurrection ! »
 
Tout en ayant besoin parfois de légèreté, pour retrouver son équilibre. Chez elle l’équilibre vient de la convergence, de la coïncidence des pensées où à ce point de jonction se construit l’harmonie, magie de l’imprévu.
Notre poétesse se met toujours en phase d’attente et d’espérance du miracle de la rose en Décembre.
Lorsque la société n’est plus que suspicion, mensonge, escroqueries, Luce Péclard bifurque et rêve de la grande délivrance, élan sublime du seul salut demeurant encore un peu crédible, l’art ou plutôt la création face à son secret. Car l’art lui aussi est devenu quelque peu douteux.
 
« Camisoles de forces vives
Et mort de l’esprit créateur.../... »
 
« Chacun cherche une issue
Pour ne pas éclater,.../... »
 
« C’est alors la grande envolée
Des couleurs, des mots et des sons.../...
..............................................................
« Du compositeur en extase ! »
 
Comme écrit précédemment Luce Péclard est en quête d’unité dans la vie comme en poésie.
Et si la poésie c’était de retrouver la position fœtale, le souffle initial ?
L’œuvre de notre amie laisse transparaitre une forte interrogation, une nécessité de réflexion, l’incertitude est sous-jacente, l’inquiétude bien qu’occultée est palpable.
 
« Je me construis un monde à part
Où je transforme en positif
Les événements négatifs. »
 
L’esprit de Rabindranath Tagore, de Krishnamurti, de Khalil Gibran, d’ Hafiz, de Lanza del Vasto, valeurs incontournables de la pensée universelle survolent les nouveaux textes. Son rêve est de vivre la poésie comme un miracle. Forte de sa foi et en poétesse accomplie, Luce Péclard poursuit avec opiniâtreté sa vie, sans omettre au passage d’attirer l’attention sur les risques de quelques expériences métaphysiques ou dérivées qui pourraient égarer le corps, mais aussi l’âme et l’esprit.
 
« Ils font fausse route à l’envers
Ceux qui croient pouvoir imposer
Une idéologie extrême. »
 
Au travers de ses vers Luce Péclard nous entraine sur une voie épurée, vers un monde différent à l’écart des rumeurs, elle nous suggère des chemins isolés préservant l’Amour et la Paix.
 
« Retrouver la confiance
De la vision élargie.../... »
 
Souvent nous sommes soumis aux vents contraires, mais cela n’est-il pas positif pour une remise en question de nous même.
Il nous faut lutter contre les incertitudes où nous nous sentons perdus dans les brumes du doute.
Il est cependant une évidence, la poésie de Luce Péclard bat au rythme des saisons, s’ouvre, se replie offre ses parfums et nuances à qui sait les révéler. C’est tout simplement une poésie donnant un sens à la vie en s’offrant aux splendeurs du monde dans la communion et qui nous met en « état de grâce. »
 
Michel Bénard.
Recension de : « Poésie état de grâce » par Luce Péclard – Michel Bénard
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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 07:36
COMPLICITÉ – Recueil de Ode et Robert Bonnefoy
J’ai la grande joie de vous présenter le recueil de poésie à quatre mains de Ode et Robert Bonnefoy. Je ne peux que vous le recommander, tant l’amour y est mis à son rang, le premier, par deux formidables poètes… (Jean Dornac)
 
Pour vous le procurer, deux adresses :
 
COMPLICITÉ – Recueil de Ode et Robert Bonnefoy
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 07:28
Mon cœur bat – Jean Dornac
 
 
 
 
 
Son cœur bat et il ne sait même pas pourquoi…
Quelle magie fait qu’il soit en vie ?
Quel tour de passe-passe le fait danser
Au centre de sa poitrine, parfois jusqu’à la folie ?
 
A quoi bon tous ces battements inutiles
Puisqu’il n’y a nul écho venant d’un cœur de femme
Disant qu’il serait si bon et si désirable
Que leurs deux cœurs enfin s’accordent
 
Et qu’il serait merveilleux que tous deux
S’aiment sans tabou ni limite
Qu’ensemble par une folle parade
Ils dansent et s’épuisent à l’unisson…
 
A quoi bon ces battements qui sonnent creux
Si nul autre cœur ne répond
Chantant en duo avec ces martèlements
Que la vie est si belle à deux ?
 
Un cœur à qui l’on refuse l’amour
A quoi pourrait-il servir
Sinon juste à survivre et toujours souffrir
D’une solitude infernale à jamais mortelle ?…
 
Alors, depuis le temps
Il a affalé les voiles
Avant de s’échouer
Sur la plage sans amours
 
Celle des pirates
Ou des désespérés
Qui n’attendent plus rien
Sinon la fin…
 
Il le sait, ce cœur
Que nulle terre féminine
Ne le laissera plus accoster
Et encore moins aborder…
 
Mille récifs s’accumuleront
Devant le navire en détresse
Et les sirènes hurleront à la mort
De l’orphelin des belles amours…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 12 mars 2017




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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 07:29
La complainte de Rutebeuf - Robert Bonnefoy
J’ai le bonheur et l’honneur d’accueillir parmi nous Robert Bonnefoy ! Bienvenue à lui ! (Jean Dornac)
 
 
 
 
 
Que reste t'il des feux qui brûlaient dans mon âtre,
Sont-ils à tout jamais éteints dans ma maison ?
Mes brins d'amours sont froids et couvrent ma saison ;
Amis, ce soir, tout seul, la cendre m'est noirâtre...
 
Devenus trop grisants, j'ai songé sans débattre
Que mes mots soient blessants jusqu'à la déraison :
J'avais peur d'être fou, petit dans la raison,
De froisser le bon droit, de n'être qu'un bellâtre.
 
Si loin que je peux voir mon être est désormais
Près de ses souvenirs parfumés dans la moire,
Tenus en grand secret, et rangés dans l’armoire...
 
Et dès lors, fatigué, je pleure, réprimé,
Tant pour tout ce gâchis qu'en regret sublimé...
Aimés, ils sont gravés au cœur de mon grimoire.
 
Sonnet en Acrostiche Robert Bonnefoy©
Rutebeuf (1230-1285)




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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 07:59
L’Amour Eperdu – Yves Romel Toussaint
Rubens "Léda et le cygne"
 
 
 
Mes lampes pleurent
sans mèches
et sans carburant
j’ose même effleurer ta peau
en lessivant ton corps
et par chute molle
j’ai fait overdose
sur les rumeurs
de tes yeux.
 
Ma langue… je la dédie
à celles qui sont folles de Saint Antoine
en repoussant l’avenir
quand les dieux font l’amour
dans ma chambre
même les jours blessés.
 
©Yves Romel Toussaint




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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 07:45
Tempête en baie de Morgat – Claire Prendkis
 
 
 
 
 
Océan, tu fais peur, océan insolent, tu montres tes dents
l'écume bave, la houle bleu marine roule sous le vent
 
De la côte, le mugissement des sirènes s'enfonce dans le noir
Baie des Trépassés, les marins jaunes trempés ont largué tout espoir.
 
Sur la terre, les coiffes dansent, le vent n'écoute pas leurs plaintes
Le Dieu des mers ignore fronts inquiets, mains jointes
 
Elles serrent leurs paniers effrangés, oscillent comme pendules
et lorgnent le petit point là-bas que les flots bousculent
 
Mais ce jeu de cache-cache ne fait pas rire les enfants
là-bas leurs pères luttent contre les vents
 
Dans le petit point il y a leurs maris
et la mer qui n'en a cure et qui rit.
 
Petit marin roux collé au tablier flottant
tu pries aussi, supplique les dieux méchants.
 
Tu maudis et le vent et la houle et la mer
et fixe le petit point noir où s'engloutit ton père.
 
Ce soir, devant le feu, le vieux fauteuil fatigué
garde la place du fier marin noyé.
 
Des chuchotements, des prières jusqu'au matiin
puis l'orage inconstant a pris un autre chemin
 
mais la mer a gardé les corps,
dans l'âtre un peu de braise encore.
 
La croix au-dessus de la cheminée
souffre encore d'avoir été palpée
 
et le gémissement des bouées dans la baie
salue les frondeurs qui osent s'y mesurer.
 
Le petit roux le sait, la mer ne sera pas sa tombe
sa mère le gardera dans son jupon, dans son ombre,
 
après le cimetière, on visitera sa future maison,
au bout de la rue, la conserverie de poissons.
 
©Claire Prendkis
 




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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 07:48
Coup de gueule – Michèle Freud
 
 
 
 
 
Depuis quelque temps, elle avait les nerfs en pelote et elle finit par se tricoter une belle colère.
 
« Ecoute-moi bien, Jules, j’en ai ras la marmite de ta trogne de momie. Tu passes ton temps à regarder la télé, tu ne me vois même plus. Tu veux que je te dise : avec toi, c’est l’hiver en toute saison. Non seulement rien ne trotte dans ta mansarde mais tu ne sais même plus te fendre la poire comme un cachalot. On ne peut pas dire que tu as un tigre dans le moteur, seulement un petit ver, pas vigousse pour deux sous et à peine luisant.
 
Pendant que du matin au soir, tu pantoufles dans ton fauteuil, les yeux rivés sur un écran, moi, je meurs, oui je meurs… de faim, pas de pain, non, mais de grands espaces, d’imprévus, d’insolite, de mystère, d’estradinaires, et cette faim-là, t’es pas cap’ de l’apaiser.
 
Je voudrais tant atteindre la maison de l’ivresse, pas avec des cataractes de beaujolpif mais en sortant du quotidien. Et toi, m’as-tu déjà proposé d’aller bivouaquer sur une étoile filante, pêcher le saumon en Alaska ? M’as-tu déjà propulsé sur ton balai dans les jardins de Babylone ? As-tu inventé pour moi un élixir à grimper aux rideaux ? Bien sûr que non, tu ne connais que la routine. Et tordre le cou à cette coriace, c’est aussi difficile pour toi que de gravir l’Everest en tongues. Tu sais, dans la vie, il faut s’en trimbaler dans sa caboche, il faut en avoir dans sa boîte à idées. Mais toi, tu t’en tartines les coquillettes. Tu es devenu un constipé des méninges, un engourdi du cervelet.
 
Mais l’heure du réveil a sonné : ébroue-toi, secoue-toi, bouge, sois intrépide, audacieux, farfelutise-toi, deviens clown. Et puis, jardine dans ton cœur qui, j’en suis sûre, est resté tendre. Il serait même délicieux en vinaigrette ! Cela te fait rire, tes yeux brillent, ta mine s’éclaire ! Embrasse-moi. Oh, regarde, un cyclamen fleurit entre nos mains ! Allez, viens déguster une bonne tartine d’amour et de soleil. Viens, bousculine-moi et faisons de notre vie une fête quotidienne.
 
©Michèle Freud



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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 05:40
Je me baignerai – Denise Bernhardt
 
 
 
 
 
Je me baignerai
Dans l’eau de tes poèmes
Pour laver le mal
Laver les larmes des nuits.
Je renaîtrai dans l’eau de ton regard
Qui me fera femme belle
Pour tes mains attentives.
Nous appartiendrons au sable
A la vague amoureuse
Au souffle salé du silence
Et le matin nous découvrira
Algues enlacées oubliées par la mer.
 
© Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « Le chant des Nébuleuses », aux éditions JEBCA, collection l’Immortel.




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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 07:34
Création continue – Luce Péclard
 
 
 
 
Une foulque
Trace un petit « V »,
Et le cygne
En dessine un grand.
 
Paraphes mêlés,
Signes de victoire
Imprimés sur l’eau.
 
Parchemins d’un nouveau genre,
Les chenaux et les canaux
Déroulent ces brefs sillages,
Fluide et muette harmonie
Toujours en train d’apparaître.

© Luce Péclard
 
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier
 
 
 
 
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