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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 06:44
La Boule à neige – Djida Cherfi
 
 
 
 
Mélanger de l’eau et des perles de neige
d’un geste du poignet qui vous fait voyager.
Une chaumière au milieu d’un bois,
des sapins enveloppés d’un blanc velours.
Un feu de cheminée à travers une fenêtre,
l’enfant en moi commence à renaître.
Mes yeux s’illuminent dans une boule de verre,
de la fumée s’envole dans mon ciel imaginaire et,
je fais d’un petit espace tout un univers.
Je quitte l’immensité du globe,
dans une boule à neige,
Je me construis un monde !
 
©Djida Cherfi
19/06/2016
 
 
 


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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 06:42
Sur les chemins de cendres – Michel Bénard
 
 
 
 
 
Sur les chemins de cendres,

J’irai brûler les bois d’absence

En observant le miroir des eaux

Du lavoir où rêva Rimbaud,

De l’ivresse d’un bateau

A l’enfer des saisons.

Parfois rassemblés, si souvent séparés,
Nous côtoyons l’indicible

D’une harmonie sauvage, d’un théâtre
Au seuil de la folie, de l’incertitude
D’un imaginaire à recomposer.
Oiseleurs de paroles envoûtées
Bergers d’icônes brisées,
Comme la vie, la poésie nous appartient
Elle sera notre chemin, notre parade,
Mes voyelles reposent entre tes mains,
Tu en feras une nouvelle symphonie.
 
©Michel Bénard
 
 
 
 
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 06:39
Des mots – Ode
 
 
 
 
Puisque vous aimez les mots
Puisque vous aimez la poésie
Je vous écrirai des mots
Les chercherai
Jusqu'au fond de mon pays

Que ne ferais-je pour vous ravir
Vous étonner, vous faire sourire
Des mots câlins comme douceurs
Comme rubans de toutes les couleurs

Puisque vous aimez les mots
Puisque vous aimez la poésie
Je vous écrirai des mots
Les chercherai
Jusqu'au fond de mes envies


Je vous emmènerai au fond de moi
Vous tiendrai la main
Pour que vous ne culbutiez pas
Dans mes mots, mes virgules et mes refrains

Puisque vous aimez les mots
Puisque vous aimez la poésie
Je vous écrirai des mots
Les chercherai
Jusqu'au fond de ma vie

Regardez là, il y a des « je t'aime »
Oh ! J'en ai fait des poèmes
Pour vous toucher, vous émouvoir
Afin que vous traversiez le miroir


Puisque vous aimez les mots
Puisque vous aimez la poésie
Je vous écrirai des mots
Les chercherai
Jusqu'au fond de mes nuits

J'entourlouperai la phrase avec soin
Je rapaillerai des mots venus de loin
Les enrubannerai de bleus
Vous les offrirai, seront mes aveux

Puisque vous aimez les mots
Puisque vous aimez la poésie
Je vous écrirai des mots
Les chercherai
Jusqu'au fond de mes rêveries


Je ne suis que plume et encre
Sans âge et toutes à la fois
Je suis celle qui écrit pour vous ses eaux
Trempées à la puissance des mots

Puisque vous voulez des mots
Puisque vous voulez de la poésie
Je vous écrirai des mots
Les trouverai
À l'intérieur de mon pays

Pour vous, mes mots...


Ode
©
30 mai 2003
 
 
Création Ode©
 
 
 
 
 
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 06:39
Un monde sans coeur… - Jean Dornac
 
Quelques vers pour la campagne électorale la plus lamentable qu’il m’ait été donné de connaître. De quoi craindre gravement ce qu’il en sortira pour les cinq prochaines années ! Haines ? Filouteries ? Amateurisme ? Quelque chose de proche du néant, assurément…
 
 
 
 
Pourquoi le vivant
Doit-il, pour survivre
Dévorer d’autres vivants
Animaux ou plantes ?
N’est-ce pas un sort cruel
Que de nous obliger à nous entre-tuer ?
 
Ainsi du monde politique
Qui ne pense exister qu’en « tuant » l’autre…
 
Il est curieux de découvrir
Que par chauvinisme de parti
On garde sa confiance
En tel candidat mis en examen…
La conscience des compatriotes
S’est-elle donc tant affaiblie ?
 
Tout aussi surprenant
Quand on croit encore
En la France généreuse des Lumières
Ce choix d’un tiers des citoyens
Pour la candidate de la haine
Et d’un nauséabond racisme…
 
Etonnant, encore, je l’avoue
La précipitation de tant d’électeurs
Vers un candidat jamais élu
Dépourvu d’expérience
Sachant faire semblant d’assurance
En fidèle esprit de banquier…
 
Ainsi vont à leur perte les peuples aveugles
Qui accordent le pouvoir aux aigrefins et arrogants…
 
Rien de surprenant, en revanche
De voir de récents dirigeants
Trahir leur propre camp
Pour sauver la France disent-ils…
En réalité seulement leur carrière politique…
 
Jamais peut-être autant que cette fois
Une élection pour les présidentielles
N’aura aussi bien révélé les caractères
Turpitudes, mensonges et trahisons
Infligés lors de leurs discours pour ménagères
Supposées attardées mais tant espérées comme électrices…
 
Car c’est comme des cruches
Que nous considèrent
Ces candidats de pacotille
Pas même capables
D’êtres de bons Français moyens
Tant ils s’imaginent supérieurs !
 
Offrir le pouvoir aux gens indignes ou incompétents
Revient à glisser nos têtes sous le fil de la guillotine…
 
Alors, je rêve d’un nouveau monde
Un monde en blanc
Et bulletins sans noms
Glissés dans des urnes dénuées de sens
Oui, je rêve d’un monde sans menteurs
Sans tricheurs, sans porteurs de haine…
 
Je rêve simplement d’un monde
Dont on parle depuis plus de deux siècles
Ce monde de Liberté, d’Egalité, de Fraternité
Je rêve naïvement qu’enfin
Il devient la réalité et notre Lumière
Celle aussi d’une planète qui l’attend et l’espère…
 
Les belles utopies peuvent nous permettre de survivre
Mais les affamés de pouvoir nous dévoreront toujours…
Sauf si nous nous réveillons enfin !
 
©Jean Dornac
Lyon, le 3 avril 2017




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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 06:57
Dans mon jardin secret – Robert Bonnefoy
 
 
 
 
DANS l'âtre de mon cœur, j'ai pu voir à nouveau
MON petit feu de bois percer sous la brindille :
JARDIN de quelques fleurs qu'un zéphyr émoustille,
SECRET d'une flammèche et de son écheveau...

JE T'ai trop délaissé, et par ce renouveau,
T'AI redonné l'ardeur, puis débordant la grille,
VU soudain s'élever Ta plus belle escarbille :
MILLE bouquets s'en vont griffer le soliveau…


FOIS dans mes idéaux, souvent fous, sans mesure ;
A force d'ignorer l’amour et sa chaleur
LA braise diminue et gagne de pâleur...

PEINE que de savoir le froid dans sa masure,
DES amis envolés, des regrets, l'incisure.
JOURS sans doute voulus pour grandir en valeur.
 
Sonnet en Acrostiche – Robert Bonnefoy© (D’après une poésie de Ode)




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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 05:52

J'ai le plaisir d'accueillir sur mon blog le poète italien Francesco Casuscelli, devenu un ami ! C'est un honneur pour moi de pouvoir le publier ici... Jean Dornac

 

A Tassin-la-Demi-Lune ho pensato di volare
mentre il bonjour entrava nelle nostre parole
Abbiamo camminato insieme
intorno all’orologio, il tempo era quello giusto
e ti portavo tra le mani
nei nostri sogni appena nati
Sulla collina del V° arrondissement
abbiamo cercato la felicità
dentro un mazzo di fiori
comprati la domenica mattina
al banco del mercato sulle rive della Saône
Come era elettrico il futuro nei tuoi occhi
quando ti baciai
sotto il cielo cobalto di Lione
tra i sentieri del parco della Tête d'Or
dove fiorivano le rose
e il Rodano cantava l’altezza delle alpi.
Guardammo i fuochi d’artificio su Fourvière
abbracciati “entre nous” in una sera di luglio
mentre la folla cantava l’inno “mondiale”
(era il 98 e la grandeur era al suo apice).
Quanto fu lieve l’ebbrezza del boujolais
e delle Lumieres che danzavano
sospese nell’aria in Place des Terraux.
Si dilata il tempo nella memoria
e affiora dalle pieghe dell’anima
il piacevole romanzo della vita
A Tassin-la-Demi-Lune Je pensais voler
Alors que le bonjour était entré dans notre vie
Nous avons marché ensemble
autour de l’horloge, c’était le temps approprié
Et je porte dans les mains
notre rêve nouveau-né.
Sur la colline du cinquième arrondissement
nous avons cherché le bonheur
dans un bouquet de fleurs
acheté le dimanche matin
au marché sur le quai de la Saône.
Comme était électrique l’avenir dans tes yeux
lorsque je t’embrassais
sous le ciel cobalt de Lyon
entre les chemins du Parc de la Tête d'Or
où les roses fleurissaient
et le Rhône chantait la hauteur des Alpes.
Nous avons regardé les feux d'artifice sur Fourvière
embrassé “entre nous” dans une soirée de Juillet
tandis que la foule chantait l'hymne «mundial»
(C’était en 98 et la grandeur était à son apogée).
Quand était doux le frisson de beaujolais
comme les Lumières dansantes
en suspension dans l'air de la place des Terreaux.
Le temps se dilate dans la mémoire
et il revient des plis de l'âme
l’agréable roman d’amour.
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 06:41
Sur le chemin du septième ciel – Kacem Issad
Camille Claudel
 
 
 
Avec mes mains affamées
D’un désir insaisissable
Je remonte ta rivière déchaînée
Et ton volcan en furie.
Les yeux fermés mais le corps vif
Tu savoures les empreintes de ma salive
Éjaculée d’une bouche qui n’est plus mienne.
Guidé par la cadence de tes gémissements
Éclairé par le feu de tes yeux félins
Je me démène sur ta chair ornée d’un plaisir
De ce plaisir qui nous fait grimper au ciel
Celui suspendu au septième.
 
©Kacem Issad




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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 06:50
Filou le clochard – Michèle Freud
 
 
 
 
 
Pour sûr qu’il était mal fagoté dans son costar fripé. Mais avec sa belle gueule d’amour et son langage fleuri, il plaisait aux dames de la haute. Pensez donc, on l’avait invité, lui Filou le clochard, à un mariage, un grand, un chic, un sélecte et en plus, on l’avait accueilli comme un prince.
 
Mais ce qui l’intéressait, c’était la bectance, la savoureuse, toute en finesse, en légèreté, celle qui vous fait saliver à grandes eaux, qui vous fait frétiller la langue et crépiter les papilles, celle qui vous met des arcs-en-ciel dans l’estom’ et vous glisse dans le réservoir à sensations des titillements paradisiaques, en un mot, celle qui rend la vie précieuse et attirante et cette vie-là, quand l’occase de présente, il faut la saisir à bras le corps et lui dire des mots d’amour.
 
Filou jubilait, il se fendait le moutardier, il affichait sa binette des grands jours car il allait pouvoir s’empiffrer et dans de la vaisselle de porcelaine bien reluisante de propreté, à croire que le soleil y avait pieuté toute une nuit tandis que la lune fricotait avec les étoiles. Ce n’était pas tous les jours qu’il se remplissait la marmite à ras bord. Et, à coup sûr, il ramènerait dans sa cambuse quelques ragotons de luxe avec en prime une poire pour la soif.
 
A mordre dans ce fruit avec tout le jus qui vous dégouline sur les babines et vous arrose abondamment le petit canal : voilà une coulée divine qui élargit considérablement le tableau des réjouissances.
 
Filou était donc à la fête, assis entre deux demoiselles d’honneur bien décidées à le faire causer. Certes, in ne donnait pas dans le transcendantal, mais il avait un de ces bagoûts à vous chamboter la cervelle. Mais, lui ne visait qu’une chose : se graisser le toboggan. Donc pas question de jacter pour l’instant. C’est qu’il y en avait de la marchandise dans les plats et si bien déguisée qu’il fallait se triturer la coloquinte pour deviner ce qui se tramait sous le masque. Heureusement qu’il y avait le menu et quel menu ! Un poème à lui tout seul, écrit avec de belles lettres dorées et tout plein de fioritures. Et le clochard lut, les papilles déjà émoustillées, la ribambelle de mets qui allaient bientôt illuminer son palais. Certes, la poésie n’était pas son pain quotidien, mais quand il la vit si chouettement fringuée, son palpitant se mit à recevoir des giclées musicales à faire danser le pape et les nonnettes. Filou a relu une fois, deux fois, trois fois le menu : les invités, eux, n’en finissaient pas de papoter : et je te jabote et je te jaspine et je te grillonne et je te lantiponne.
 
Mais depuis le temps qu’il affûtait ses meules, son estomac criait famine. Alors, il s’est penché vers sa voisine et lui a murmuré en pleurnichant : « C’est pas le tout, mais quand est-ce qu’on mange ? »
 
©Michèle Freud



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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 06:56
Je t’érotise – Denise Bernhardt
 
 
 
Je t’érotise
Au pourpre de ma nuit,
Je t’avalise
Noir
Sur ma peau,
Quand tu viens
Sabre au clair
Pourfendre mes couleurs.
 
© Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « Le chant des Nébuleuses », aux éditions JEBCA, collection l’Immortel.




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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 06:37
Ombre et lumière – Luce Péclard
 
 
 
 
 
 
La nuit rassemble l’ombre
Que le matin disperse.
 
Car l’ombre existe, intacte,
Au fil de la journée,
Blottie entre les feuilles,
Plus sombre et noire encore
Au soleil de midi,
Sous les rayons dardés
Aux vives et dures flèches
Dont les pointes transpercent
Un à un tes chagrins…
 
Il ne reste en ton cœur
Qu’un espace troué,
Tamis pour la lumière.

© Luce Péclard
 
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier
 
 
 
 
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