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19 avril 2022 2 19 /04 /avril /2022 06:42
Bruno Perramant - La couverture rouge (Léviathan), 2011


 


La retraite certes mais pas la défaite
Même si à force de passer,
le temps a quelque peu usé notre corps,
même si les mots parfois nous échappent
et vont se cacher sournoisement
dans les coins les plus sombres de notre mémoire,
nous n’avons pas encore oublié
ce qui donne du relief à la vie,
cette délicieuse insolence,
soi-disant apanage de la jeunesse
et que l’on croyait depuis longtemps perdue.
Mise simplement de côté, juste par obligation,
elle nous est soudainement rendue,
ajoutant les plaisirs de l’esprit
à cette liberté si vaillamment acquise,
celle d’user du temps à notre guise.


©Kathleen HYDEN-DAVID  

Extrait de « Les mots du regard » Éditions Paroles & poésie – Collection de l’Eglantier            

 

 

 

 

 

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18 avril 2022 1 18 /04 /avril /2022 06:39

 
 

Le monde idéal
serait celui où il n’y aurait jamais besoin
de prononcer le mot

« NON »...

 

©Lydia Montigny


 
Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris
 
 
 
 
 

 

 

 

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17 avril 2022 7 17 /04 /avril /2022 06:45

Il y a très peu de lecteurs actuellement... A quoi est-ce dû ? Guerre, covid, présidentielles en France ? Comment savoir ? Mais j’ai la joie d’accueillir une nouvelle poétesse, Alix Lerman Enrique, membre, notamment, de la Société des Poètes Français ! J’espère que vous lui réserverez un bel accueil ! Bienvenue à vous, Alix !!


 

 

La bouilloire siffle
à côté des oranges amères.
dans l’odeur du pain noir,
des feuilles de menthe
qui parfument mon chagrin.

 

La cloche sonne :
Huit heures à l’horloge
tandis que le soleil
monte haut
dans le ciel d’avril.

 

Et cette rose émiettée
qui poudroie
comme un ciel d’enfance
dans son verre ébréché,
rose sans parole
assoiffée de silence.

 

Ā mes doigts,
quelques perles d’eau,
quelques gouttes de miel
qui suintent comme
un nectar de jouvence.

 

L’heure n’est plus à l’enfance,
pourtant, mais au soir
d’une vie éraillée de rires
faite de chuchotements,
parfois de pleurs à peine tus.  

                           

©Alix Lerman Enriquez                 
 
 
 

 

 

 

 

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16 avril 2022 6 16 /04 /avril /2022 06:58
Géricault - Le radeau de la méduse (symbole du naufrage de toutes vies - JDornac)


 


Nous naissons et mourons
en un même naufrage

Qui parle de terre ferme ?

Nos répulsions et nos délices
croisent la même mise à feu
dans les jardins du paroxysme
Nos errements nos certitudes
ont cette morsure identique
au talon de leurs équipées

Les victoires et les défaites
se disputent les mêmes jeux
les mêmes torrents galvaniques  
leurs cris de foule et leurs outrances
leur même tanière abyssale

Fourches caudines Sous le joug
de votre impériale jactance
nous vivons à jamais l’hiver
les sombres promesses du soir
et l’été de nos résiliences
matutinales

Qui parle de ligne claire ?

          ©Pierre Guérande            
 
 
 

 

 

 

 

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15 avril 2022 5 15 /04 /avril /2022 06:59

 

Nager sur les vagues du vent
Et animer le paysage de sa vision
Déplacer ces monuments ancrés dans l’histoire
Que ma parole réchauffe de ses mots
Il se passe du temps dans l’espace du regard
Quand tu longes ces gestes inscrits dans la matière de ta terre

 

©Gérard Leyzieux      

Extraits de « Gestuaire »
 
 

 

 

 
 
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14 avril 2022 4 14 /04 /avril /2022 06:58


 


Chap II

J'écris sur toi, mon amie, le sais-tu ? Ce n'est pas mon affaire, me diras-tu, et pourtant que peux-tu penser de « la fraternité par le poème » ? Tu veux rester à l'écart, le poète est celui qui rêve plus qu'il ne vit, crois-tu et tu as peut-être un peu raison ! Mais ne doit-on pas rêver une vie pour mieux la vivre, car parfois sans le rêve, la vie n'est pas des plus supportables ; alors, viens et rêvons, veux-tu, rêvons, ma chère tourterelle aimée, pour ce que tu es, pour ce que nous sommes…

©MILOUD KEDDAR  
Extrait de "Ma compagne" Ed.Paroles et Poésie Collection de l’Eglantier
       
 

 

 

 

 

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13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 06:38

 

BON DE COMMANDE SOUSCRIPTION
 

   Vient de paraître le 25 mars 2022
         « Sur les pas du silence… »
                 Livre de luxe  21 x 21 cm
80 pages Quadri rect/verso 140g/m2
Couverture rigide pelliculage mat
Fragments des toiles de
Daniel Convenant artiste peintre
Préface et poèmes
Michel Bénard Lauréat de l’Académie Française

Editions Les Poètes Français
ISBN : 978-2-84529-345-8
                                                                        Nom :………………………………………………………
                                                                      Prénom :…………………………………………………….

Adresse :…………………………………………………….

Ville :………………………………………………………….

Code postal……………………………………Pays………

Email :………………………………………………………….
     
L’exemplaire : 35 €   ( pour la France métropolitaine)

 Nombre exemplaire :………………Total :…………………€  

               Bon de commande et règlement par chèque à l’ordre de  Daniel CONVENANT à envoyer à  
                                                             
                                                           24 avenue de Paris 78000 Versailles


                        MERCI POUR VOTRE AIMABLE SOUTIEN GRACE AUQUEL CE LIVRE VIVRA

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12 avril 2022 2 12 /04 /avril /2022 06:40

Scintillii nel cuore del silenzio de Sonia Elvireanu  – Éditions Giuliano Ladofi. Traduction de Giuliano Ladolfi  (2022)

ou
                                                                       
   L'arc-en-ciel du silence


           Dans son dernier recueil, Sonia Elvireanu écrit depuis le silence, pour et par le silence et passe d'un silence habité à un autre.
         Dans ce nouveau parcours poétique, tout n'est que pont d'un amour à l'Autre, d'une rive solitaire à un rivage peuplé, d'un ciel blessé à un ciel confondu, du rêve au réel, d'un chant bleu au chant immortel.
          L'arc-en-ciel qui enjambe le recueil, lien de lumière et de couleurs est ceinture entre le ciel et la miraculeuse argile. Parce que ce silence en elle, Sonia Elvireanu le provoque, l'écoute et voit le monde qui l'entoure avec les yeux du ciel.
           Je me suis retirée dans la solitude/ pour être près de toi, te chercher et te parler, écrit-elle. Et par ce vers, on distingue le double mouvement qui dans ce recueil anime la parole de la poétesse : se recueillir en sa solitude pour retrouver l'amour perdu mais aussi se rapprocher d'un autre Amour qui englobe le premier.
           Dès le premier poème, Sonia Elvireanu donne le ton. La poésie pour elle, est ce seul murmure en langue bizarre où la voix étrange du Poète s'élève et celle du Très Haut descend en parfaite communion.
            Je t'écris où toutes les choses parlent car parler c'est lumière.
Et tout parle en couleurs, en lumières, en explosions de fleurs, de fruits, en parfums délicieux, en langages d'oiseaux qui remplissent le vert/ silence de la solitude comme un lien entre terre et ciel.
          Les bras du silence.../ s'accrochent aux odeurs et la poésie peut devenir l'eau miraculeuse de la guérison.
          Il y a dans cette écriture une forme d'élégance soyeuse (le mot soie est récurent), un sentiment d'intemporalité symbolisée par les papillons blancs messagers ou écailleurs d'ombres (à l'aube, des ombres écaillées de papillons), un effleurement des pas sur l'ardoise du sable où la poétesse écrit l'amour, la solitude, une tentative d'aller au-delà des lointains, là où attendent l'amour et peut-être cet Amour qui signera la fin de la solitude.
         Dans le même temps, s'exprime tout au long du recueil une souffrance vigilante qui refuse l'orage des mots noirs qui risquent d'entraîner vers la chute et veille à refaire chaque fois, le pont écroulé pour que l'arc-en-ciel s'y pose.
           La poétesse devient la myrrhe de l'amour, celle qui cicatrise et encense en élevant son parfum vers le ciel.
          Cette poésie bruisse, bouge, frôle, coule. L'eau – océan, source, fontaine, ruisseau- est aussi présente que la lumière, aussi subtile et essentielle.
           Sonia Elvireanu écrit aussi depuis le cri noir du confinement, des ravages du virus, ce rouge qui s'étend comme la rougeole alors même que le printemps se montre dans sa splendeur et qu'un arbre vert/ pousse en nous. Ce silence de tombeau l'incite à la prière comme un appel à la lumière de la Résurrection.
           Peu à peu, la sérénité se fait chemin en la poétesse qui commence à voir la beauté/ dans tout ce qui (l') accueille et féconde les terres stériles de la solitude des fleurs de la parole poétique.
          La langue de Sonia Elvireanu toute de délicatesse, de touches infimes tel un flocon/ dans la chute des neiges ou l'effleurement des papillons/ sur les eaux de l'oubli atteint les tréfonds du silence telle la perle/ souffle de psaume.
           Le silence alors parle, articule la lumière, la beauté, l'attente, la solitude et la soif de l'Amour car le mot a pris corps, il est incarné, il est arc-en-ciel.

Isabelle Poncet-Rimaud
                                                                      

 

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11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 06:53
Aurore - bronze 2021


Poème de Barnabé Laye et la sculpture est de Franceleine Debellefontaine.
 


Chimères ou offrandes
Nous n’avons que nos rêves
       Comme héritage
Et l’aube est promesse
Pour un nouveau soleil
Et l’aube est promesse
Pour une soif rebelle


©Barnabé Laye

(Poèmes à l’Absente)
       
 
 
 

 

 

 

 

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10 avril 2022 7 10 /04 /avril /2022 06:27


 

 

 

 

Tu étais aussi simple
Que le dos de la main
Que la pierre du lavoir
Ou qu’une laie de soleil
Sur le parquet de la chambre.
Si simple que tu ne laissais
Qu’un peu d’ombre sur mon âme.
Tu voulais donner si peu
Un mince filet d’eau
Chuchotant sous la palme,
Qui ne troubla point
Le ruisseau de ta vie…
Tu avais si peur d’être aimé
Et restais si loin
De ma faim, de ma soif
Que je m’en retournais
A mes moissons d’étoiles.

©Denise Bernhardt  
 
Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.                                      
 

 

 

 

 

 


 
 
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