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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 06:44

 

 
 
 
Ô moments en plein vol,
Demeurez alouettes
Au ciel figé d’azur !
 
Bercez-y, protégé,
Le ballon de vos joies.
 
Eclatement ni fuite
Ne soient votre avenir,
Ni rapetissement
Votre imminent passé.
 
Restez là, dilatés,
Dans la béatitude.  
 
© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier
 
 
 
 
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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 06:47
Gustave Courbet
 
 
 
 
Paupières froissées  de rêves, les  oiseaux
nocturnes  dégourdissent  leurs   rémiges,
étirent pattes et c ou. Ils vont  rythmer  la
musique des sphères.
Avec précaution, ils tendent leurs voilures
pour capter les arpèges du vent.
 
Voudraient-ils habiter les mythes ?
 
Derrière cet envol, une rumeur s’amplifie,
galops et aboiements s’y confondent ;
Silencieuse, une biche pleure : le grand cerf
N’est pas revenu.
 
La nuit tremble, rôde la mort.
 
©Nicole Hardouin.
Extrait du recueil « Prométhée, nuits et chimères » aux éditions de l’Atlantique, collection Phoibos.




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9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 06:46

 

 
 
 
La tiédeur de la mort
s’enroule et distille
sa fièvre accrochée
à la marche des ombres…
 
Elle vibre et danse
comme un insecte
à l’heure où l’obscur
d’un souffle mystérieux
engourdit la transparence
et pénètre le paysage…
 
Innocente et complice
la seconde effleure l’espace
qui se métamorphose
en vapeur bleue
puis presque tendrement
tout disparaît…
            … le galop des herbes
            commence la nuit…  
 
© Victor Varjac
Antibes, décembre 1997

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume




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8 septembre 2018 6 08 /09 /septembre /2018 06:26
©Eliane Hurtado - Cosmos

 

 

 
 
J’accueille avec joie, ce jour, un nouveau poète proposé par Michel Bénard : Eliane Hurtado. J’espère que vous lui réserverez le meilleur accueil ! Jean Dornac.
 
 
 
Je me suis évadée dans l’empyrée céleste,
J’y ai vu des fontaines de cristal
Des lacs de turquoise et des montagnes d’émeraude.
 
Au lointain une grande place
Et vous étiez là, contemplatif.
Je vous ai donné la main en silence
Un souffle tiède nous a envahi
En nous entourant d’un halo lumineux.
Le portrait de la lune venait de s’estomper
Laissant place au soleil.
Nous avons marché longtemps
Dans ce paysage idyllique.
Tout était silence et beauté,
Des semences d’étoiles tombaient en chapelet
Le long des rochers.
La transparence des encres célestes nous inondait,
Notre errance onirique,
Alchimie  psychédélique de sensualité  et d’amour
Illuminait ce décor scintillant.
 
Le rêve s’acheva.
 
©Eliane Hurtado
  



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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 06:52
Brian Kirhagis, peintre surréaliste

 

 
 
 
                                                                            à Jean DORNAC
 
 
Disons que, pour nous,
la poésie, c’est comme une fleur.
 
Ça commence par une toute petite graine.
On lui propose un peu de terre
en précisant bien, pour la rassurer,
qu’elle aura toujours le champ libre.
Elle accepte et grandit peu à peu,
partageant avec nous son parfum
et ses couleurs tellement diversifiées.
 
Comme une fleur, aussi,
un jour, hélas, elle se fane,
elle finit par nous manquer terriblement,
on ferait tout pour qu’elle revienne
et, quand la chance, enfin, de nouveau nous sourit,
quelqu’un se souvient de ses racines,
son corps entier reprend vigueur,
ses feuilles reverdissent
et la regarder fleurir redevient un plaisir.
 
D’autres, au contraire, émettront l’hypothèse un peu folle
que la poésie, c’est n’importe quoi
qui devient quelque chose
aspirant de tout son être
qu’un trait de plume inspiré par la vie
nous traverse l’esprit
et qu’on réussisse à l’agripper
juste avant qu’il s’efface
en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.
 
Or, à mon humble avis,
la poésie, c’est tout.
Tout, sauf une chose.
 
Seulement voilà,
personne ici n’est sûr de rien et,
du coup,
seule la poésie sait.  
 
©Michel Duprez
  



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6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 06:59
 
 
 
Qui est-il ?

Sauvageon humain

Ou docile animal ?

Le dialogue vocal

Se perd dans le lointain,

L'écho se tait, fragile, 

Dévoré par le virtuel

Du silence cruel....

L'homme invente des gestes

Des codes si complexes

Mais l'animal perplexe

Appréciera la sieste, 

Les longues vocalises, 

Seules connexions permises...

L'homme engloutit tout, 

Peut-être par faute de goût, 

Omnivore infernal

Dans sa solitude sentimentale…

Les ombres pensantes
Reflètent dans l’eau dormante
Ce regard si humain
De l’animal auquel il appartient…
 
©Lydia Montigny
 VIII 2018
 
 
 
 
 
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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 06:51
Jane Graverol

 

   

 

 
 
Par vos lèvres en forme de cœur
Qui témoignent du silence,
Il y a en vous
Cette note d’irréel.
 
Au pays des ombres soudain
Sous les premiers rayons du printemps
Les jeunes frondaisons éclatent
En bleu et or.
Sous nos regards témoins
Les ailes des anges s’embrasent
Au feu du ciel.
Nous nous imaginons découvrir
Un nouvelle Arcadie,
Nous voyageons en vos parfums
Jusqu’au cœur de votre nacre rose.
 
Par vos lèvres en forme de cœur
Qui témoignent du silence,
Il y a en vous
Cette note d’intemporel.
 
©Michel Bénard.





 
 
 
 
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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 06:33
Photo : « Promenade du matin Kamouraska » de Ode©
 
 
 
 
 
Petit matin gris
Sous la pluie bienfaisante et
Chaude de mai
 
Le jardin fleuri
Sourit
D'être détrempé
 
Luxuriante nature
Ravissement de l'âme
 
Et moi, j'emplis mes yeux
De tant de Beauté !
 
Petit matin-silence
Je n'entends que la pluie tomber
Et je pars dans mes rêveries
Dans mes petits matins d'enfance
 
~§~
 
Je me levais
Faisais silence
La maison dormait
M'habillais et partais pour la messe
Le prétexte,
Aller au parc sans que rien n'y paraisse
 
Je revois le parc où je passais
M'arrêtais tous les matins
Tôt
Il faisait chaud dans la journée
Mais à cette heure bénie
Il y avait la brume fraîche
De la nuit évanouie
 
Les arbres majestueux
Formant des allées vertes
Les rocailles de fleurs
Toutes plus parfumées
Les unes que les autres
Mes longues tresses
Mon petit chapeau de paille
Garni de cerises
Ma belle robe du dimanche
Que maman avait cousue
J'allais à la rencontre
De l'Immensité
Du parc, à ma façon, y prier
Devant cette Nature
Sa splendeur et sa somptuosité
 
Tous les matins d'été
À l'aube, levée
Je refaisais le rituel sacré
Je n'avais que six, sept, huit années
De « voir », j'avais la sensibilité
 
Une enfant qui engrangeait
Sans le savoir
Des souvenirs plein ses tiroirs
 
Je m'assoyais sur un banc
Au choix, selon les caprices du matin
Et je me noyais dans ce décor
À jamais imprégné en moi
 
Au loin, les cloches de l'église
Appelaient ses fidèles
Mais je restais là
À contempler la plus belle
Des Cathédrales
 
Des Ave Maria
Des Magnificat
Des chants grégoriens
Chantaient dans ma tête
 
Et je restais là
Rivée à mon banc
Me laissant bercer
Par tant de majesté
 
Le soleil fait lever la brume
Il était l'heure de revenir sur terre
Et, m'attendait un bon petit-déjeuner
Préparé par ma mère
 
Et commençait la course vers l'ombre
La chaleur, ne pouvais supporter
Dans le sable, bien protégée
Je bâtissais des châteaux, des cités
Ou je me dirigeais à la bibliothèque
Pour y lire des bandes dessinées
Ou mieux encore
J'allais dans les rayons de grand-père
Découvrir les vestiges de l'humanité
 
Je n'étais qu'une enfant du parc
De la brume des petits matins
De l'ombre et du silence
 
Ainsi passaient mes petits matins d'été
De ces douces années
 
Ode©
27 mai 2001
 
 
Création Ode©
 
 
 
 
 
 
 
 
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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 04:33
Arturo Michelena, Miranda en La Carraca, 1896

 

 
 
Au creux de la solitude
Je t’appelle, Amour !
Pourquoi m’oublies-tu
Est-ce mépris ou ingratitude ?
 
Souvenir des temps à deux
Nostalgie des temps heureux…
Image de l’enfance
A l’époque de l’innocence…
 
Que s’est-il passé
En si peu d’années ?
Pourquoi l’amour m’a-t-il abandonné
Me laissant comme pétrifié ?
 
Quelle vilaine sorcière
Sur moi a jeté son sort
Ou quelle jolie fée
S’est trop regardée jusqu’à m’oublier ?
 
Y a-t-il un grand horloger
Dans cet univers des oubliés ?
Je croyais que l’amour était roi
Mais qu’y a-t-il d’autre que soi ?
 
Chaque cœur devrait trouver
Un autre qui d’identique façon
Saurait l’aimer jusqu’à
L’admirable abnégation…
 
Mais ce rêve de merveilles
S’efface avec les rides
Les mots s’essoufflent
Et les souvenirs se cachent…
 
Je voulais croire en toi, l’Amour
Pourquoi être parti
Sans laisser d’adresse
Et t’être inscrit bêtement
Aux abonnés absents
Ou aux personnes disparues ? …
 
©Jean Dornac
Lyon, le 2 septembre 2018
 
 
 
 
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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 04:25

 

Ma première rencontre avec des lectrices et lecteurs qui le souhaiteraient se déroulera dans 11 jours, le 14 septembre, dans les locaux de la Société des Poètes Français, 16 rue Monsieur Le Prince, 75006 Paris.
 
Ci-dessous l’affichette consacrée à cette séance de signature.
 
J’espère rencontrer celles et ceux qui le pourront, ce jour-là.
 
Au plaisir de vous rencontrer !
 
Jean Dornac
 
 

 

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