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28 avril 2019 7 28 /04 /avril /2019 07:03

 

 

 

 

Qu'un matin

Une escouade

M'emporte...

 

D'un crime

M'accuse

Sans preuve...

 

Impatiemment

Le procès

J'attendrais...

 

© David Chomier

 

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 






 

 

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27 avril 2019 6 27 /04 /avril /2019 06:45

 

 

 

 

 

Ah, ça, c’est le bouquet !

Des fleurs ? Pour à peine quelques vers à l’eau de rose ?

Ou bien tu n’entends interpréter les choses qu’à ta façon,

ou bien tu es sourd comme un pot.

 

Apprends d’abord à raisonner juste

en faisant parfois parler la poudre

au point de déclarer la guerre

aux virtuoses de la langue.

 

Ouvre un peu la bouche…

OK, ça suffit, il vaut mieux en rester là.

Pas étonnant que tu ne fasses jamais qu’effleurer le sujet,

ayant recours plutôt deux fois qu’une

au coup de la panne.

 

Allez, on reprend tout à zéro.

Tu remets la pression,

rallumes la fournaise,

augmentes le tirage.

Attention : cinq, quatre, trois, deux, un…

 

à la fin, le voilà, ton texte original.

Mais non, crois-moi, je t’assure,

en dépit des apparences, il ne s’agit pas d’un four ;

tu as vraiment réussi à prononcer ton vœu le plus cher !

 

Comment ça, tu ne vois pas le rapport ?

C’est normal :

écris-le, et tu le verras.  

 

©Michel Duprez

 

 

 

 

 

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 06:49
Photo J.Dornac© – A l’intérieur de l’église de Brélévenez, à Lannion

 

 

 

 

Du fond de la nuit des temps

Roc sur roc, Bretagne,

Telle Ys jaillissant des abysses,

Tu as surgi, de la clarté émeraude,

Mouvante, parée d’algues

Chevelure ondoyante de l’Océan

Enchâssées de sable blond, 

Portant dans tes brumes dentellières,

Des légendes de vie et de mort.

 

Toujours indomptée

Bercée par les musiques lancinantes

De tes fêtes de nuit,

Tu as dépassé les écueils,

Les flots sans cesse ressassés,

Résisté et créé

Contre les vents mauvais,

Hors les vagues mugissantes.

De nouveaux horizons d’espérance.

 

Tes fils bénissent l’aube

Porteuse d’ambitions

Et maudissent le batracien lutécien

Qui les infantilise, 

Médit de ta pluie, bénédiction 

Fouettant le visage des gisants

Fertilisant les semailles

Gonflant les eaux partagées

Pour sur grèves, s’alanguir.

 

Tu as connu le soleil,

Au zénith montant,

Bretagne n’accepte pas

Aujourd’hui, retour au néant,

Le sort funeste tramé

Par des esprits malsains

Bretagne toujours

Reste debout!

 

©Gérard GAUTIER

 

 

 

 

 

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25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 06:53

 

                                

 

C'est le printemps.

 

C'est le printemps, un printemps tout fou qui fait des galipettes et joue à saute-moutons. Il tend ses mains, pleines de rires et de fleurs sauvages au doux parfum de renouveau.

 

Les arbres habillent mon cœur de feuilles et d'oiseaux. Je murmure une chanson et les notes de musique, rondes comme un bébé soleil, enchantent l'air. Il neige des fleurs, les cerisiers, avec ardeur, ont tricoté de la magie blanche.

 

« Regarde mon âme, contemple cette beauté scintillante. Respire amplement, le ciel a des senteurs de jasmin. Nourris-toi de ce présent. Accueille avec gratitude ce précieux cadeau. Caresse-le, mets-le sur ta joue. Entends-tu les violons du vent ? Ils nous invitent au bal des lumières. »

 

C'est le printemps, voici des joies en farandoles, voici du rire en bouquets blancs.  

 

©Michèle Freud

 





 

 

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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 06:33
Le Rêve – Salvador Dali

 

 

 

 

Une plainte  enserre  l’épaule   de  la  folie.

Eros et Thanatos rôdent autour des racines

du ciel.  Mon   étoffe  tremble,  des  éclairs

naissent    sur    mes    paupières.    Vais-je

participer à cet office des ténèbres ?

J’entends ses psalmodies qui montent dans

la   nuit.  Elles   viennent   de  cette   masse

obscure qui se profile, devant nous.

 

Viens, Prométhée, avançons-nous à pas de

Chartreux.  

 

©Nicole Hardouin.

 

 

Extrait du recueil « Prométhée, nuits et chimères » aux éditions de l’Atlantique, collection Phoibos.

 

 

 

 

 

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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 07:17

 

« Un simple fil rouge pour lien entre le formel et l’informel, la matière et le poème où tout se métamorphose en nuances bleues.

C’est aussi cela la poésie, ça ne tient qu’au fil de la dualité. »  Michel Bénard

                        

                                                                                  

Chers (e) Amis (e) en poésie

 

Permettez-moi de porter à votre connaissance la parution de mon dernier recueil :

« SOUS LE BLEU DES NYMPHEAS » publié aux Editions des Poètes Français.

 

Le poète Michel Bénard (Lauréat de l’Académie Française) me fit l'honneur de rédiger ma préface.

 

Cinq des mes oeuvres picturales accompagnent mes textes.

 

Si le coeur vous tente de  savoir ce qui se cache " Sous le bleu des nymphéas" vous trouverez en annexe un bon de souscription.

 

Merci par avance de l'accueil que vous voudrez bien réserver à ce nouvel ouvrage.

 

Poétiquement vôtre.  

 

©Eliane Hurtado

  





 

 

 

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« Sous le bleu des nymphéas », recueil d’Eliane Hurtado
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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 06:59

J'ai le plaisir d'accueillir un nouveau poète, Roland Souchon, qui nous présente, ce jour, une nouvelle ! Qu'il soit le bienvenu !! (Jean Dornac)

 

 

 

 

 

 

Tandis que les peupliers éclairaient le quai de Montebello de leurs feuilles d’un jaune séraphique, une Diane rousse s’installait sur l’estrade.
 
Tout en douceur, elle abandonnait son décolleté de soie vert de jade. Une ceinture fleurie de nymphéas glissait le long de ses hanches ondulantes.
La sève à fleur de peau, cette ambre beauté flamboyait au milieu de l’atelier.
 
Le professeur guidait les crayons avec son langage abscons : «  La bissectrice de l’angle B rencontre AC en D, de sorte que D est le point d’or de AC … ».
 
Le modèle vivant du jour et le rêve avaient en commun le mystère qu’il me fallait découvrir.
 
Un rai de lumière oblique sur la toile vierge accompagnait ma sanguine pour les premières esquisses.
Les yeux veloutés et profonds du modèle se rapprochaient. Elle m’apparaissait pétrie par le diable.
Pas de pubis éludé par un voile, c’était une naïade pleine de vigueur et de joie entière. Nue. Vraie.
 
Le bal d’échanges pouvait commencer.
 
L’atelier embaumait l’huile de lin et la térébenthine de Venise. C’était une forge de couleurs emmagasinées tout l’été avec des ocres chauds, sensuels, des rouges vibrants d’incarnations vives.
Le mystère se dévoilait sur les galbes fauves aux ombres violines.
La toile se métamorphosait sous les assauts de couleurs. Une joie dansante montait avec ce besoin toujours plus fort de posséder l’âme du modèle vivant.
Un tourbillon de parfums virevoltait à mi-chemin entre une sauvage nature et la grâce de cette nymphe qui chatoyait à présent dans des sonorités de bleus.
 
Je frôlais l’abîme et levait mon pinceau pour laisser un peu d’imperfection, cette résonance où vient s’épanouir l’harmonie.
 
Le soir s’étirait telle la voix pourpre du poète des bords de la Garonne.
 
D’une palette irisée naissait une Vénus parfumée.
 

©Roland Souchon

 

 

 

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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 06:27

Nicole Portay : «  Fileuse d’espoir » Editions les Poètes français –

Préface Michel Bénard – Illustrations Auguste Haessler -

Format 15x21 – Nombre de pages 83 -

 

 

                                                        Préface

 

La poésie est révélatrice de signes, sans doute est-ce pour cela qu’il me fallut les ailes de l’ange de Reims et les chants Grégoriens de l’abbaye de Solesmes pour prendre mon envol avec ce recueil des plus prometteurs de Nicole Portay « Fileuse d’espoir. »

La route suggérée est longue, semée d’embûches, de méandres, d’arcanes, mais aussi de lumière forte d’espérance.

Là tout est brodé de vers riches, personnalisés, d’un vocabulaire précieux aux symboles incontournables et chargé d’images imparables.

Et si la poésie était une question de survie, de salut, alors mieux vaut sous le sceau de la confiance emboiter le pas sécurisant de la « Matriarche ».

La « Fileuse d’espoir » est en fait une semeuse qui patiemment veille en son jardin refuge à la germination des graines sacrées.

Si l’ombre est parfois présente dans cette œuvre, c’est pour mieux percevoir la lumière, la caresser et la déposer à sa juste place, là, précisément au centre du cœur et de l’esprit jusqu’à l’enchâssement escompté.

Nicole Portay avance en poésie dans une posture semblable à celle du pèlerin de station en station sur les degrés de l’élévation. Ses vers sont assoiffés de liberté, sont ciselés, sont peaufinés, la qualité d’une écriture soignée est la meilleure garantie pour l’élévation et la compréhension de la poésie, cela notre poétesse l’a parfaitement compris.

Bien loin des textes des premières heures, désormais nous sommes face à une véritable métamorphose, similaire à l’image de la chrysalide carapacée allant jusqu’à l’éclosion d’un merveilleux papillon multicolore.

Si Nicole Portay rêve parfois de devenir poète, elle l’est bel et bien et sur une margelle élevée.

Le poète est assimilé au magicien, au sourcier qui avance avec sa baguette de coudrier et c’est bien ce qui est évoqué dans le poème « Baladin », il traverse le miroir, il parsème de poudre d’or les terres en jachère et :

 

« ...rend la semence de l’univers

Au sillon de la terre. »    

 

Il faut donner du corps à la poésie, de la composition, passer à l’action, au partage, à l’échange, à la valorisation, imposer pacifiquement la poésie en « humble magicien ».

 

Le simple titre de ce recueil « Fileuse d’espoir » n’est-il pas synonyme des présages les meilleurs, vision symbolique de cette fileuse de lumière qui tient patiemment et confiante le devenir du monde entre ses doigts d’expérience

L’actualité impose son drame à notre poétesse, elle la taraude, surtout lorsqu’elle atteint des sommets de honte et d’injustice. Alors, Nicole Portay avec ses modestes moyens part en campagne, porte haut sa bannière contre la : « .../... violence annoncée/ Par l’anathème barbare. »

  

Savoyarde de naissance, un souffle provençal nourrit sa plume et c’est une belle aubade qu’elle offre au « Pastoureau » des abeilles, une sorte de défi à féconder lorsque « sonne le glas de l’univers » jusqu’à voir s’épanouir les graines de l’espoir.

Cette poésie est une véritable mosaïque constellée de tesselles colorées, de joyaux révélant toute la richesse d’un langage pertinent et précieux.

Des mots choisis, des mots sélectionnés, des mots clés sont les ingrédients glanés par Nicole Portay pour donner de l’intensité à la pensée fondamentale de sa poèsie.

Cette dernière se suspend souvent à la voûte céleste, aux espérances des étoiles, ne cherchez pas entre ses lignes une connotation religieuse, mais plus précisément un geste agnostique ancré dans le sacré, dans les sphères du mystère de l’univers.

 

« Gestuelle sculptée d’une irréelle prière. »

 

La poétesse Nicole Portay porte des yeux d’amour protecteur sur ses petits-enfants et les invite à danser au bord des étoiles.

 

« Comme le pain respire

Je te donne le souffle

D’une première lueur du jour »

 

Musique et poésie furent toujours intimement liées, âme sensible et vibrante comme une corde de violon, notre poétesse n’échappe pas à la règle, et à la musique des hommes se mêle celle de la nature, du vent, des oiseaux, du silence.

 

« Ecoute, c’est un souffle d’âme qui passe,

Il nous effleure. »      

 

Les textes sont porteurs de leur propre musique, de leur cadence, ils s’écoulent enrobés d’un verbe miellé porteur des parfums des collines.

Ici et là, nous croisons quelques néologismes des plus sympathiques et évocateurs tels, « poésiamour » ou « créaction » etc. Belle preuve d’une vraie volonté novatrice.

Sur cette voie poétique, ce ne sont que nuances douces et légères, dentelières et roses à cœur, intimes et solaires. Sorte d’initiation sentimentale pour l’amour informel, celui dont on rêve mais qui demeure impalpable.

Il est parfois des blessures qui saignent au fond du cœur, cachées, secrètes, clandestines qui s’habillent et se cautérisent des baumes de la poésie pour redevenir flammes résurgentes, bourgeons renaissant à la vie.

 

« Offerte par le Verbe alchimiste.../...

.../...Comme une eucharistie charnelle. »

 

La vie nous place sans cesse sur un fil en équilibre, où tout à chaque instant peut vaciller, basculer, mais ici encore le poète se fait funambule, allant de son balancier effleurer l’espérance jusqu’à tutoyer les étoiles.

Dans la poésie de Nicole Portay il y a toujours une promesse, un merveilleux instant de providence, une lumière nouvelle qui voudrait soulever le monde et faire naître dans un jardin protégé des essences nouvelles.

Sous certains aspects cette poésie subtile est érigée sur la frange d’un mystère ésotérique, avec ce ressenti d’aller au-delà du miroir, de surpasser les illusions et de pénétrer enfin dans le temple de lumière. Cependant notre poétesse a conscience que la voie initiatique pour retrouver l’origine de l’amour la plonge dans l’épreuve des défis et des tolérances.

Alors peut-être est-il sage de se fier à son ange qui viendra de ses ailes :

 

« Enlacer les blessures de ton âme

Sur un fil d’argent naissant. »

 

Au nom de la « créaction », racine première de l’acte de poésie, il ne nous reste plus qu’à nous faire les émissaires de la paix, de brandir les bannières de l’amour universel et de nous nourrir d’espoir dans :

 

« Le reflet d’une goutte d’eau

Blottie dans le bec du colibri. »

 

Par cette note sublime de vie, le temps est venu pour vous de rentrer en poésie portayienne.

 

Michel Bénard

 

Lauréat de l’Académie française.

Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres

Poeta Honoris Causa.

 

 

« Fileuse d’espoir », de Nicole Portay - Recension de Michel Bénard
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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 07:06

 

 

 

 

ET S'IL FALLAIT

 

S'il fallait que tu ne reviennes
Que je ne vois plus ton cher visage
Que je n'entende plus ta voix
Que plus jamais tu ne me prennes

 

Et s'il fallait

 

S'il fallait que les années pleuvent sur nous
Comme tornades, comme mer en furie
Que nous devenions autres
Ou avec le Temps
Seuls, que des vieillards grelottants

 

Et s'il fallait

 

S'il fallait que la Vie nous sépare
Mon amour, à jamais
Que nous rencontrions consolations
Auprès de l'autre, pour passer ce Temps

 

Et s'il fallait

 

Et s'il fallait, te rejoindrais-je dans cet Ailleurs
Dis-moi mon âme, dis-moi mon coeur !
L'Éternité, sans toi, me semble impossible
La Vie sur cette terre se fait lourdeur !

 

Et s'il fallait

 

Et s'il fallait que tu n'entendes pas
Que me languis de toi
Que mes yeux se font tristes
Que mon âme, va à la dérive des continents
Mon amour, mon amant

 

Et s'il fallait

 

S'il fallait que tu me reviennes
Que tu habites ma maison
Que je te sente là
En mon esprit, vivant

 

Et s'il fallait

 

Et s'il fallait que tu sois-là vraiment
Que nous foulions ce Chemin
Tous les deux, ensemble
Jusqu'à ce que les dieux nous rappellent à eux

 

Et s'il fallait

 

S'il fallait que nous deux on se vive enfin
Maintenant et à jamais

Et, dis-moi, s'il fallait
Comme nous serions heureux
Exaucés, nos vœux

 

Et s'il fallait

 

S'il fallait que le rêve ne soit permis
Comme ennuyeuses seraient nos vies

 

...Et s'il fallait...

 

Ode

 

* * *

 

 

 

Et s'il fallait que... Si...

 


Et si tout s'écroulait
autour de toi,
s'il fallait
être seule et toi

 

Et si le ciel est gris
un jour parfois,
il faut avoir la foi

 

Il faut voir derrière les nuages
les éclats d'or de lumières-soleils
Il faut voir après les orages
les promesses d'arc-en-ciel

 

S'il fallait que route
soit solitaire,
une marche-doute,
meurtrière...

 

Et si l'amère
te fait des misères,
il faut être prière

 

Il faut voir plus loin que chemin
à l'horizon des chagrins-malheurs
Il faut voir venir les rosées-matins
où se lève le bonheur

 

Et si l'ennui
saisissait ton esprit,
s'il fallait
vivre la nuit...

 

S'il fallait que la lune
ne soit qu'absence,
il faut être patience

 

Il faut voir à travers le voile
les diamants, éternelles étoiles.
Il faut voir dans la voie lactée
la voie vers l'amitié

 

Éloix   

 

 

 

 

 

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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 06:38

 

 

 

 

Oui, que serait le monde

Sans la nécessaire silhouette

De Notre-Dame de Paris

Ce fleuron de l’histoire

De France, de Navarre

De l’Europe et du monde ?

 

En elle et sa resplendissante beauté

Toutes les religions peuvent

Se reconnaître

Elle est mère féconde

Pour les croyants

Bijou précieux pour les autres !

 

Tous les humains

Femmes, hommes

De bonne volonté

Pleurent depuis

Ce triste lundi d’avril

Où le feu voulut la dévorer !

 

Qu’il soit venu du hasard

Ou des braises de l’Enfer

Les soldats du feu

L’ont repoussé

Des heures durant !

Ils ont vaincu la bête !

 

Restent les blessures

Qui défigurent

Celle que nous aimons…

Mais le peuple

Pauvre ou riche

Pour une fois rassemblé

 

Fait don d’argent et de volonté

Il crie sa foi en la renaissance

De la cathédrale unique

Pour que vive cette marche de la foi

Pour que renaissent ses beautés

Et ses arts incomparables !

 

Il est toujours des voix

Par jalousie ou incompréhension

Qui protestent contre la générosité

De ce peuple révolutionnaire

Mais si attaché à son histoire

A ses arts que Victor Hugo à se bien servis…

 

Qu’importent ces voix discordantes !

Le peuple veut SA Notre-Dame

Qu’il soit croyant ou juste admiratif

Le peuple, dans sa majorité, blessé

Le peuple, dans sa majorité, debout

Pour que renaisse le Symbole du pays !

 

Le peuple à l’unisson

Des cloches de toutes les cathédrales

Dont les voix se sont élevées dans le ciel

Comme autant de prières pour leur mère

S’unissant au-dessus de Notre-Dame

Comme hommage et protection…

 

©Jean Dornac

Lannion, le 18 avril 2019

  

 

 

 

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