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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 07:30
autourde.over-blog.com/2018/08/special-lecture-en-pleine-air

 

A la fleur de l’âge juste avant le déclin
Se hâter
Loin des vocables violents
De la souffrance,
De la mort des croyances.
Rester fidèle à un ciel lavé des nuées bleues
Qui révèle ses secrets stellaires,
S’abreuver à la source de la liberté
A l’orée de ma forêt métaphore.
Avec le vent tourner les pages
Suspendues au feuillage
D’où s’envolent des vocalises
Nées au cœur de l’oliveraie.
Bercée par les larmes de cristal
Des notes perlant
Sur les murailles de pierre,
Entendre le plain-chant
De la prière éternelle,
Obole des mots enlacés
Aux élans de l’âme.
Juste avant le déclin
L’arbre devient parabole.  

©Nicole Portay
 
Nicole Portay - Poétesse
Déléguée BDR de la Société des Poètes Français
Responsable Nationale du concours de poésie jeunesse SPF
 

site: www.societedespoetesfrancais.eu    
blog: www.societedespoetesfrancais.net    

 
 
 
 
 
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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 07:27

Billet de Florent Toniello - https://www.dailleurspoesie.com/billets-de-florent-toniello.html


 
 

« Une médiation muette », nous annonce Carolyne Cannella en quatrième de couverture de Parcelles d’infini, paru aux éditions Alcyone dans la collection soignée « Surya » au beau papier nacré. Et qui d’autre, effectivement, que le dieu Soleil de l’hindouisme pour présider à ces quintils à forte connotation spirituelle ? Car la poétesse ne craint pas de s’adresser à une entité supérieure, pas nommée formellement, mais qu’elle salue par une capitale (« avec la fleur de Ton sourire / et son parfum qui luit / de toute éternité »), avant, presque dans le dernier poème, de lui dédier l’ouvrage en quelque sorte : « En Toi, le puzzle de l’univers / la clé de tous les sons / la gamme de toutes les couleurs ».

 

Ce dernier quintil montre aussi la prévalence du vocabulaire musical dans le recueil. Concertiste autant qu’autrice, Carolyne Cannella accorde une importance capitale aux « répons », aux « cantilènes », aux notes en tous genres. « Immuable / se meut la mélodie secrète » de ses vers ; avec ou sans rimes, c’est selon, mais toujours avec une harmonie issue de la vibration primale. Pour le rythme, elle use de mots que la prosodie classique a forgés pour agencer les longueurs de ses vers (encor, jusques) et distribue dans l’espace des blancs, créant ses partitions poétiques comme elle créerait des orchestrations de miniatures musicales. Tel est le sens, on le pense, de la répétition à un vers près d’un poème aux pages 32 et 38, la disposition sur la page changeant elle radicalement, invitant à une lecture à haute voix pour apprécier la différence de scansion.
 
D’inspiration orientale (« Ces libres torii, solitaires / qui ponctuent le silence »), la poésie de Carolyne Cannella flirte avec le genre du haïku dans une version quelque peu allongée (« Tandis que l’ombre s’estompe / dans les mille éclats du jour / sur l’âpre et haute colline s’ancrent / fraîchement écloses / les fleurs de prunier ») ou se revendique clairement du tanka, dans un hommage à Rimbaud. Sa spiritualité est entièrement assumée, telle une hymne sacrée à l’harmonie de l’univers qu’une chamane lancerait à la figure des lectrices et lecteurs, avec sincérité.

 

Une pomme de pin
un prélude de Bach
la caresse de la brise…
 
tout nous est donné
tout est beauté

 

Florent Toniello

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 07:48

 

 

 

 

 

Le soir seul habite le mur,

Muret sec de l’attente

Où, dans le délaissement du jour,

La lumière se déprend du connu.

Lui  en garde la trace.

Un souvenir,

Un appui,

Le voici debout ;

Empilement d’ombres et de silence,

Agrandi des voix de départ :

Froissements des branches affairées,

Aplomb des oiseaux battant l’aile du sommeil

Et sur la terre et au ciel,

Vent flammé,

Les graines semées de la fuite

Graviers du départ

Noir sur la glaire du soir.  

 

©Béatrice Pailler

 

Revue Traversées N°88

https://revue-traversees.com/les-auteurs-de-traversees-2/  

 

 

 

 

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16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 08:19

 

 

À l’Hôtel de l’Univers et de l’Aveyron

le Métropolitain passe par la fenêtre

La fille aux-yeux-de-sol m’y rejoindra peut-être

Mon cœur

que lui dirons-nous quand nous la verrons

Compte les fleurs ma chère

compte les fleurs du mur

Mon cœur est en jachères

Attention

L’escalier est peu sûr

Que n’es-tu la vachère

qui mène les amants en Mésopotamie

 

Louis Aragon

 

sources : https://www.poesies.net/louisaragonfeudejoie.txt

 

 

 

 

 

 

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15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 08:27

 

 

 

 

Nous rétrécirons l’espace

Jusqu’à l’espace de tes bras

Et l’ombre s’effacera

A l’horizon de tes paupières

Sous l’épure de mes doigts

Pour se fondre

Dans la respiration de l’amour.

Le vertige des abîmes

S’éloignera de toi,

Car tu seras mon île

Ma terre émergée

Au milieu des océans de la désespérance.

Nous irons par les routes mythiques

Où tremblent les rayons violets

Échappés des églises,

Et tu seras entre mes mains

Comme une colombe

Dont je sentirai battre le cœur,

Ayant oublié les matins voilés

Et la suavité ineffable

De l’antre de la mort.  

 

©Denise Bernhardt


Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.


 

 




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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 07:36
Le Genou de Claire, film d’Eric Rohmer

 

 

 

 

 

 

Il y a dans l’air

Comme un flottement

 

On dirait que rôde
Un parfum d’inattendu

 

Tu oscilles

Entre deux eaux

 

Les mots
Ont plusieurs interprétations

 

Tout est indéfinissable

Imperceptible

 

J’ai des impressions

Impressionnantes

 

L’espoir
A remplacé l’amertume

 

Les boniments
Ont laissé place au silence

 

C’est que nous sommes

Dans la séduction  

 

© David Chomier

 

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 

 

 

 

 

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 07:20

 

 

 

 

 

Eh bien, non, figurez-vous que je ne me souviens plus du jour

où « Anticlope » est devenu mon sobriquet !

 

Oui, je sais, depuis lors,

et ce jusqu’à l’instant même où je vous parle,

on se pose encore la question :

« Mais, enfin, comment a-t-il rendu

son paquet de cigarettes invisible ? »

 

Évidemment qu’il y a un truc !

Tous les tours de passe-passe en ont un.

Le mien, c’était une blague.

 

Oh non, ne riez pas,

il s’agissait bel et bien d’une blague à tabac.

Vide il est vrai, mais malgré tout odorante,

en général juste assez pour me permettre d’appliquer

le principe de la tirette.

Autrement dit : la fermeture-éclair ouverte,

il me suffisait de renifler quelques secondes,

le nez dans le sac,

pour qu’un sentiment d’apaisement

m’aide à récupérer mes esprits.

 

Alors, magie ou poésie ? Allez savoir…

 

En tout cas, le dernier à ne pas m’avoir pris au sérieux,

jusqu’à m’attribuer à ce sujet

l’invention d’un écran de fumée,

eut beau me passer un cigare,

il n’est déjà plus de ce monde.


©Michel Duprez

 

 

 

 

 

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12 novembre 2019 2 12 /11 /novembre /2019 07:31

 

 

 

Je m'envole

comme une feuille.

Je flotte,

la brise me porte,

me transporte

jusqu'à la forêt d'étoiles

où j'accroche mes espérances,

mes rires, mes désirs,

mes rêves les plus fous,

où je suspends des mots-violons,

des mots-clartés, des mots-chemins,

des mots-barques, des mots-tremplins.

Et puis je m'en retourne

sur le dos d'un vent calme,

retrouver le pré et son ruisseau,

les arbres qui chantent de tous leurs oiseaux,

le soleil ruisselant comme une musique,

les fleurs au rayonnement magique,

ma maison et ses provisions de douceurs.

Ma maison, mon île, mon ailleurs,

où j'aime y tricoter du beau

et changer la grisaille en floraison d'aurore...    

 

©Michèle Freud

 

 

 

 

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11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 07:08
Par Henrik Aarrestad Uldalen

 

 

 

 

 

Des caresses s’inventent  dans  l’échancrure

des patenôtres, l’encens prend  goût de miel.

Au  mitan  des  lèvres  la  patience s’effrite :

Hurlement du manque.

Les  coules  s’habillent  de  chair. Dévorante

fusion. La nudité de l’âme mûrit aux feux de

Leur soif.

Pulsions,   dilemme   :   le   doute   éperonne

l’obéissance.  La  fumée  des  cierges  titube,

sculpte des visages torturés.

 

          Éperdues, feront-elles naufrage ?

 

 

©Nicole Hardouin.

 

Extrait du recueil « Prométhée, nuits et chimères » aux éditions de l’Atlantique, collection Phoibos.

 

 

 

 

 

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10 novembre 2019 7 10 /11 /novembre /2019 07:37

 

 
Sur le sable mordoré de  la plage
Trois mots étincellent au soleil
Une vague caresse les lettres
Les contourne et puis s’en va
Vers un amour venant de naitre.
 
Sur le sable mordoré de la plage
L’amour résiste au vent du large
L’écume argentée sur son fil glisse
Pour composer le poème éternel
Jusqu’à l’immensité des limbes
 
Sur le sable  mordoré de la plage.
 
©Eliane Hurtado

 

 

 

 

 

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