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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 07:36
Image du film « La Source des femmes »

 

 

 

J’ai le plaisir d’accueillir dans l’équipe des poètes de Couleurs Poésies une poète présentée par Nicole Portay. Son nom : Yannick Resch. Bienvenue à elle !

 

 

Elles sont venues

de loin

portées

par le hasard

des routes

 

avec leurs mots

fatigués

de s’expliquer

 

leurs marche

alourdie

de nuits

 d’insomnie

 

leurs yeux

desséchés

d’attendre

le jour

 

elles sont venues

de loin

pour vivre ici

 

et prendre

demeure.

 

 **

 

Rebelles

à la mélancolie

elles ont

croisé

 

leurs rêves

leurs souvenirs

l’odeur

de leurs pays  

 

elles ont

forgé

leur patience

à l’aplomb

de nos regards

 

elles ont mêlé

leurs voix

à nos voix

 

puis

un jour

 

il fallait

bien qu’un jour

 

leur chant

longtemps retenu

traverse l’espace

 

fasse danser

leur corps

 

et de la gorge

et des lèvres

jaillisse

 

un youyou

strident

interminable

 

comme un fabuleux

cri de joie.

 

©Yannick Resch  

 

 

 

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 07:21

 

 

 

 


I
Du Feu
Je viens te parler de mon amour
Du feu qui consume
Jusqu'à l'âme de la chair
Jusqu'à la chair de l'âme
Engrossé par les vents venus de loin

 

Ce feu dont la braise brûle
Les entrailles du cœur
Du corps et des mots

 

Feu de joie, de chagrins, de douleurs
Feu qui à l'ombre des longues attentes
S'essouffle au fil de l'absence
S'enflamme de nouveau
À l'approche de son regard

 

Ce feu qui s'éteint lorsque la mer se déchaîne
Lorsque son désert atteint mes terres
Ce feu qui me consume entière
Se fait de braises et s'éteint au petit mat

 

 

II
De mes Terres

 

Je viens te parler de mon amour
Qui a conquis mes terres
A donné ses couleurs au printemps
A dévalé mes plaines
Avant même que je ne le connaisse

 

Le visage de mon amour
Est aux odeurs de mes rêves
Des hautes herbes de mon enfance
Ancré en moi avant même ma naissance

 

Il s'est roulé dans mes fleurs sauvages
Reposé à l'ombre de mes arbres
Il a marché mes forêts boréales
A sculpté des châteaux de sable
Dans les aires de mes sept ans

 

Je viens te parler de mon amour
Je l'ai rêvé avant même de le reconnaître
Venu des temps anciens
Un jour, il est venu à ma rencontre

 

III

À mon Amour

 

Que je te parle, amour
Laisseras-tu tes lèvres asséchées
Absentes aux miennes
Jusqu'à la fin des matins du monde
Laisseras-tu mes terres craqueler
Retenant la pluie de tes larmes
Laisseras-tu le feu les raser
Jusqu'à devenir terres brûlées

 

Me laisseras-tu sans réponse, amour
Comme tu l'as fait dans tes toujours
Le dialogue des amants se fait jour

 

J'ai posé mon âme sur la tienne
Tu l'as accueillie à âme ouverte
Jusqu'à allumer les feux du ciel
Jusqu'à embraser mes plaines vertes

 

Et mon corps qui tend vers toi
De l'heure bleue à l'heure bleue
Ne sens-tu pas poindre le jour
Ce jour attendu de ton retour

 

IV
De l'Amour, des Odeurs

 

Que je te parle de mon amour
Il court avec moi sur le sable
Il est mon ombre, je suis la sienne
Il a redonné vie à mon corps
Au jardin secret retrouvé

 

Au désir suspendu à ses ivresses
Il a posé son regard de feu sur moi
Je suis devenue peau de soie
Neige fondue

 

Saveurs nouvelles des passions
Braises aux milles images
Qu'il était bon le temps
De la rencontre de nous deux

 

C'était au temps des chevaux
Qui courraient dans la plaine
Doux souvenirs des tendres aveux
Aux odeurs de la Fleur de Lys

 

V
Du Souvenir, de Maintenant

 

Que je te parle de mon amour
Un jour a sonné l'heure du départ
Avait-il un visage
Je ne m'en souviens plus

 

Je me souviens du feu qui brûlait
Plus que d'habitude
Le feu qui détruit tout sur son passage
Pour ne laisser que cendres

 

Finie la caresse du songe
Je me suis réveillée seule
Sur mes terres intérieures consumées
Des mois, des années sans pluie
Sans aucune larme de rosée

 

Je cours seule sur le sable
Ne me reste que le fantôme de son ombre
Ce jour de mai, le feu s'est éteint
Il n'y avait plus rien à brûler

 

Me reste aussi l'oiseau, il me reste ses couleurs
Ainsi ma terre et la pousse d'arbre qui renaît
Me reste le muguet, sans oublier le lilas
Me reste moi
Que moi et la vie

 

Ode©


Extrait du recueil :
Le Fleuve donne Naissance aux Enfants des Étoiles

 

 

 

 

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 07:39

 

 

 

 
 
 
La musique est vivante
La musique est femme
Écoute combien elle t’envoûte
Combien elle tourne ta tête !
Elle s’enroule autour de ton âme
Avant d’emporter ton cœur !

J’ai vu l’impossible frémissement
Qui ta saisi au plus sublime de la mélodie
J’ai compris ton émotion
Par tes yeux soudain humides
Ton souffle plus rapide
Et les vibrations de ton corps

Tu écoutais s’égrener les notes
Mais tu craquais devant la rondeur
Et l’exquise sensualité
De toutes les notes assemblées
Pour mieux te faire délirer
Jusqu’au point de te lever et danser

Vous ne faisiez plus qu’un
La femme-mélodie
La magicienne féerique
Et ton cœur en folie !
Ce n’était plus un pas de deux
Mais une sarabande infernale !

Et tu tournais
Tenant dans tes bras tendus
Un être invisible
Une femme merveilleuse
Que toi seul voyais
Que toi seul embrassais

Les compositeurs
Sont des magiciens
Qui tiennent nos cœurs
Au bout de leur plume
Au bout de leurs baguettes
Au bout de leurs notes divines !

Et toi, l’être si sensible
Tu ne demandes pas mieux
Que d’être emporté aux septièmes cieux
Par Dame Mélodie
Pour te fondre à jamais
Dans la céleste romance… 

 

©Jean Dornac

Lannion, le 27 novembre 2019  
 

 


 
 
 
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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 07:20

 

 

 

 

 

Un chuchotis d'oiseau sur le fil du réveil

a fait un pas vers moi dans le dos du soleil

Il a ouvert l'espace juste avant mon passage

puis en parle à ses frères, vérifie ses repères

J'avance dans un monde de murmures et d'images

qui a vraiment connu et mon père et ma mère

 

Un éclair de lumière au pied de la haie d'ombre

dépliée du sommeil, si près de tout connaître

attend que j'élucide ce que je crois savoir

Un tison de soleil qui me suit pas à pas

me touche un peu les mains pour me garder du froid

de l'ubac à la ronde, d'un monde sans fenêtre

 

Des souffles à peine nés passent en grand silence

dans d'aériens couloirs d'une forêt profonde...

Un oiseau affolé, un petit geai, je pense

me donne des nouvelles d'un ciel où tout commence

Le sommeil des étoiles redevenues des pierres

efface les fortins des neiges du vieux monde

 

Partout s'éveillent alors les nids de la lumière...

Déja au pied soyeux de la dernière brume

le bleu du ciel contemple le front d'une rivière

qu'un souvenir de menthe et de mousse parfume

Des pensées évasives me filent entre les doigts

comme truites sauvages et soulevées de joie

 

Mes rêves retenus se détachent du quai

et retrouvent le large qu'ils n'auraient dû quitter

Mille silences suivent, ils savent naviguer

de trou noir en quasar et dans l'obscurité

ils sont la parabole de la vie en allée

et comme les lucioles allument leur briquet

 

 

Et comment revenir, esseulée, sur ses pas

alors que tout ce bleu satine le trépas

et qu'un peu de chaleur réanime la foi...  

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

  

 

 

 

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 06:25

 

La maire de Chanteloup-Les-Vignes a partagé sur Twitter la photo du chapiteau incendié, samedi 2 novembre 2019, dans le quartier de la Noé. (COMPTE TWITTER DE CATHERINE ARENOU)

 

 

 

 

Le pire des suicides est intellectuel.

 

La vie à fait de vous des hyper-arriérés !

Toi qui as incendié ta maison de culture

Et toi, l'école où tu n'as pas pris la mesure

De ce qu'est le savoir dans ce monde égaré.

 

Votre avenir, vous l'avez tous les deux barré

Sur la page qu'on tourne en cherchant sa nature ;

Vous avez choisi que votre âme reste impure :

C'est le noir qu'au grand jour vous avez préféré !

 

Si vous pensez avoir remporté la victoire,

Vous vous leurrez ; vous avez détruit la mémoire

Des grands ordinateurs de notre société.

 

On ne fait pas d'exploit avec l'ignominie,

Tout au plus on commet une triste infamie :

Vous confondez la chaîne avec la liberté.  

 

©Louis Delorme   

 

 

 

 

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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 07:29
Photo Jean Dornac

 

 

 

 

Automne

Le gris des pluies

Le rouge des pommes

toute une féérie de couleurs

qui enchante les bois

Les arbres sont des astres rayonnants.

 

* * *

 

Autouno

lou gris de la plueja

lou rouge de la pouma

touto no fadario de coulour

que enchanto lou bouei

Lou aubrei soun astrei raiounant

 

* * *

 

Autounno

il grigio delle pioggie

il rosso delle mele

tutt’una magia di colori

che incanta i boschi

Gli alberi sono astri raggianti 

 

©Béatrice GAUDY

 

Les traductions sont l’œuvre de Béatrice Gaudy  

 

 

 

 

 

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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 07:29

 

 

 

 

 

tandis que des missels

effeuillent leurs psalmodies

 

mon regard grignote

les courbes d’une sainte

aux voiles de lumière

et gestes polychromes

 

dans le ventre de la cathédrale

qui croise et décroise ses arches

pour engendrer en son amnios

le peuple d’embryons bénis

 

 

tandis que frémissent des ave

et serpentent les suppliques

 

un regard flotte

en obsédante marée

vers cette femme qui tisse

les rets de mon péché

 

et les cierges à la parade

se mettent à jouer

un insidieuse sarabande

pour amants en délire

 

 

tandis que se bousculent

d’assourdissants miserere

 

mon regard dévore

l’innocente pyromane

qui saccage mon missel

et damne mes repentirs

 

sur la dalle de l’oratoire

brûlent mes hosties

singulière communion

aux forces du désir 

 

©Claude Luezior

 

Extrait du recueil « Prêtresse » aux éditions L’Harmattan





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22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 07:23

 

 

 

 

 

Je suivrai le silence

comme le centre de tout

car nous n’allons nulle part

et nulle part est partout !

 

Je vois mon sang

devenir peu à peu

un nuage de cendres

et la trace de mes pas

n’atteint plus le soleil !

 

Comment témoigner

quand l’ombre refuse

d’accroupir notre image

sur le sentier de nos vies ?

 

Je dois refaire chaque fois

ce qui n’est pas écrit…

 

Les pages griffées d’encre

sont les combats des rêves…

cette audace ridicule

brave l’orage du geste

et contient la dignité

que mon cœur exige !

 

Demeurer debout

face à la mort

le plus longtemps possible

n’est-ce pas comprendre le Verbe

avant de disparaître

et braver l’agonie

qui nous serre dans l’ombre ?  

 

© Victor Varjac

Le Vauban, juin 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 07:08
plutot-mourir-que-courir

 

 

 

 

Pour commencer, petites foulées

Pour échauffer les petits mollets !

Inspire deux fois et souffle trois,...

Hop et Hop, il faut grimper là !

 

Tu vas monter sans t'arrêter
Du bout des pieds, ça va aller !
Eh ! Respire avant d'exploser !

Une, deux, une... tu vas y arriver !

 

Sur le plat, on peut s'étirer

Houla Hop, se contorsionner...

Et inspire comme une apnéiste,

Fais une roue et l'équilibriste

 

Pour un sprint, tu poses au départ

Prête à bondir, tel un guépard !

Ne ris pas, tu vas t'étaler,
Le top départ n'était pas donné !

 

Et tu repars en pas chassés

Droite puis gauche, et sautiller,

Souffle fort, c'est ça le sport !

Quel bonheur dans ces efforts !

 

Dîtes, vous, qui êtes assis là
A lire tout ça sans bouger,
Hop et Hop, petites foulées,
Palmes, vélo, fonte ou ballon,
De l'énergie et une deux trois !
Il y a des champions en chaussons ??  

 

©Lydia Montigny

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

 

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 07:27
www.lanoque.com/article-le-chateau-de-villandry

 

 

 

 

Glycines et lilas

Signent d’avril la fuite…

 

Nous retrouvons soudain

Le jardin préservé

D’un autrefois lointain.

 

Il y avait des buis

Le long des plates-bandes,

Le gravier sous les pas

Égrenait ses colliers.

 

Dans la mémoire intacte,

L’éternel éphémère

S’installait à demeure

Pour les ans à venir.  

 

© Luce Péclard


Extrait du recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier


 

 


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