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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 07:39
©Photo Jean Dornac - Il suffit parfois d'un autre regard pour aimer...

 

 

 

Il suffit parfois

D’un sourire inattendu

Qu’une inconnue nous offre

Comme cadeau immatériel

Qui vient s’écrire dans nos cœurs

Pour quelques moments

D’intenses bonheurs.

 

Il suffit parfois

De recevoir le sourire

D’un nourrisson

Qui découvre la vie

Et lui sourit librement

Comme une caresse

A un ami cher

 

Il suffit parfois

De plonger dans les yeux

D’un animal

Pour découvrir

Au-delà des apparences

Un être de grande dignité

Que l’on doit respecter naturellement

 

Il suffit parfois

D’écouter notre cœur

Qui voyant un mendiant

Meurtri par sa misère

Pleure en se disant

Qu’on aurait bien pu

Se trouver à sa place

 

Il suffit parfois

De ne croiser

Aucun sourire

Pour se dire au fond de soi

Que la vie est cruelle

Que parler de chance

N’est pas suffisant pour consoler

 

Il suffit parfois

D’un tout petit rien

Pour que nos choix

Changent de chemins

Ce n’est que plus tard

Qu’on se rend compte

Que ce petit rien fut grand

 

Et, il suffit parfois

De croiser le regard

D’un enfant malade

D’un être cassé par l’âge

Mais qui, tous,

Nous offrent le sourire

Du bonheur de vivre

Pour nous redonner l’envie

De continuer chaque jour, l’ami…

 

©Jean Dornac

Lannion, le 16 décembre 2019
 

 


 
 

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 08:23
Imbécillité crasse des humains avec leur amour de la guerre – photo INRAP: fureur-meurtriere-neolithique-achenheim

 

Surréalistes jeux de mots, jeux de vilains ?

 

 

 

Pour déclarer la guerre, naguère :

Insultes, provoque à Sion, flèches, coutelas, cris d'olifan

Batailles de coqs, de gladiators et de serpents

Bleuets, coquelicots et tatatsouère

fleurissant la boutonnière...

On faisait déjà un sacré foin !

Et en avant les arrières

trompettes et tambours à rebours

escarmouche à la cartouch'hier

et pan  ! des rangées entières de fantastiques fantassins

dansant et flambant la crémaillère ailleurs

Fantasmagorie des fandangos des francs dingos   !

Bien sûr, ça faisait froid dans le dos et les reins

froid dans le do et le dodo de la clarinette

Jamais ni claire ni bien nette la clarinette

plutôt enrouée ou bien rouée pour surjouer la gaieté

en rouet de laine l'hiver, la haine miteuse mi-tueuse

Fallait l'entendre avec sa gai-thé à lamente...

Fallait l'an tendre tout l'an tendu, parfois cent ans !

Naguère, la guerre...

 

Aujourd' huit ou neuf, rien de neuf

à part qu'on ne déclare rien du tout

ni impôt, ni amour, ni haine ; on y va Franco

On a tué Dieu, tous les dieux, dans le dos

pas avec le dos de la cuillère, ni le do de la clarinette

alors les hommes... il y en aura toujours trop !

On fait la guerre tout de go à la Terre Entière !

On expose sa foi en soi et on s'explose de J à D

Histoire d'atterrer, une bonne fois, la terre

et qui sait ? Pourquoi pas, de l'enterrer ?

 

Plus bas et plus lâche c'est impossible !

On se barbiturique la conscience

On croit avoir gagné la guerre

On se paradise les idées fausses,

On s'étrangle de fausses routes célestes

On se promet des rais qu'on pense pour soi-même

( rais de soleil et d'or, raies de barbe parfumée et huilée

et brochettes de vierges consentantes, sans tante, sans tente... )

On appelle ça courage ( cou-rage )

Plus moche et plus lâche c'est impossible ! Im-peau-cible  !

Ensuite, on est tout n'oeuf  ! On est zéro  !

On sert d'exemple au Néant, le nez en sang,

le reste en char-pie pour les corbeaux

On a toujours un poignard en son sein

ON ? C'est qui ? Sinon le voisin ?  

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

  

 

 

 

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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 07:35
www.terresacree.org

 

 

Nous nous tricotons d’un côté et nous détricotons d’un autre.

 

 

 

Homme, tu es en train de soigner ton suicide

Jour après jour, tu détruis le monde vivant ;

Mais de quoi te nourriras-tu les jours suivants

Quand il ne restera que des plaines arides ?

 

Et lorsque tes greniers, tes frigos seront vides,

Que, pour polliniser, ne seront que les vents ?

Ne vois-tu que le mal ne va qu’en s’aggravant,

Que ton progrès, petit, débouche sur le bide ?

 

Resteront la mémoire et les ordinateurs,

Les giga, les téra de tes disques menteurs !

Peut-être un peu d’intelligence artificielle

 

Qui s’auto-produira, s’auto-réparera,

S’auto-énergira, se croyant immortelle…

Quelques homo sapiens, chus dans des trous à rats.  

 

©Louis Delorme   

 

 

 

 

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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 07:43
Peinture de Béatrice Gaudy

 

 

                                 Les traductions en occitan limousin et en italien sont de Béatrice Gaudy

 

Un nom prédestiné pour souffler

Non le chaud ou le froid

mais sur d’infinies distances

la lumière

millénaire

d’une terre 

 

N.B. Frédéric Mistral (1830 -1914) : Poète, nouvelliste, dramaturge bilingue (occitan provençal – français), également auteur de l’incomparable dictionnaire occitan – français « Lou Trésor dou Felibrige », et l’un des fondateur du Félibrige, il reçut le Prix Nobel de Littérature en 1904.

 

* * *

 

Mistral - Béatrice Gaudy

 

Un noum predestina per bufa

noun pal ou chaud o lou fre

ma sur d’infinida distancia

lo lumieiro

milenario

d’uno terro

 

* * *

 

Mistral

 

Un nome predestinato per soffiare

non il caldo od il freddo

ma su delle infinite distanze

la luce

millenaria

di una terra  

 

©Béatrice GAUDY

 

 

N.B. Frederic Mistral (1830 – 1914): Poeta, novellista, drammaturgo bilingue (lingua d’Oc – francese), anche autore d’el l’incomprablile dizionario occitano – francese “Lou Trésor dou Felibrige”, e uno dei fondatori del Felibrige, ricevé il Premio Nobel di Letteratura nel 1904

 

 

 

 

 

 

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 07:23
i.pinimg.com/originals

 

 

 

 

profond, ce toi

qui dort en moi

et qui s’éveille

et balbutie

 

je le porte

comme une obole

qui frissonne

au-delà de la terre

 

 

pour que ce toi

qui est en moi

jamais ne se dilue

en quelque turbulence

 

et que l’éphémère

devienne marbre

et les méandres

cheminements

 

 

lorsque ce toi

qui vit en moi

envoûte subtilement

mon axe d’homme

 

je tutoie ces oasis

de la pensée

d’où proviennent

les grands mythes

 

 

parce que ce moi

qui est un peu toi

a la chasuble

d’un prière

 

tout contre nous

au fond de nous

comme un miroir

comme un baiser  

 

©Claude Luezior

 

Extrait du recueil « Prêtresse » aux éditions L’Harmattan





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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 08:08
Le penseur de Rodin

 

 

 

Ah ! La chair et ses amours !

Émerveillement éphémère

d’un pauvre cœur

qui croit appréhender

le paysage des anges

tandis qu’il marche

dans le sentier d’un monde

qui doit le détruire !

 

L’éternité n’est qu’une image

un lieu inhabitable

pour un corps vicié

par la décomposition…

 

La frontière des choses

insidieuse et permanente

veille sur toutes les formes

et la terre gravite autour

de cette sombre comédie !

 

L’homme ne peut respirer

que l’angoisse et la honte

sécrétées par la présence

du Grand Mystère…

 

Traversée seulement

par la transparence

du passage terrestre

la possession s’évanouit

sans même

laisser une empreinte

sur le front de la chair

ravagé par le temps…

… mais l’homme croit toujours

que le mirage de la matière

peut et doit encore

lui appartenir !  

 

© Victor Varjac

Antibes, août 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

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13 décembre 2019 5 13 /12 /décembre /2019 07:33
La reconnaissance infinie - René Magritte

 

 

 

 

 

Le silence

a la chance d’être entendu par un sourd...

Alors

le sage se tait...  

 

©Lydia Montigny

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

 

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 07:23
Festival Burning Man 2013

 

 

 

 

 

L’énergie est ce mouvement

Qui m’entraîne et me renouvelle.

S’échappe-t-elle ?

Je la concentre.

 

Si je la dissipe, elle s’use

Et se calcine à petit feu

Sur le bûcher

De l’éphémère.

 

Gaspillée, elle disparaît

Dans mes anfractuosités,

Sans grand espoir

De résurgence.

 

Économisée, au contraire

Elle ourdit les meilleurs complots

De mes idées

Avec mes gestes.

 

Rassemblée, elle se recrée

Au fur et à mesure en moi,

Telle une source

Au débit sûr.  

 

© Luce Péclard


Extrait du recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier


 

 


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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 07:13
puyvalador-rieutort.over-blog

* Symbole, en rappel de la matriarche éléphant conduisant le troupeau vers les points d’eau, incontournables garanties de survie.

 

 

 

Comme eux j’ai clamé
Les ailes fanées du désespoir,
Moi qui n’ai connu du lait matriciel
Que le sang de l’effroi,
Une vie à chercher la source tendre
À cheminer vers l'espoir de gouttes salvatrices,
Alors la voix du Verbe a vibré
Fécondant la fièvre à assouvir,
Soif ardente d’un parfum d’avenir.
J’ai reconnu le signe essentiel
À la blancheur laiteuse de brumes matinales
Délivrant le grain sacré du ciel,
Guidée par l’étoile au firmament de la poésie
Je me fais inlassable matriarche
Offrant la semence des mots apaisés
Aux bourgeons en quête de l’eau nourricière
Qui point sous l’arche de l’espérance.  

©Nicole Portay
 
Nicole Portay - Poétesse
Déléguée BDR de la Société des Poètes Français
Responsable Nationale du concours de poésie jeunesse SPF

 
site: www.societedespoetesfrancais.eu    
blog: www.societedespoetesfrancais.net    

 
 
 
 
 

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10 décembre 2019 2 10 /12 /décembre /2019 07:55
pxhere.com/fr

 

 

 

 

Le soleil mord le ciel

D’un sursaut pourpre.

Le  jour s’aplatit.

La lumière s’effiloche.

 

Au fil de la fenêtre,

Un reflet attend ;

Reflet du soir

Au fil du visage.

Une aile  tremble,

Au chevet des lampes.

Au chevet du visage

Le soir s’est posé.

 

Le carreau s’amincit.

Visage mordu,

Sur la saignée du soir

La lumière  

Se signe d’un trait pourpre.

 

              * * *

 

À son heure la porte s’ouvre,

Sur la table des saisons une aube de lampes.

Dans l’évier tombe un rire.

L’eau éclate le grès,

Entame un silence,

Comme l’on débute un chant.

Teint du suint des ans,

Le jour abattu ceint la toile.

 

Sur la table des saisons, le pain du soir.   

 

©Béatrice Pailler

 

Revue Traversées N°88

https://revue-traversees.com/les-auteurs-de-traversees-2/  

 

 

 

 

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  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
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