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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 07:56
herault34.canalblog.com

 

Deux petits poèmes aux fleurs de basilic (français et anglais) - Athanase Vantchev de Thracy

 

 

I.

 

Le bouquet d’immortelles

Dans le vase de cristal bleu.

 

Quelques fleurs de basilic

Sur la vieille table en chêne massif.

 

Sur la commode, à côté de l’horloge,

Suavement ronronne le majestueux chat,

Maître cérémonieux de la maison.

 

Debout, devant les icônes et la veilleuse,

Une coiffe d’un blanc immaculé,

Mère prie à haute voix la Vierge

Tombe à genoux

Et fait plusieurs signes de croix !

 

Une calme indicible envahit tout !

 

II.

 

La brume violette du matin,

Je viens à toi avec le cierge de cire de Pâques

Et deux œillets écarlates.

 

Ah, comme j’aime

Les petites rues étroites

Qui mènent à ta maison,

Les petites rues étroites, mon ange,

Qui sentent si bon les tilleuls

Et la paix descendue

Du vaste ciel de diamant !    

 

©Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 4 janvier 2020

 

 

 

 

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ENGLISH :

 

 

 

Two Short Poems with Basil Flowers

 

1.

The bouquet of everlasting flowers

in the vase of blue crystal.

 

A few basil flowers

on the old solid oak table.

 

On the dresser, beside the clock,

the lordly cat is sweetly snoring,

the house’s master of ceremonies.

 

Standing before the icons and the night light,

in a headdress of immaculate white,

Mother prays aloud to the Virgin,

then falls to her knees

and makes several signs of the cross!

 

An ineffable calm pervades everything!

 

2.

 

Violet mist of morning,

I come to you with the Easter wax candle

and two scarlet carnations.

 

Ah, how I love

the little narrow streets

leading to your house,

the little narrow streets, my angel,

so strongly redolent of lime trees

and the peace descended

from the vast diamond sky!

 

 

Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 07:33

 

 

 

 

tu m’as dit tes angoisses :

qu’une volée de jours

insère l’inéluctable

parmi nos interstices

 

pourtant cet amour idolâtre

le dernier avant la camarade

nous paraît diamant noir

aux rayons hiératiques

 

tu crains que les lunes perses

pâlissent à l’heure des canicules

et que nos incendies mutuels

s’ébouriffent en feux follets

 

mais là déferlent nos rouages

et se creusent nos houles

là se fortifient les haubans

de nos tempêtes clandestines

 

©Claude Luezior

 

Extrait du recueil « Prêtresse » aux éditions L’Harmattan





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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 07:38
humeurs-fr.over-blog.com

 

 

 

 

Pousser la monture du sang

jusqu’à l’abandon

où toute la splendeur

s’évanouit…

inventer un visage

au cœur de la matière…

vaincre le grand péril

dont la présence

tient tout en suspens.. ;

 

Devenir plus

bien plus

que la chose immobile

qui s’incline

avant de se briser…

être ici et nulle part

à peine une marque

sur la joue insolente

et tenace

du marbre solitaire…

 

Pénétrer le décor

par le fouillis du rêve

et voir le précipice

lancer sempiternellement

les grands cercles de vide

qui dévore les hommes

à peine ébauchés !

 

Dans cet espace

où le tout

surplombe le néant

je cueille des images

qui ne me laissent rien…

je tourne et vire

sans même connaître

le lieu que je cherche

et j’arrive sans escorte

au seuil de mon heure dernière

sans avoir pu comprendre

l’énigme de la vie

et je parais devant moi

condamné par la mort

sans savoir qui je suis !  

 

© Victor Varjac

Antibes, octobre 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 07:00
fotomelia.com/downloads/crayon-a-papier

 

 

 

 

J'aime imaginer un instant

Devenir un simple crayon

En mine grise et en bois blond...

Indispensable en ton temps

 

J'aime écrire sur les pages
Les premiers mots des enfants sages

Puis esquisser des paysages
De jolies lettres et des jambages

 

J'aime dessiner les chiffres
Et les structures algébriques

Quant aux formes géométriques

Ce sont de doux hiéroglyphes

 

J'aime l'instant où tu gribouilles

Tes morceaux d'âme entremêlés

Quand le téléphone te barbouille

De tant de phrases et de pensées

 

Dans l'inquiétude tu me serres

Un oubli dans les mots croisés

Là tu me mords dans ta colère

Aïe ! L’ai-je vraiment mérité ?

 

Petit crayon pour un instant

J'aime dessiner ton sourire
Et tu me gardes entre tes dents ...

Tu réfléchis à... quoi écrire !...  

 

©Lydia Montigny

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

 

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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 07:25
contesarever.wordpress.com

 

 

 

 

 

L’instant fleuri qui porte graine

Te retrouve les mains en palme

Avec le geste du semeur.

 

Alors, émergeant d’une fois,

Remontant les sillons des ans

Dans la brume des mille automnes,

L’aïeul arrive à pas comptés,

Il sème sa moisson future.

 

Et toi tu cours à sa rencontre,

Petite-fille au cœur battant :

« Tu en as mis du temps, grand-père,

Pour revenir du long voyage…

A présent, je sème avec toi ! »

 

© Luce Péclard


Extrait du recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier


 

 


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3 janvier 2020 5 03 /01 /janvier /2020 07:22
www.plume-de-poete.fr

 


 
Écris-moi le ciel
Dans l’au-delà des nuages poudrés,
Peins-moi ses fleurs de coton
Là où le soleil au coucher
Baise la lumière laiteuse de la lune
Pour mieux cueillir la poussière d’étoile.
Lis-moi à la lueur des comètes sentinelles
Le reflet de ma terre
Quand la ronde des planètes
Enveloppe d’un voile opalescent
Les ailes des hirondelles
Enfuies des nuées empoisonnées
Et que les abeilles assoiffées
S’abreuvent du nectar des cieux.
Donne-moi les mots
Ecrits à l’encre bleue de la nuit,
Que résonne le souffle de l’espoir
En harmonie avec l’infini.

©Nicole Portay
 

Nicole Portay - Poétesse
Déléguée BDR de la Société des Poètes Français
Responsable Nationale du concours de poésie jeunesse SPF

 
site: www.societedespoetesfrancais.eu     
blog: www.societedespoetesfrancais.net     

 
 
 
 
 

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2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 07:26
www.ehow.com

 

 

 

 

Au jardin du ciel,

Il est une terre lancée à la face des nuages.

Une terre qui rend grâce

À la neige de la couvrir,

Au vent de la bénir.

Une terre de pâtures : toiles en escarpe peintes d’herbe. 

Une terre rendue grasse

Par la pluie qui l’a nourrie,

Par le soleil qui l’a fleurie.

Une terre de vie

Qui pousse dans l’odeur des sèves jeunes.

Une terre de vie

Comme un drap étendu où le printemps se coule.

Au jardin du ciel, l’estive attrape les nuages.

 

 

Une fraîcheur, tel un voile, s’est posée sur le gel.

Il a cédé.

Puis une goutte est venue forte comme un premier sang.

Il a cédé.

Vent brisé,

Soleil allant,

Sèves montantes

L’ont comblé.

Le printemps s’est posé sur le gel.

Il a cédé. 

Il a cédé, comme cède la peau sous l’épine du roncier.   

 

©Béatrice Pailler

 

Revue Traversées n°89

Automne 2018  

 

 

 

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1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 07:35
Endymion de George Frederic Watts - 1872

 

 

 

 

 

Au sein de la nuit sélène,

C’est ta main légère

Qui efface les pleurs

De mon visage,

Et se pose sur ma bouche

Pour que se taise ma peine.

C’est une caresse dans mes cheveux,

Un geste, un baiser,

La lueur qui naît en mon âme

Car je sais que tu seras,

Ma tendre flamme,

Mon devenir.

Et que nos cœurs s’empliront

De la même lumière.

C’est l’attente naïve,

Avec ses yeux d’enfance

Qui me comble de certitudes.

C’est le murmure des eaux

Qui savent que tu ne partiras plus,

Et que nos vies, bientôt jailliront

Comme d’une vasque de marbre rose

Sous l’écume de l’aube.

 

©Denise Bernhardt


Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.


 

 




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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 07:25
bestsentiments.blogspot.com

 

Texte sélectionné au concours de poésie Flammes Vives de la poésie 2017, édité dans l’ouvrage Variations sur le thème de la tendresse.

 

 

 

 

Ce matin,
L'abandon de tes mains... l'abondance de tes câlins Dans le creux de mes reins... ont creusé encore plus loin Le sillon de notre amour... qui oscille chaque jour
Entre le bon grain... et le bon grain

 

Ce soir,
La veille de ton départ... je veillerai tard M'attarderai sur toi... sur tes petits doigts Une fois plusieurs fois... à foison crois-moi Avec habileté car... la tendresse est un art

 

© David Chomier

 

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 

 

 

 

 

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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 07:20

Bonjour, j'ai le plaisir d'accueillir un nouveau poète sur mon blog, Pascal Hérault  Je lui souhaite la bienvenue et j'espère que vous lui réserverez un bon accueil également !! (Jean Dornac)

Signe du Lion selon Johfra Bosschart

 

 

 

 

 

Né sous le signe du Lion

Le soleil est ma saison

 

J’aime sa morsure

Et ses soirs qui durent

 

J’aime ses caresses du matin

Sur mon visage chagrin

 

Mais sitôt qu’il disparaît

Je me sens endeuillé

 

La nuit devient flaque noire

Crachat du désespoir

 

Je deviens Lune

Rivière charriant les rêves

 

Ombre passive

Abandonné aux songes

 

Cherchant dans leur dédale

De quoi ordonner le chaos

 

Des maux divers

Avant que l’hiver

 

Ne jette sur moi

Son manteau d’ombre

 

Qui fige le soleil

Qui fige la lumière

 

Sans laquelle la vie

Soufflée comme une mèche

 

S’éteint sous la froidure

Et le gel des soucis.

 

©Pascal Hérault
 
 
 
 

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