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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 08:24

 

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Est-il possible qu’un être humain semble-t-il convaincu puisse oublier ses engagements ? Est-il possible qu’un être humain se prétendant descendant de ceci et de cela puisse enfreindre aux obligations ne serait-ce que primitives de ses semble-t-il ancêtres ? Si nous reconnaissons que l’aube n’est pas uniquement synonyme de tel ou tel premier rai de lumière tout comme le crépuscule n’est pas uniquement tel ou tel couché de soleil alors pourquoi ne pas vouloir admettre que le jour et la nuit ne sont pas uniquement synonyme de ce qu’il y a entre les deux ? Au fait l’histoire est-elle ce que d’autres écrivent ou bien est-elle celle que nous écrivons ou nous dictons et par voie de conséquence celle dite « sur mesure » ?


                                                       Dédié à mon frère
                                                                          Athanase Vantchev de Thracy


Gardez vos promesses
Trop de sacs sont remplis
C’est vrai, notre faiblesse
Nous cause bien d’ennuis.

Claire fut votre histoire
Là-voila toute noire
Conter, sans surseoir,
La vérité en un seul soir.

Engagé, vous le fûtes
Assidu, je le suis encore
Sur vos sbires, je bute
L’oubli, votre seul décor.

Je ne dis rien, je traduis
Ci-dessous ce que j’ai vu
Lisez sans parler de vie
Là où le droit s’est pendu.

Il n’avait que six temps
Lors de votre arrivée
Ce jour, dix huit ans
L’œil sur le sabre rivé.

Elle avait quatre temps
Lors de votre arrivée
Aujourd’hui, seize ans
Adepte des cercles privés.

Il avait nourri l’espoir
Joindre les deux bouts
Cesser de broyer le noir
Manger, épines et clous.

Elle avait bâti l’avenir
Suivit tous vos discours
Penser avec le mal en finir
Vivre tranquille ses jours.

Garçon, fille, père et mère
Innocents sans aucun doute
Victimes, sûres, sous cet air
Que la vile duperie déroute.

A ce garçon, à cette fille
Venez parler de démocratie
Ils diront, le bruit des billes
Qu’entendre les idioties.

A ce père, à cette mère
Venez, parler de liberté
Ils pourront être plus clairs
Que ne fut jadis leur fierté.

Ces quatre et d’autres encore
Chaque larme est une braise.
Osez, vivez tous les conforts
Dans le trou, point d’alaise

Châtiez les bons regards
Punissez, la bonne culture
Votre monde est en retard
D’un univers sur la rupture.

Brisez, tordez-nous le cou
Nos jambes, déjà coupées
On s’est habitué aux poux
Comme les rats on a soupé.

Faites, sans parler pas de foi
Laissez les morts à leur place
On a déjà tiré une croix
Vous n’avez aucune classe.

© Mouloudi Mustapha
Alger le 18/12/2011



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