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1 janvier 2018 1 01 /01 /janvier /2018 07:41
« Monsieur Prudhomme vouant son fils au culte du nouveau Dieu des Parisiens », caricature d’Honoré Daumier, Charivari, 1857. © Selva/Leemage

 

 

 

 

 

 

Quand le chiffre d’une année change

Ne peut-on penser qu’elles jouent

Les coquines, avec nos jours, nos ans

Pour ne pas parler de nos dents…

Mais il vrai que ce jeu étrange

D’un amusant saute-mouton

Se pratique dans bien d’autres disciplines

Par exemple au jeu des Institutions…

 

Il en est ainsi lorsqu’un Président

Tout émoustillé, fier comme un galet bien poli

Prend la place du précédent

Marri comme un plat mal cuit !

C’est que le siège était confortable

Et la fonction bien en vue et bien payée…

Il en est beaucoup qui aimeraient

Faire saute-mouton à tout va…

 

Moins amusant mais tellement courant

Les riches qui jouent à ce cruel jeu

Sur le dos des pauvres

Ils en écrasent parfois au passage par des pillages

Bien calculés et avec l’aide de qui vous savez !

Il faut bien que leurs dames

Aient une riche garde-robe

Cela vaut bien des gens de peu laminés ou mourants…

 

Certes, il arrive que les gueux se révoltent

Coupant ici une tête à monter sur une pique !

Coupant là une chose qu’on ne peut écrire ici

Car il faut veiller à la bienséance, n’est-ce pas ?

Il faut donc que charge la maréchaussée

Toute de cuir vêtue derrière ses boucliers

Lacrymogènes en main, casquées et sans pitié

Renversant les gueux sur les pavés…

 

Car enfin que deviendrait la nation

Si l’on ne garantissait plus les droits de ses puissants ?

Ne serait-ce pas, tragiquement

Une sorte de méchante chienlit

La racaille, la rue, les bouseux ignorant la finesse

Dont seuls savent se parer les biens nés !

Pour ceux-là, rien n’est plus irritant que la rue

Lorsqu’elle crie ses droitsprétendus  !

 

Et puis, assez parlé de la rue

Restons entre gens à la culture raffinée

Au ventre et joues plutôt ronds

Restons avec nos dames

De bijoux chargés

Plutôt que de nous soucier

Des harpies déguenillées

Qui sans pudeur exhibent leur laideur !

 

                  * * *

 

Bien sûr, vous l’aurez compris

Il s’agit juste d’un conte

Aucun élu ne pourrait

De la sorte agir ou parler

Cela se saurait… N’est-il pas ?

 

©Jean Dornac

Mulhouse, le 1er janvier 2018 

 

 

 

 

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