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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 04:17
Je veux dire ici, un énorme merci à Francesco pour sa traduction en Italien de mon poème en l'honneur de ma grand-mère Marie qui a fait, pour l'essentiel, ce que je suis.
 
La goût de la beauté, l'amour de la vie, c'est à elle que je les dois. Ma mère ayant dû aller travailler après le décès prématuré de mon père, c'est ma grand-mère qui s'est beaucoup occupé de mon frère et de moi. Inoubliables souvenirs...
 
Jean Dornac
Il tuo nome era Marie
Un angelo perso, gettato senza riguardo
Nel fuoco della storia
immerso nel cuore d’una regione contesa
Tra due nazioni rivali
 
Avrei voluto tanto onorarti
Ma io non sono che un poeta
Ho soltanto i miei umili versi
Per cantare il romanzo della tua vita
Allora, poiché il cielo
Mi ha offerto generosamente questo dono
È solo in tuo onore,
Marie
Che scrivo questo poema
 
Donna del popolo, povera e amante
Sarta per la comodità delle signore
Semplice come l’acqua fresca
Tu mi hai rivelato l’amore
E la grandezza suprema degli umili
 
I pedanti e l’arroganza degli ignoranti
Ti giudicavano, dimenticando la tua storia
E i drammi che hanno segnato le tue aurore
È facile deridere e calunniare
Se nessuna ruga viene a sgualcire i nostri giorni
 
Quanti, sarebbero stati
Coloro che avrebbero sopportato
Le croci che tu hai dovuto portare?
Nessuno avrebbe accettato
Di versare le lacrime
Amare e salate che la storia
ha imposto con gioielli crudeli
È stato il tuo splendore saperli indossare
 
Cuore tenero e anima generosa
Madre coraggiosa e gentile
Tremante, hai dovuto
Lasciar partire i tuoi quattro figli
Portati via dal furore
Dei soldati grigio verdi
 
Arruolati di forza, due sono stati poi falciati
Dalla collera di mitragliatrici
Da soldati sconosciuti
Tutti criminali innocenti
Comandati da un gruppo di fanatici
Non ti sei ripresa mai più…
 
Quando mi tenevi sulle tue ginocchia
Mi raccontavi l’inenarrabile
La testa posata sul tuo grembo
Con occhi grandi e attoniti
Guardavo scendere le lacrime
Ma non ho mai visto l’odio
Deformare i tuoi occhi
Niente, solo l’abisso
Di una perdita incolmabile
 
I capelli riavvolti a chignon
Ammiravo la tua arte di pettinarti
Opera assai minuziosa
Che le tue agili dita
Creavano ogni mattina presto
 
Tu hai guidato i giorni e gli anni
Della mia infanzia più tenera
Tu mi hai fatto diventare quello che sono
La tua vita è stata la mia felicità
E la più sensibile delle poesie!
 
Appena adolescente
Un giorno all’inizio di giugno
Ho saputo improvvisamente
del tuo passaggio verso l’incognito
Non ci saremmo più visti
 
La mia infanzia è finita
Con la tua partenza prematura
Per viaggiare tra le stelle
E nella notte, anche dopo decenni
Ti vedo ancora
Percorrere le costellazioni
Con i tuoi capelli lunghi e sciolti
Bella come un angelo
Un cuore offerto all’amore
Totale e per sempre
 
Oh Marie, meravigliosa nonna mia
 
©Francesco Casuscelli
Dairago, settembre  2017

 

Marie était ton nom
Ange égaré, jeté sans égards
Dans le feu de l’histoire
Plongée au cœur d’une région déchirée
Entre deux Nations rivales…
 
J’aurais tant voulu t’honorer
Mais je ne suis qu’un poète
Je n’ai que mes mots
Pour chanter la romance de tes jours
Alors, puisque le ciel
A bien voulu m’offrir ce don
C’est pour ton nom
Que j’écris ce poème
Marie.
 
Femme du peuple, pauvre et aimante
Couturière pour le confort des Dames
Simple comme l’eau fraîche
Tu m’as révélé l’amour
Et la suprême grandeur des humbles
 
Les pédants et la morgue des ignorants
Te méprisaient, oubliant ton histoire
Et les drames qui ont saigné tes aurores
Il est aisé de rire et de médire
Si nulle ride ne vient plisser nos jours…
 
Combien, pourtant, étaient-ils
Ceux qui eussent supporté
Les croix que tu as dû porter ?
Aucun n’aurait accepté
De verser les larmes
De sel et d’acide que l’histoire
T’a imposées en cruel joyaux
Ce fut ta splendeur de l’avoir porté…
 
Cœur si tendre et âme ouverte
Mère courage et caressante
En tremblant, tu as dû
Laisser partir tes quatre fils
Emportés par la fureur
Des soldats vert-de-gris
 
Enrôlés de force, deux ont été fauchés
Par la fureur et la mitraille
De soldats qu’ils ne connaissaient pas
Tous innocents du crime
Ordonné par une poignée de déments
Jamais tu ne t’en es remise…
 
Mais, lorsque sur tes genoux
Tu me racontais l’indicible
Tête posée sur ta poitrine
Yeux grands ouverts
Regardant couler tes larmes
Jamais je n’ai vu la haine
Déformer tes yeux
Rien que l’abîme d’une
Perte irréparable…
 
Natte enroulée en chignon
J’admirais ton art de te coiffer
Œuvre si minutieuse
Que tes doigts agiles
Créait chaque petit matin
 
Tu as guidé les jours et les ans
De ma plus tendre enfance
Tu as fait de moi ce que je suis
Ta vie était mon bonheur
Et le plus sensible des poèmes !
 
A peine adolescent
Un jour de début juin
J’appris brutalement
Ton départ pour l’inconnu
A jamais…
 
Mon enfance a péri
Avec ton précoce
Voyage dans les étoiles
Et la nuit, après tant de décennies
Je te vois encore
Parcourir les constellations
Tes longs cheveux dénoués
Belle comme un séraphin
Cœur offert à l’amour
A tout jamais
 
Ô Marie, ma merveilleuse grand-mère…
 
©Jean Dornac
Paris, novembre 2010

 

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